weekly news du 21/01/17 ! attention au roman les enfants !
le chapitre un de l'intrigue est terminé, passez voir les évènements importants dans la chrono !

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La nuit ne sera pas ton alliée pour faire de moi une proie {Noam NC-17}

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Hwang Setekh
i live in ignorance.
03.01.17 23:08
Fatsia japonica, nom latin pour une plante que l’on peut importer et exporter du pays sans le moindre problème et dont l’entretien n’est pas poussé à l’extrême pour les amis de la nature occasionnels. Voilà le sujet que je me suis donné pour une recherche plus personnelle que scolaire, mais cela va de pair. Cette plante préhistorique, comme la plupart de notre flore possède des vertus en termes de conservation. Il ne s’agit pas de son seul usage, évidemment, mais il y a trop peu d’informations à son sujet pour que je les connaisse. J’ai beau avoir eu l’idée d’interroger des spécialistes, la seule chose que j’en ai retenu ce sont des mots barbants employés par des spécialistes qui ne se donnent pas la peine de détailler en bon coréen. J’ai eu droit à des bouquins dédicacés, fort utile quand d’une part on considère les quelques facteurs patience et barrière de la langue que je possède, et d’autres le nombre majoritaire d’élèves, autant que de personnes normalement constituées qui s’endorment avant même d’avoir terminé la préface.

Ma deuxième option aurait été plus efficace et plus rapide si elle ne portait pas le nom de Moon Noam. Un sorcier qui doit bien avoir une idée d’usages plus intéressants qui pourraient être affiliés à cette plante, mais dont les problèmes de contrôles ont bien failli causer la perte des miens. Pour une raison obscur, il a ce pouvoir que je n’arrive pas à déterminer et qui ne plait pas du tout. Il y a des choses que je préfère garder pour moi et moi seul, dans le but de ne pas céder à ce qui est pour moi contre nature. Je ne nie pas avoir déjà été attiré, seulement, remettre en cause toute mon éducation, mes croyances pour cette unique raison ne me semble pas nécessaire. Mais je ne supporte pas l’échec et encore moins face à un downworlders, aussi âgé soit-il, je ne compte pas reculer, je ne fais qu’assurer mes arrières le temps de trouver un terrain d’entente avec moi-même.

Mon dernier choix a donc été ce parc que je ne peux vraiment apprécier pour les trésors dont il regorge. Je n’ai pas d’affection particulière pour la biologie et la chimie et encore moins quand j’ai ma sœur au téléphone pour me bassiner de ses reproches et inquiétudes en tout genre. Ouais, ouais, je suis au parc, non, j’ai pas envie que tu viennes, ouais je tarde pas… non mais attend, t’es chez moi ? t’as eu les clés comment ? Putain, Tahirah, t’as pas fait un double ? Je vais te tuer… sanatahaddath eindama 'uhsal ealaa manzil*  Je raccroche, enfonce mon téléphone dans mon jean et rentre dans le parc. Je viens de faire l’allé-retour de l’université à la maison, pour ensuite repartir seul et me retrouver dans ce parc et je me demande juste comment est-ce qu’elle a fait en un lapse de temps record pour entrer dans que je ne m’en aperçoive ? Je ne suis pas si négligeant quand à qui rentre chez moi, ce serait, en ayant connaissance de nos capacités, une grave erreur.

Il y a quelques degrés d’écart entre la Corée du Sud et l’Egypte, ce qui me manque parfois, c’est ce climat, cette ambiance, c’est chez moi. Mais ici aussi, peu à peu, je trouve mes repères et me familiarise avec un monde que je ne peux que toucher du doigt. Je l’apprivoiserais et prouverait la valeur des hommes à ceux qui la sous-estime, à mon goût, bien trop. Je me promène parmi les allées à la recherche de celle qui m’intéresse, sans omettre de poser mes yeux sur d’autres spécimens possiblement intéressant dans mes recherches. Je n’ai révélé le but de cette expérience à personne, comme toujours et c’est aujourd’hui encore la hantise de mes aînés. Ils ne savent pas jauger où doit commencer ma liberté et celle des interdits, si bien que je suis maître de mes agissements dans tous les cas, même étroitement surveillé. De toute façon, cela ne m’empêchera pas d’agir. Encore que ce que je cherche n’a rien de dangereux que ce soit pour les miens, pour les leurs. Je n’ai simplement pas les talents de ces créatures pour assouvir quelques vengeances bien placées. Si seulement… mais l’on ne refait pas le monde avec des si.

Je prends l’une des allées de pierres parmi un gazon taillé à la perfection et passe les hautes herbes qui me mènent tout droit à la plage de rocher. Les algues sont précieuses ici et possèdent des qualités recherchées, ne serait-ce que pour les bactéries dont elles s’imprègnent. Je n’ai pas besoin d’aller jusque-là. Eclairé par les lumières du par cet par la lampe de mon téléphone, m’assois en face des plantes, dos aux vagues qui se précipitent sur la rive. Je ramène mon sac de mon épaule vers mon torse pour en extirper un tissu dans le but de récolter la substance produite par les feuilles. Abimer un spécimen doit être l’une des nombreuses restrictions de ce parc, mais il n’y a aucun œil avide de me dénoncer aux alentours, pour ne pas dire que le temps légèrement froid malgré la douceur de cet hiver en comparaison d’autres, a fini par rebuter les plus téméraires d’approcher le bord de mer.

Je suis studieux dans bien des domaines, mais mon impulsivité naturelle et toute la frustration accumulée me rendent simplement heureux de pouvoir enfreindre la moindre petite règle. Aussi ridicule soit-elle, je n’allais pas me laisser contrarier pour une plante, certes couteuse, mais que j’aurais pu acheter chez le fleuristes ou botaniste du coin si j’en avais eu l’envie et les moyens. Oh, et puis non, il est bien plus appréciable de venir ici, sans m’encombrer de toutes ces feuilles dont ma sœur n’aurait, elle non plus, pas voulu. Quels sont donc les secrets que me réserverons ces feuilles ? J’en note toutes les caractéristiques, d’abord en imprimant dans ma mémoire les moindres détails physiques, puis quand j’aurais les mains libres, en me munissant d’un stylo et d’un cahier, rien ne vaut la méthode classique. N’est-ce pas le papier, après tout qui possède de longs siècles d’existence tandis que nos appareils électroniques ne sont pas certains, eux, de faire le bonheur des futurs historiens…

* on en reparlera quand je rentrerai
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Moon Noam
Children of Lilith.
04.01.17 6:43
le sorcier esquissa le dernier, il l'espérait, sourire faussement bienveillant de sa journée, à l'encontre d'une fae spécifiquement insistante, mais surtout agaçante. depuis les épreuves qu'il avait passé avec brio, et la nomination qui allait avec au rang de high warlock de la ville, il n'avait pas réussi à avoir la moindre seconde pour lui. il était sollicité de tous les côtés, pour des raisons parfois officielles, comme l'ouverture d'un nouveau bar spécialisé en ville prochainement, et parfois pour des raisons entièrement personnelles voir égoïstes, comme cette nymphe essayant bien trop ouvertement d'obtenir ses faveurs. il la repoussa calmement, s'échappant comme il le pouvait du hall de l'hôtel où il logeait toujours, bien que plus pour très longtemps. comment pouvait-ils tous s'agglutiner ainsi autour de lui simplement parce qu'il avait un rôle important ? il n'était pas différent de l'homme qu'il était la semaine passée, après tout. et pourtant, il aurait dû s'en douter, il avait vécu la même chose, à peu de différences près, lorsqu'il avait obtenu cette même place à tokyo, plusieurs siècles auparavant. il poussa un soupir embué, le froid faisant son oeuvre. puis il réalisa qu'il était enfin, enfin seul. au milieu d'une ruelle, certes, mais ça ne lui importait que peu. il avait besoin de se changer les idées et d'oublier un instant le fait que son programme s'était subitement, et drastiquement, alourdit.

c'est assez naturellement qu'il s'était retrouvé, après une longue marche, devant le parc emblématique de ganjeolgot. il avait des souvenirs plutôt troublés de ce parc, repensant à sa dernière rencontre avec un certain vampire. et pourtant, depuis cette soirée où il s'était trouvé ici sans le vouloir et sans s'en rendre compte, dupé, malgré son expérience, par les tours de passe-passe d'un enfant de la nuit, il s'y était retrouvé plusieurs fois, cette fois de son plein gré. l'endroit était agréable, il ne pouvait pas le nier. le parc était vaste, donnant sur l'océan, et il pouvait entendre les vagues s'écraser lourdement contre la côte même de là où il était, sûrement parce qu'il avait des sens plus aiguisés que le commun des mortels. quant aux plantes, elles y étaient parfaitement entretenues, et il s'était étonné d'y voir des spécimens relativement rares s'y épanouir. noam n'était pas réellement un amoureux des plantes, mais il les connaissait, se souvenait à chaque fois qu'il les regardait de l'amour qu'elle pouvait leur porter, une petite pensée allant à tous les grimoires d'herboristerie qu'il gardait précieusement dans sa bibliothèque, parce qu'ils venaient d'elle, parce qu'il avait réussi à les conserver jusque-là. et puis, il n'avait pas eu le choix que de leur donner une attention particulière afin d'aiguiser ses connaissances magiques, la majorité des potions, et spécifiquement celles de guérison, en contenant dans leur composition. les fleurs restaient fermées, à cette époque de l'année, malheureusement pourtant, l'empêchant d'admirer la flore à sa juste valeur. il faudra revenir au printemps, j'en ai peur.

il plissa les yeux alors qu'il empruntait la route principal d'un pas lent, observant de son regard perçant l'horizon, le soleil commençant sa lente descente. cet endroit restait celui qu'il choisirait sans sourciller, sans la moindre hésitation, malgré tous les endroits qu'il avait pu visiter dans sa vie, pour admirer un couché ou un levé de soleil. la vue était éblouissante, poétique. il hésita un instant à dévier du chemin pour s'approcher des rochers, pour admirer ce spectacle de plus près et apprécier les plus simples cadeaux que la nature pouvait faire aux hommes, avant de se raviser, sa vue attirée par tout autre chose, quelques centaines de mètres plus loin. un léger sourire étira ses lèvres alors qu'il reconnaissait une silhouette, au milieu des plantes, lui tournant le dos. exactement ce qu'il me fallait pour rattraper cette journée. il passa sa langue sur sa lèvre inférieure, glissant ses mains dans les poches de son manteau, nonchalamment. il ne prit que quelques minutes à arriver à la hauteur du jeune homme, sans s'annoncer, l'observant gesticuler au milieu des buissons, maladroitement. que faisait-il, exactement, assis au milieu des plantes, à certainement enfreindre la moitié du règlement du parc en mettant ses sales pattes sur les pauvres feuilles de cet aralia ? il secoua la tête avant de s'éclaircir la gorge, trahissant sa présence par la même occasion, sa voix s'élevant avant que le mortel n'ait le temps de réagir. « c'est un aralia du japon, ou un fatsia japonica, si le latin t'inspires. et je ne sais pas ce que tu lui veux, mais ce pauvre arbuste n'est qu'une plante de jardin décorative, au risque de te décevoir. à moins que tu ne m'ai caché des talents de paysagiste. » il pencha légèrement la tête sur le côté, n'affichant pas d'expression particulière avant de reprendre le sourire caractéristique qu'il avait toujours lorsqu'il s'adressait à setekh, sans même essayer de s'en retenir. trop tentant. « je ne pensais pas te revoir si rapidement, setekh. » il claqua sa langue contre son palais. oh, il en avait des choses à lui dire. mais patience est mère de vertus, voyons. il avait tout le loisir de lui imposer sa présence et de terminer ce qu'il avait commencé, spécifiquement considérant l'endroit où ils se trouvaient. tu peux bien essayer, mais tu n'auras pas l'occasion de fuir, cette fois.
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Hwang Setekh
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04.01.17 19:28
Penché sur mon sujet, j’y colle une feuille et crayonne par-dessus le plus rapidement possible pour ne pas qu’elle soit trempée par le liquide naturellement produit. Ce n’est pas une réussite totale, mais ce sera suffisant. Je récolte une feuille entière en la détachant, prenant soin de prendre un bout de la tige qui la rattache au tronc. Ma sacoche se transformerait en vivarium si je m’écoutais. Puis, je me concentre sur les racines, m’accroupi un peu plus, genou à terre pour creuser à l’aide de mon stylo. Le calme de l’endroit m’apaise malgré l’anxiété d’être découvert. Parfois la lumière est un peu trop vive à mon goût pour n’avoir pas remarqué mes mouvements. C’est ce moment précis que choisit une voix pour me faire sursauter et dégringoler quand j’initie un geste pour me retourner, trop vif. Je réalise après cette surprise que la voix de l’inconnu m’est familière. Oh non…

Les paroles qui suivent ne font que confirmer cette hypothèse. Je passe ma main sur mon visage en expirant, levant les yeux vers le sourire satisfait du sorcier. Je suis tendu, ne prête attention au contenu qu’une fois mes esprits retrouvés, chose qui n’aura pas été si évidente, je n’en suis pas encore en possession dans leur entièreté. Il ne croit pas si bien dire… je l’avais soigneusement évité, mais apparemment il sort plus souvent que ce que j’imaginais. Noam… dis-je sans vouloir briser le silence, contrairement à lui qui s’en est fait une joie. Je ne doute absolument pas de ses intentions quant il ‘agit de jouer au chat et à la souris, et c’est bien ce qui m’a poussé à ne pas revenir vers lui dans l’immédiat.

Je me redresse, frappe mes mains entre elle pour enlever la terre avant de m’épousseter, puis le dévisage à la recherche d’une once de calme avant la tempête qu’il me réserve. Je devine, sans grande difficulté que personne n’apprécie de passer brutalement d’un sentiment très intense au néant. Pour ma part, j’avais besoin de cela pour éviter de sacrifier mon âme au diable, ce qui n’est clairement pas son cas, il l’a surement fait depuis longtemps. C’est dire, avec son âge.

C’est une plante préhistorique pourtant, comme la plupart, si ce n’est qu’elles ont évolué, mais celle-ci non, hormis sa taille réduite. Je ne suis pas certain qu’elle ait eu ce seul usage au courant de son histoire car en effet, c’est bien la raison qui m’a motivé à me rendre dans un parc en soirée, voir en pleine nuit, même si mutiler une plante n’est pas au programme du plus gros des visiteurs. Qu’on ne me dise pas que les gamins ne s’y amusent pas… voir les gens stressés qui peuvent arracher par égoïsme et sans raison aucune, tout ce qui dépasse et peut passer à porter de leurs mains. J’ai l’impression d’être dans un de ces cas, pris la main dans le sac par un adulte plus responsable. Mais je doute qu’il soit si respectueux des règlements, bien qu’il ait prouvé à maintes reprises avoir un certain sens de l’honneur. J’ai quelques réticences à lui faire confiance quand cela concerne les petits plaisirs auxquels il s’adonne volontiers avec tout être indépendamment de son genre. Ce n’est pas tant que je désapprouve, mais en fait… si, pour la simple et bonne raisons que nous ne sommes pas destinés à cela.

Félicitation pour ton nouveau statut. J’ai espéré que tu sois plus raisonnable, mais je me suis rendu compte que c’était stupide… il avait déjà été high warlock d’après ses dires lors des interviews. Les bavardages autour de sa personne au niveau du jury et des spectateurs ont au moins servi à cela. Il y en a eu très peu, certes, pas très causant les downworlders, néanmoins assez pour m’en apprendre sur lui sans me gâcher le plaisir de le faire par moi-même. Je ne suis pas certain de le vouloir avec ce que j’ai expérimenté à mes dépens. Je sais également que le provoquer ne fera qu’aller dans ce sens, mais je ne peux pas me retenir. Il est dans ma nature de ne pas me laisser mener, de ne pas me laisser faire peu importe la race qui s’impose en face. Il n’y a aucun autre enjeu que ce besoin de ne pas me laisser marcher sur les pieds. J’en subirais les conséquences un jour, mais jusque-là… je profite de ses bonnes grâces. Tu viens souvent ici ? Y a-t-il des spécimens plus intéressant dans ce cas ? Evitons de trop titiller ses ardeurs, je sais qu’il ne doit pas lui en falloir beaucoup. J’avais beau redéfinir le sujet de conversation, il n’avait qu’une chose en tête et j’espère bien que son obsession s’est depuis calmée… même si j’en doute à la façon dont il me regarde. J’ai plutôt intérêt à m’éclipser… ou pas, comme je l’ai dit, je n’aime pas me faire mener et reculer n’est pas dans mes habitudes, quitte à y laisser des plumes… doux souvenirs que voilà. Faisons en sorte de ne pas se retrouver à l’agonie dans une chambre d’hôpital cette fois. Tant qu’il n’use pas de magie, tout devrait aller. Saura-t-il seulement s’y tenir ? Oh, je tiens le pari qu’il aime obtenir sans y avoir recours… comme quoi, je ne suis pas le seul dont la fierté est en jeu. Lequel de toi ou moi y tiens le plus, cependant ?
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Moon Noam
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04.01.17 22:11
le simple fait d'entendre son nom ainsi dans la bouche du mortel suffisait à l'amuser, son humeur s'améliorant doucement. et pourtant, oh, il sentait bien l'agacement dans la voix du garçon, mais n'était-ce pas là précisément ce qu'il cherchait à entendre ? sa réaction en elle-même était inespérée, à vrai dire. il n'avait plus fait ce genre d'effet à quelqu'un depuis longtemps, ironiquement. le désir, évidemment qu'il le suscitait, et assez régulièrement, mais il se délectait de cette appréhension qu'il voyait au fond des yeux de ce mortel-ci, de cette petite peur, inavouée, et pourtant si présente. pourtant, noam n'avait rien d'un prédateur, d'aucune sorte. il s'amusait, simplement, et n'avait jamais eu pour vocation de lui faire le moindre mal, à moins qu'il le cherche réellement. il respectait les règles, la plupart du temps, et particulièrement les accords. avait-il le choix, au fond ? il était censé montrer l'exemple, à présent encore bien plus qu'avant. il n'avait pas de temps à perdre en allant semer le trouble autour de lui.

il l'observa se redresser et tenter tant bien que mal d'épousseter la terre sur ses vêtements, haussant un sourcil amusé à cette tentative peu fructueuse, son t-shirt semblant tout aussi poussiéreux après la manœuvre qu'avant. il pencha la tête sur le côté, le regardant de la tête aux pieds une dernière fois, alors qu'il ne l'écoutait qu'à moitié. il ne savait pas ce qu'il lui trouvait, définitivement, mais ça n'était pas parti, même après ces quelques semaines sans le voir. il n'était pas surpris, il ne se lassait que rarement tant que le désir n'était pas consommé. « il fut un temps où j'en avais un jardin rempli, elles ont un certain charme, mais vraiment, elles n'ont pas d'autres atouts. » il étira un sourire, mettant là la touche finale à sa phrase. préhistoriques ou non, il connaissait les plantes. si elles ne figuraient dans aucune recette, d'aucune potion, alors elles n'avaient rien pour elles à l'exception de leur beauté, quand elle possédait au moins cette qualité, ce qui ne leur était pas donné à toutes.

cette discussion autour des plantes n'avait pas attirée son attention autant que ces félicitations en demi-teinte, qui elles, lui arrachèrent un rire léger, tandis qu'il s'approchait distraitement du garçon, observant toujours l'aralia du coin de l’œil, quand il n'était pas occupé à regarder le visage du jeune homme en face de lui. il aurait dû s'en douter, même les mundanes étaient au courant, en tout cas ceux possédant la vision - ils faisaient presque partis de son monde, après tout, ou en connaissaient en tout cas certains des secrets. la nouvelle avait dû se répandre jusqu'à eux, ceux qui, en tout cas, étaient conscients de leur situation. « je suis toujours raisonnable, voyons, je n'aurais pas été choisi pour cette fonction, sinon. » un éclat malicieux traversa ses yeux de chat. l'ambiance n'était pas la même que lors de cette fameuse soirée où le mortel s'était invité dans sa chambre, il était plus détendu, moins enclin à le pousser à bout. pour l'instant, puisqu'il avait tout de même une revanche à prendre, il méritait une leçon. mais pour l'instant, il jouait simplement avec ses émotions, sachant très bien qu'il en suscitait, peut-être des trop intenses, ne serait-ce qu'en lui faisant l'honneur de sa présence.

il approcha encore, de quelques pas, venant peut-être entrer dans son espace personnel, encore qu'il n'exagérait pas. il n'allait pas le traumatiser non plus, il n'avait pas réellement envie d'être catalogué comme un animal incapable de résister à ses pulsions. y résister, il savait le faire, mais le voulait-il vraiment ? il n'allait en tout cas pas leur céder ici, dans un espace public, bien que la nuit commençait à tomber. des visiteurs arpentaient encore le parc, bien qu'ils étaient éloignés de leur position, il n'allait pas tenter le diable. il vint finalement s'accroupir près de l'aralia, l'ignorant cependant, pour pointer du doigt des fleurs jaunes, au pied de l'arbuste, avant de relever les yeux vers setekh brièvement, maintenant à côté de lui. « l'arnica, par exemple. elles ne payent pas de mine, pas autant que ton aralia, en tout cas, et peut-être ne sont-elles pas aussi vieilles non plus, mais elles sont un ingrédient de choix dans la quasi totalité des potions cicatrisantes, spécifiquement efficaces d'ailleurs pour traiter les hématomes et les œdèmes légers. » il reprit son souffle, observant les fleurs. c'était étonnant d'en trouver ici, puisqu'elles poussaient généralement en altitude, et pourtant il les avait repérées avant même de porter attention à l'arbuste décoratif qui intriguait tant setekh. l'envie de les couper et de les subtiliser était affreusement tentante, il n'en obtenait que rarement depuis qu'il était en corée du sud. il détourna les yeux pour fixer le jeune homme, le regardant d'en bas à présent, quelques mèches de ses cheveux tombant devant ses yeux. oh, il était fébrile, il n'avait pas mis plus d'une seconde à s'en rendre compte. « n'espères pas me fausser compagnie cette fois, setekh, je ne suis pas d'une humeur très propice à ces enfantillages. » tu ne penses pas pouvoir me berner, quand même, n'est-ce pas ? noam n'avait pas l'envie de le torturer, il ne méritait pas de le voir s'éclipser ainsi, là, maintenant. il allait user de tout le temps libre dont il disposait à présent pour s'occuper du cas du jeune homme, et bien lui faire comprendre qu'il n'avait plus intérêt à ainsi fuir devant lui. je ne te laisserais pas t'échapper, sois-en sûr.
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Hwang Setekh
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05.01.17 5:38
Ce devoir sera un fiasco ? Non, mes sources sont pourtant exacte et je ne sais pas si je peux lui faire confiance. Après tout, il n’a pas la science infuse et n’a peut-être pas eu, lui, comme les siens, l’utilité de cette plante de la même façon que les miens ? Je n’abandonnerai pas l’idée, mais pour l’instant, j’essaie au mieux de le dissuader d’approcher. Je me redresse, le félicite, chose qu’il apprécie en me laissant entendre qu’il est raisonnable. Non, il ne l’est pas, je maintiens. ça dépend juste du domaine et je doute que le jury était au courant pour ça… ce qui ne m’a pas empêché de voter en sa faveur, ne serait-ce que pour les atouts qu’il peut avoir aussi bien pour me servir, que pour servir cette ville.

La question, maintenant que je n’ai plus rien à faire ici, c’est de savoir où je peux trouver une plante qui puisse m’intéresser. C’est un tort de le lui demander, sans doute, mais je le fais quand même, je vérifierais par moi-même plus tard, et changerais si jamais ça ne me convient pas. Je n’ai pas l’esprit de contrariété, quoi que… Cependant, ce qui est certain, c’est que je ne veux pas me reposer sur des connaissances qui ne sont pas les miennes. Il n’est pas encore dans ma tête pour savoir ce qui s’y trame, et je suis bien content de pouvoir garder tout cela pour moi. L’arnica… je connaissais, à croire que tu es rouillé pour la penser si rare je ne suis pas à la recherche de ce qui est trouvable facilement, évidemment, à en juger par les apparences, je ne me suis pas cassé la tête puisque le Fatsia se trouve ici. Quant à cette fleur jaune, il n’y a aucun doute sur ses capacités, prouvées depuis belle lurette, puisqu’ils en ont fait la base d’une lotion du même nom et pour exactement les mêmes propriétés décrites par Noam. J’esquisse un léger sourire en regardant le sol, soupirant et secouant de gauche à droite la tête. J’enfouis mes mains dans mes poches après avoir rangé mes affaires dans ma sacoche. Ce geste occasionne une réaction qui me hérisse littéralement le poil. Je baisse les yeux, me rendant compte que c’est bien la première fois que je le vois de si haut, malgré nos quelques centimètres d’écart. Tu n’aimes tout simplement pas que l’on se refuse à toi, mais il va falloir t’y faire me concernant… je ne suis pas de ce bord-là Et quand bien même il y aurait une certaine alchimie entre nous, ce dont je ne doute pas, ce doit être mon incapacité à définir mes ressentis qui me poussent à confondre le tout en plaisir.

Quand à ton humeur, je n’y suis pour rien et c’est toi qui a décidé de m’approcher en connaissance de cause… n’est-ce pas ? Un fait que je tenais à relever, puisqu’il semble insinuer que je serais la cause de sa contrariété – si tenté que je ne le sois pas déjà – dans tous les cas possibles. Je ne suis pas de cet avis. Non, si je m’en vais, j’en ai le droit, libre à lui de prendre cela comme il le souhaite. Et si je ne le fais pas, je tenais à ce que ce soit clair, je n’ai pas peur… je reste parce que j’ai à faire. Je dois me trouver un nouveau sujet en cas d’échec pour le premier. Sa proposition ne me satisfait qui plus est pas assez pour que je m’y penche. Et il serait préférable que tu gardes le contrôle, high warlock, ta réputation en prendrait un coup si le simple mundane que je suis arrivais à te faire perdre tes moyens n’est-ce pas déjà le cas ? Je m’en réjouis autant que je trépigne d’impatience. Je veux savoir. Ce que je lui inspire, je pense en avoir une idée, mais s’il est capable de se tenir, je n’en sais rien. Ce n’est pas un énième test que je cherche à lui faire passer personnellement pour évaluer si oui ou non il me convient en tant que défenseur de la ville. Non, je veux simplement en avoir le cœur net, puis-je lui faire confiance ou non ? Comment s’y prendra-t-il ? Je n’ai pas peur, ou plutôt, j’ai une certaine appréhension que je cherche à combattre en permanence, il le sait, ou le comprendra peu à peu. Mais je ne compte pas m’éclipser pour l’instant, j’ai à faire

Je cherche le prochain endroit qui sera ma cible, rompt le contact visuel pour poser mon regard sur mon téléphone. L’heure commence à tourner doucement, laissant le ciel s’obscurcir un peu trop à mon goût. La nuit est encore jeune, mais les visiteurs se feront plus rares à mon plus grand regret. La foule est un bon moyen de dissuasion, j’espère qu’elle le sera pour Noam et quand bien même, être en plein air est bien plus avantageux qu’une chambre, clairement.
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Moon Noam
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05.01.17 7:34
« tu ne me connais juste pas encore sous toutes mes facettes. » ce ton désinvolte et un tressaillement d'épaules trahissaient toujours son amusement, lorsqu'il se trouvait en la compagnie du jeune homme. il n'y pouvait rien, tantôt agaçant, tantôt amusant, setekh ne faisait que provoquer ces émotions chez le sorcier, celles-ci entrelacées, presque indissociables l'une de l'autre, alors qu'il constatait au fil du temps que l'effet perdurait, propre au garçon. il ne s'en plaignait pas, il aimait, étrangement, se trouver en sa compagnie et se satisfaisait de le voir ainsi embêté par sa présence, gêné. oh, noam n'avait plus une once de naïveté en lui depuis bien longtemps, tout ce qu'il pouvait lire sur le visage du mortel était pour lui extrêmement facile à déchiffrer. il l'avait déjà remarqué le soir où il avait lâchement fuit, certainement par peur de s'adonner à des activités qu'il ne soutenait pas. noam n'avait pas la prétention de croire connaître parfaitement les hommes, incluant celui-ci, mais il était perspicace, son sixième sens tout aussi aiguisé que les cinq autres. il savait très bien qu'à l'heure actuelle, setekh ne désirait sûrement qu'une chose : le voir disparaître. et il n'allait, bien évidemment, pas lui faire ce plaisir.

avant même la réponse du garçon, noam avait su à quoi s'attendre, presque au mot près. il était si prévisible, il n'avait pas changé d'un pouce, et pourtant il aurait dû comprendre, dès leur première rencontre. il le regarda un instant, toujours de cet air concentré, passant sa langue sur ses lèvres. le sorcier se redressa lentement, se remettant à la hauteur du jeune homme, bien qu'il gardait quelques centimètres de plus que lui. il poussa un soupir, se détachant de ces fleurs, n'oubliant pas pourtant qu'il pouvait les trouver à leur état naturel ici. « je n'ai jamais parlé de rareté, tu l'assumes. mais malgré ton assurance, il est vrai qu'elles ne sont pas si faciles à trouver ici, en tout cas à l'état de fleurs, comme celles-là. » que croyait-il ? qu'il allait l'amener directement vers une denrée rare ? il n'avait pas l’œil partout non plus. des spécimens très précieux devaient se trouver ici, puisque le parc était connu pour sa richesse botanique, mais il n'y mettait pas assez souvent les pieds pour savoir où elles se trouvaient. il glissa à nouveau ses mains dans ses poches, un coup de vent le faisant frissonner. même après toutes ces centaines d'année, il restait sensible au froid, et l'hiver n'était toujours pas son amie. il haussa un sourcil aux mots que prononça le garçon après cette remarque prétentieuse au sujet de la plante, s'amusant du fait qu'il passait si facilement d'un sujet à l'autre. « ces questions te torturent assez pour que tu m'en parles avant même que je n'ai le loisir de le faire ? intéressant. » il pinça les lèvres, celles-ci rougies par le vent, glacial. il savait qu'il avait provoqué quelque chose chez le mortel, mais il n'avait pas eu l'idée que ça puisse être aussi profond, installé, qu'il y pense de lui-même sans même lui en parler. il garderait cette information que l'égyptien avait laissé transparaître malgré lui. tous les mots de trop que setekh pouvait lui offrir étaient des armes précieuses, pour lui, après tout. autant, peut-être, que les éclats d'émotions qu'il pouvait voir passer dans ses yeux, même si ça ne durait parfois qu'une demi-seconde. il savait voir, capter, rien ne lui échappait. quant au contenu lui-même de ces mots, il s'en fichait. bord ? quel bord, ça ne signifiait rien, pour lui. ce n'était que des illusions, des limites personnelles sans fondement. qui il voulait, il avait. jamais, jamais on ne lui avait résisté.

« calme toi, setekh, ta peur te trahie bien plus facilement que tu ne le crois, malgré tes grands airs. » il repassa sa langue sur ses lèvres, observant les environs. il était lassé de cette fébrilité, et l'hypocrisie qui allait avec. il était au courant, inutile d'encore essayer de sauver les apparences. un arbuste attira son regard, au loin, alors que les mots du jeune homme, qui continuait de jacasser à côté de lui, ne semblaient plus qu'être du bruit. il le coupa d'ailleurs au milieu, mettant un terme à ce flot de paroles insipide. « puisque tu as apparemment tellement à faire avec tes amies les plantes .. pourquoi ne t’intéresserais-tu pas à cet arbuste, là-bas ? » il pointa l'arbre qu'il avait repéré, des petits fleurs orangées, discrètes, arborant ses branches. un catuaba. oh, il allait s'amuser. « évidemment, avec tes grandes connaissances, tu sais bien entendu de quoi il s'agit, je me trompe ? » s'il voulait faire le beau et essayer de lui prouver une supériorité qu'il ne possédait pas, noam n'allait pas se priver de le piéger. il ne pouvait pas perdre à ce petit jeu, qu'il ait ou non la réponse, le sorcier allait s'amuser de sa réaction, s'il ne prenait pas tout simplement la mouche. ce genre de réaction serait décevante. il fit un pas vers le mortel, presque imperceptible, entrant cette fois-ci entièrement et consciemment dans son espace, l'envahissant. il le faisait exprès. noam aimait contrôler, posséder. et précisément dans ce contexte, avec lui. il le voyait s'affairer sur son téléphone, peut-être pas encore conscient du rapprochement du plus âgé, mais ça n'allait pas tarder, son parfum envahissant déjà très probablement ses narines, malgré le vent. « l'inconnu n'est pas nécessairement un ennemi. » il avait parlé à voix plus basse, plus douce, de façon plus sincère qu'il n'en avait l'habitude, sans rapport réel avec ce qu'il lui disait une minute plus tôt, mais ayant ressenti le besoin de prononcer ces mots. peut-être cherchait-il réellement à faire ouvrir les yeux à setekh, peut-être voulait-il qu'il s'aperçoive tout seul des règles empoisonnant sa vie, sans fondements. noam était un manipulateur, mais il ne se sentait pas d’appeler ça de la manipulation dans ce cas-ci, puisqu'il le savait, au fond de lui, il l'avait senti dans cette chambre, sur son propre lit, setekh avait réagit. autant physiquement qu'émotionnellement, et noam ne pouvait ignorer ce désir qu'il avait vu croître au fond de ses yeux, il se devait de le pousser, de le forcer à remonter, à exploser. il se devait de lui faire réaliser qu'il était inutile de se battre contre soi-même.
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Hwang Setekh
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05.01.17 21:16
C’est le « pas encore » qui attire mon attention sur le fait que, oui, nous allions nous revoir. Deviendrons-nous assez proche pour cela cependant ? Se connaitre signifie pour moi s’apprivoiser, chose que je veux bien le laisser faire sans avoir la main pour me dompter, car c’est une toute autre façon d’envisager l’avenir et que je ne l’entends pas de cette manière. Je n’y réponds rien, préférant occulter totalement cet espoir qui semble le porter dans une direction trop optimiste à mon égard. Je me contente de lui faire remarquer que la plante convoitée n’est pas si démunie en terme de connaissance historique. Peine perdu, mais à défaut d’avoir des informations dessus, il m’en offre sur une autre. Evidemment, je réplique avec dédain que ce n’est pas ce que je cherche, chose qui ne le satisfait pas dans la mesure où je n’avais pas précisé quel sujet serait le plus intéressant pour moi. Après tout, pourquoi me donner la peine, ce n’est qu’un devoir, ou presque, il n’a pas à se sentir concerné pour si peu. Je connais sa réelle motivation et elle me perturbe assez pour que je sois, peut-être, un peu trop sur la défensive. Mieux vaut que cela que de se faire littéralement submerger par ses assauts.

Mais elles n’ont pas les atouts nécessaires pour convenir à mon sujet, voilà tout. Ce n’est déjà pas mon domaine de compétences, pourquoi devrais-je me casser la tête avec des fleurs jaunes ? Cela dit, pour la cicatrisation, si j’étais au courant, c’est toujours bien d’avoir une confirmation autre qu’humaine. Je me garde cependant de le lui faire savoir, me contentant de poursuivre quand la première menace se fait entendre. S’il y a une chose susceptible de me contrarier, autant dire que c’est bien cette volonté qu’il a de m’infantiliser. Je sais bien que nous avons un nombre d’années d’écart, considérable et à ne pas prendre à la légère, néanmoins je ne l’ai pas cherché en premier. S’il avait envie de jouer, il est plutôt mal tombé, il fallait me laisser ce temps nécessaire à une rémission. Car, oui, j’en avais besoin. Cherche-t-il à semer plus le doute dans mon esprit ? Oh, ça, c’est presque certain à la façon qu’il a de réagir à mes remarques. Le fait étant que tu me conseille de ne pas te faire faux bond laissait suggérer que mon refus, la dernière fois, ne t’a simplement pas plu. Je ne suis simplement pas stupide, non, je ne suis pas intéressé j’en serais presque vexé Je ne fais qu’exprimer ce que tu caches par des sous-entendu. La franchise dont il fait preuve par ses actions est beaucoup moins notable lorsqu’il s’agit de ses paroles, chose qui me fait automatiquement passer pour le plus étrange des deux, car quiconque autour nous entendrait me prendrait pour l’obsédé sans se douter des années d’expériences au compteur de Noam… très contrariant tout ça.

Je poursuis, freiné avant même d’être arrivé et souffle sans la moindre retenue. L’ambiance est pesante, lourde à son summum, je déteste cette façon qu’il a de me traiter, mais je garde mon calme. Tu ne sauras jamais ce que c’est, toi, d’avoir peur, alors ne parle pas sans connaitre, si autrefois ça t’étais familier, je doute que ce soit encore le cas qui était-il après tout pour me juger ? Pour prétendre connaître ce qu’il y a au fond de moi ? Je suis contrarié, parce que cette peur est apparemment visible, mais pas de tous. Le sorcier, je l’oublie bien souvent à cause de cette apparence, a eu tout le loisir d’apprendre à déchiffrer les hommes, malheureusement pour moi. Ce qui est le plus compliqué reste néanmoins de comprendre la subtilité qui nous différencie tous, indépendamment de l’époque, de nos ethnies, de nos religions. Nous sommes tous unique, avec seulement quelques traits en communs, là aussi de toutes sortes.

Il lèche ses lèvres, je ferme lentement les yeux, me calme, et le laisse me défier sur mes connaissances en matière de botanique. J’esquisse un sourire, regarde en l’air puis le foudroie simplement du regard, attachant ce dernier au sien, pour ne pas le lâcher le temps de le lui faire comprendre Je ne suis pas spécialiste, je me suis renseignées sur quelques plantes intéressante historiquement, rien de plus. Je croise les bras, garde mon téléphone en main pour taper quelques recherches et fixer l’heure qui tourne. Trop rapide ? Trop lentement ? Je ne saurais pas dire, le voil noir qui commence à se déployer a une allure vive n’est pas en accord avec ce qu’il se passe sur mon écran. Sans lever le nez, je laisse entendre un Mais toi, en revanche, tu as l’air de savoir, alors je t’en prie, fais-moi donc ce plaisir de m’expliquer, en espérant bien sûr que ce soit cette fois, convenable pour un sujet. Sinon… c’est que tu n’auras pas réussi à satisfaire un simple mundane et bien que ce ne soit pas une des qualités requises pour être un deuxième dirigeant, c’est une chose qu’il ne veut pas entendre. Je ne le sais que trop bien, car c’est un trait de caractère que nous avons en commun d’après mes premières impressions. Je lève le nez, me concentre sur l’arbuste, frissonne en sentant la voix de la créature au creux de mon oreille, plus encore, trop proche… son souffle presque sur ma peau. Je laisse échapper une fumée blanche qui se disperse rapidement, le temps que ma bouche se ferme de nouveau dans un claquement de langue. Je recule, le dévisage une fois encore. Pas nécessairement, mais il est plus prudent de s’en méfier au cas où. Cette voix calme, douce et grave qu’il possède à l’effet d’un paralysant, si bien que je n’ai pas agi immédiatement. J’ai fini par bouger, certes, non sans afficher ces yeux écarquillés, sourcils froncés et un mouvement de recul de ma tête en premier. Ce petit sourire ne me dit rien qui vaille, j’espère, avec la plus grande motivation, qu’il ne s’est pas mis en tête de faire de moi son jouet. Mais je sais déjà ce qu’il en est et je n’ai pas envie d’y céder, très peu pour moi.

Cette chaleur presque étouffante au creux de mon ventre et la boule qui s’est formée dans ma gorge ne laisse pas la place au doute. Heureusement pour moi il n’y a rien de visible là-dedans. Je déglutis, fait danser ma pomme d’Adam et passe une main sur mon visage avant d’ajouter Je vais finir par croire que tu as un besoin constant de chaleur, mais tu es mal tombé, je ne suis pas la personne qu’il te faut pour ça…
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Moon Noam
Children of Lilith.
06.01.17 0:46
plus le temps passait, moins les mots du garçon semblaient porter le moindre sens, aux yeux du sorcier, en tout cas. oh, il les comprenait - mais il leur portait certainement moins d'intérêt qu'il n'aurait dû. il n'était pas aussi patient, disposé, que ce fameux soir où le jeune homme avait fait intrusion dans sa chambre. il n'avait pas envie de tourner autour du pot, il n'était pas, aujourd'hui, d'une humeur très joueuse, malheureusement peut-être pour setekh, qui lui restait fidèle à lui-même. il le provoquait, le cherchait, le défiait. et noam n'était pas assez bête pour ne pas réaliser toutes les insécurités qui se cachaient derrière ce ton désinvolte et faussement assuré. ridicule. comment pouvait-il ainsi être convaincu de ce qu'il disait, après sa réaction lors de leur dernière rencontre ? ses réactions, plutôt, toutes avaient été suspectes, et plus intéressées qu'il ne l'aurait voulu. même cette étrange fuite, cette coupure brutale à leur petit entretien. noam se souvenait encore avoir haussé un sourcil devant la porte, ouverte, le mortel s'étant dérobé à son emprise à la vitesse de la lumière. il avait trouvé ça drôle, une fois la surprise passée. au fond, il avait tenu son pari, il l'avait pris par surprise, mais il n'en avait certainement pas conscience. il n'en avait jamais conscience, fort heureusement pour noam, qui se gardait bien de le lui faire savoir. il n'allait pas lui donner les outils pour se battre sur un pied d'égalité, il n'était pas encore masochiste.

« est-ce que je fais réellement des sous-entendus, ou n'est-ce pas simplement toi qui crois les entendre ? » les vagues semblaient plus bruyantes, la nuit prenant sa place, assombrissant le ciel. le parc se vidait, doucement. il entendait des enfants, au loin, une femme était encore accrochée à son téléphone portable à quelques centaines de mètres, et quelques personnes trop téméraires se baladaient encore sur le sable, mais bientôt, ils allaient, eux aussi, disparaître. bientôt ils ne seraient que tous les deux, ici, à admirer des plantes dont ils se fichaient autant l'un que l'autre, en vrai. le sorcier n'était pas pressé par le temps, ni par quoique ce soit, et il restait fidèle à lui-même, observant le garçon, ses yeux commençant à scintiller dans la pénombre, comme souvent. bientôt, il ne pourrait plus que deviner son sourire à la lumière des lampadaires sur le chemin. « j'ai une très bonne mémoire, tu me sous-estimes. » ou peut-être essayes-tu de me rabaisser, il pinça les lèvres, espérant que sa magie n'avait pas été assez coquine pour laisser entendre cette fin de phrase, qu'il avait fortement pensé, au plus jeune. les remarques concernant son humanité, ou plutôt le manque de celle-ci, avaient tendance à l'agacer. il restait un homme. il souffrait, il ressentait. il se souvenait des drames qui avaient parsemés sa vie, et il se souvenait de la peur, d'une peur que setekh ne pouvait pas connaître, d'ailleurs. celle d'être hait par ses pairs, celle d'être un monstre et de ne rien pouvoir faire de son état. celle de mourir. s'il ne la connaissait plus, et avait tiré un trait sur elle, la peur restait une vieille connaissance dont il avait un amer souvenir.

l'amusement revint rapidement remplacer cette amertume, alors qu'il gagnait une première bataille, le mortel admettant son manque de connaissances, finalement. c'était bien trop facile de berner une personne si jeune, il ne pouvait pas battre noam sur ce terrain-ci, il ne pouvait pas rivaliser avec une culture de presque huit siècles. même un sorcier expérimenté n'était pas forcément connaisseur de ce genre d'arbres, pourtant, tant il en existait, et tant les choix étaient vastes dans la compositions des philtres d'amour et autres toniques revigorants. noam affectionnait la catuaba parce qu'elle présentait peu d'effets secondaires, et la majorité n'étaient pas problématiques, voir même plaisants. il n'avait jamais été très original dans ses choix pour les potions, préférant la sûreté, ce qui avait fait de lui une personne de confiance auprès des amateurs, au fil du temps. il observa les fleurs, certaines tombant. l'arbre n'était pas à son aise, ici. « c'est un sujet d'histoire, j'imagine ? ce n'est pas l'arbre le plus adapté, mais il a eu son - utilité à travers les âges. » il passa sa langue sur ses lèvres pour la dixième fois au moins, inconscient d'avoir pris cette habitude. par où commencer ? il avait hâte de voir les joues du jeune homme rougir d'embarras devant ses explications, c'était là peut-être un peu puéril pour une personne aussi âgée, mais vraiment, la simple idée de le voir dans cet état si prochainement suffisait à le rendre joyeux. « c'est un catuaba, un arbuste brésilien. il n'est pas très à son aise ici, il semble avoir plus froid encore que moi. » il marqua une courte pause, reprenant avec ce même sourire malicieux. « l'utilisation de son écorce remonte bien plus loin que ma propre naissance, les indiens tupi l'utilisait en infusion pour stimuler .. l'appétit sexuel. » il fixait le garçon, curieusement, attendant sa réaction. « c'est un puissant aphrodisiaque naturel, je l'utilise souvent dans certaines préparations très ciblées. » il voulait de l'histoire ? il en avait eu. il voulait de l'inattendu ? oh, noam était assez persuadé de faire son effet. il allait d'ailleurs songer à peut-être, un jour, en glisser dans un thé destiné au garçon. quelle bonne idée, je ne l'oublierais pas.

il releva les yeux vers le phare, frissonnant. l'envie d'y entrer et de se réchauffer, à l'abri du vent qui commençait à se lever, était tentante. il pouvait aussi simplement rentrer à son hôtel, abandonnant le mortel à son sort, avec ses végétaux. l'idée de le laisser-là, de le surprendre en ne lui donnant ainsi pas l'intérêt qu'il estimait susciter chez le sorcier, était bien tentante. mais noam n'avait pas l'envie d'aller s'ennuyer dans sa suite, ni de boire au lounge. il était lassé de cette vie, il n'était pas venu à ulsan pour reprendre une existence aussi plate que celle qu'il avait laissé au japon. il voulait retrouver un peu de fraîcheur, peu importe par quel moyen. comme si, pour une fois, setekh pouvait lire dans ses pensées, il employa ce mot, lui rappelant cette chaleur dont il manquait cruellement, si ce n'était peut-être au creux de son ventre, comme la flamme d'un désir qui ne s'était jamais tout à fait éteinte. il soupira, lentement. « vraiment ? je n'avais pas cette impression l'autre soir. » tu brûlais de désir pour moi, il compléta dans sa tête. cette fois-ci, il n'avait aucun doute, setekh l'avait entendu. cette magie si facétieuse qu'il ne domptait qu'à moitié s'exprimait quand elle était stimulée, quand il était excité, déconcentré. peu importe. il lui adressa un sourire plus appuyé qu'à l'habitude, ponctuant ainsi sa phrase. il n'avait pas honte, il n'avait jamais honte, après tout.
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Hwang Setekh
i live in ignorance.
06.01.17 3:54
Pourquoi s’amuse-t-il à semer le doute ? Oh, je vois clair dans son jeu et je n’ai pas envie de n’être qu’un pion qui avance ou qui recule, cette partie d’échecs ne sera pas évidente. Je soupire. Quel serait l’intérêt de me menacer de tes humeurs sinon ? Mais soit, si je me fais des idées, nous verrons bien je sais d’avance que ce n’est pas le cas, tout comme toi. J’ai besoin de me calmer. La dernière fois, je l’étais pourtant et je n’ai pas su gérer la situation. Cette fois-là devra être différente. Seulement, la frustration, la peur, peut-être et la capacité de cette créature à répondre sans sourciller me tue à petit feu. Il faut que ça s’arrête.

Je le provoque, lui parle de mon devoir que j’ai pour l’occasion transformé en un intérêt commun à la matière en question et à mes interrogations concernant cet autre monde. Il est joueur, malgré son humeur, dit-il. Sa patience est un fort que je ne pourrais jamais atteindre. J’ai beau essayer, je n’y vois rien qui me laisse entendre le contraire. Je ne perds pas espoir. Il semble s’impliquer plus dorénavant et je lui laisse tout le loisir de m’apprendre les secrets que renferme l’arbuste.

Les mots que je prononce par la suite sortent plus sous le coup de la colère que de la satisfaction de pouvoir l’énerver même un peu. Il n’y répond pas. J’ai beau aimer le provoquer je ne suis pas assez fou pour me le mettre à dos, surtout quand on sait le peu d’amis que j’ai en provenance du monde des downworlders. Si j’ai quelques griefs à son égard concernant sa sexualité très libéré, je ne peux nier m’intéresser à lui d’une toute autre façon. Il possède des connaissances en, à peu près, toutes mes matières de prédilections, une véritable relique sur pattes que je peux questionner et qui me renvoie bien plus en un seul regard qu’en tous les mots du monde dits dans n’importe quelle langue. Je ne le lui ferais pas savoir, évidemment, gardant ces flatteries pour le moment où il les méritera, bien que je pense qu’il ait déjà saisie l’idée. L’entendre de ma bouche ne fera pas le même effet cependant, j’en ai bien conscience.

Pour en revenir au Catuaba, puisque tel est son nom, j’écoute sagement la description, sur le point de m’apaiser jusqu’à entendre, une fois dans l’optique de travailler, ces mots magiques qui me rappellent tant notre premier interview… chaque mot se détache et m’arrache un frisson. Le vent se lève, mes bras croises se resserrent sur mon corps tandis que ses yeux me fixent de ses orbes félines. Je m’empêche de mettre une main sur ma bouche, souffle, réprime au fond de moi cette chaleur grandissante et le malaise. Ses épaules à lui tressautent, ce n’est pas un rire, c’était un frisson. De plaisir ? De froid ? Son regard fuit vers le phare. Je profite pour calmer ses ardeurs, mais c’est peine perdu. Sans me lâcher des yeux, il précise, me remémore à quel point j’étais enclin à poser mes lèvres sur les siennes. L’idée même me rend anxieux. Mes yeux s’immobilisent, je change sans doute de couleur et lutte pour retrouver une teinte plus naturelle au plus vite. Ces mots qui résonnent dans ma tête, cette main qui a un instant saisit sa hanche pour descendre plus bas… ce n’est pas un sorcier, c’est un démon.

Instinctivement, ma main a gagné ma bouche. Je relève le menton, fixe intensément la plante au loin derrière Noam sans dire un seul mot. Fuir ? Agir ? Quelle est la solution ? Je mords ma lèvre, meurs d’envie de lui renvoyer ses propres mots, mais n’en fais rien. J’ai furieusement envie de rentrer. Ma sœur squatte, ce qui m’agace, je ne pourrais pas être tranquille avant qu’elle ne s’en aille. L’autre solution consistant à rester ici avec le sorcier ne m’enchante pas non plus. En pesant le pour et le contre, j’opterais pour la première solution, mais cela implique que je le laisse dominer mes instincts et que je fuis encore. Une fois, pas deux. Tu te trompes, mais tu peux bien penser ce qui t’arranges du moment que tu ne prends pas tes rêves pour la réalité dis-je. Il y a bien d’autres explications au fait que j’ai, effectivement été excité, mais à quoi bon les énoncer ? Qui plus est, il y a bien une certaine attirance, je ne le nierais pas, je la repousse au mieux, car il seriat pour moi dangereux de céder… Noam est bien le seul capable d’une telle prouesse, j’aimerai ne pas lui faire ce plaisir.

Le vent s’immisce dans mes vêtements, soulève quelques mèches qui me poussent parfois à fermer les yeux. Nous sommes au bord de mer et peu à peu il n’y a plus personne. Je déglutis, meurs d’envie de m’abriter et l’option la plus probable dans l’immédiat, en contradiction avec l’alarme qui se met à sonner au creux de mon estomac reste malgré tout en accord avec mes principes de vouloir braver l’interdit : pénétrer le phare. Je recule d’un pas, puis deux, puis trois. Et finalement me tourne pour me diriger, mains dans les poches vers la bâtisse blanche. Nul besoin de la forcer puisque visiblement, les portes sont ouvertes, seul l’accès est restreint par des panneaux…

Je suis certain qu’il m’a suivi, et je vais prendre grand soin de lui prouver que je ne lui cèderais pas, quitte à y passer la nuit. Il en faut si peu pour le stimuler ? La prochaine fois, j’y repenserais à deux fois avant de titiller les hormones d’un downworlders…

L’endroit est étroit, inoccupé pour une raison simple : il n’y a pas de lumière, le phare sert plus de décoration que d’indicateur réel, il y en a un plus loin. Les murs sont blancs, il y a chauffage au mur qui donne l’impression d’être une cheminée, il n’est pas allumé, mais le vent ne s’immisce pas entre les murs. Je découvre, reste debout cette fois-ci, prend grand soin de m’éloigner de lui et de ne rien ajouter au risque d’empirer cette situation à son comble, comme la première fois. Cette fois, j’ose espérer qu’il se tiendra, bien qu’à la première occasion, je veillerais à me tirer par la porte ou la première fenêtre à hauteur mon nombril. Je ne me découvre pas non plus, fais mine de monter à l’étage, me place juste sur les escaliers, accroché à la rampe pour m’y pencher et observer la fin du bâtiment d’où l’énorme lumière aurait dû émaner. C’est une façon comme une autre de lui échapper.

phare 01 + phare 02 + phare 03
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Moon Noam
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06.01.17 6:33
au fond, peut-être que le garçon avait apprit, depuis le fameux soir où il s'était retrouvé dans le lit du sorcier, passant si près de céder à ses caprices. il était sur ses gardes comme le plus âgé n'avait que rarement vu quelqu'un l'être, sa peur transparaissant encore bien plus qu'il ne l'avait décelée plus tôt. il savait qu'il allait provoquer quelque chose avec son fameux arbuste, et il avait anticipé cette réaction, mais il n'avait pas songé qu'il ferait ainsi naître de l'angoisse dans ces orbes noires. et pourtant, il était si fébrile, à côté de lui. il semblait ne plus savoir où se mettre, couvrant sa bouche, le regard dissipé, perdu, allant et venant partout où il pouvait s'accrocher. c'était curieux, mais fascinant. noam n'arrivait pas à détourner les yeux, ceux-ci se plissant avec intérêt, perçant, imperturbables. il observait souvent les mortels, et rarement avait-il trouvé des sujets assez passionnants pour qu'il revienne les voir, pour qu'il ne se lasse pas de les regarder, mais il sentait ce potentiel chez celui-ci. pourquoi ? en dehors de son joli minois, il ne saurait le dire. sa personnalité était troublante, tantôt enfantin, naïf, tantôt méfiant, égaré. il semblait en conflit permanent avec lui-même, et peut-être le sorcier voulait-il au fond simplement l'aider, peut-être maladroitement, bien qu'il ne l'admettrait pas. mais il n'avait aucun tort à essayer de pousser le jeune homme à se découvrir, à se connaître et s'accepter, et malheureusement pour lui, cette acceptation semblait vouloir passer par ses draps. il n'allait pas s'en plaindre, il n'avait attendu que ça depuis la première seconde où leurs yeux s'étaient rencontrés, ne le cachant jamais vraiment.

il en avait assez de jouer, il n'était pas venu dans cette optique. l'ennuyer avec des sous-entendus qu'il tentait de faire passer pour des illusions n'était pas un jeu, c'était une tentative, un test. il cherchait à briser ses barrières, encore, toujours. et elles céderaient, elles céderaient parce que noam l'avait décidé, et quoiqu'il fasse ou dise n'aurait pas d'impact sur cette décision. il le voulait. sous toutes ses facettes, il voulait voir ce qui se cachait réellement au fond de cette existence, de cette âme perturbée, bridée. il ne se souvenait même plus de la dernière fois qu'un mortel avait suscité un tel intérêt, certainement trop longtemps. le plus ironique, c'est que setekh n'avait aucune idée de ce qu'il faisait naître, et voilà qu'il essayait de fuir ses responsabilités, encore et encore. noam n'allait pas le laisser faire, oh non. et ces mots, cette affirmation, le déni du garçon lui revenait en plein visage, encore et toujours. il commençait à être contrarié. qui était-il pour oser ainsi tenir tête à un sorcier ? lui dire qu'il se trompait ? noam ne se trompait jamais, sur rien, ni personne. il le connaissait simplement déjà mieux que lui-même, et il ne cherchait rien de plus que lui faire ouvrir les yeux et accepter son sort, accepter ce lien qui était naturellement né entre eux deux, malgré ses réticences. le hasard était presque aussi facétieux que sa magie, noam en était intimement persuadé. personne ne peut combattre le hasard ni le destin, pas même toi, setekh.  « je ne me trompe jamais. » une ponctuation, un ton plus froid que celui qu'il employait habituellement avec lui. comment lui faire comprendre, si ce n'était en prenant le ton adéquat ? il n'avait pas le choix, il avait tenté la douceur, le rentre dedans, la chaleur, l'ironie. il avait tenté de bien des façons de faire entendre raison au métisse, mais il restait une tête de mule. et ce qu'il fit après n'était qu'une confirmation, le sorcier n'était même pas surpris. il savait, il avait su dès le premier coup d’œil qu'il avait jeté au phare que le mortel irait à un moment ou autre s'y réfugier, tentant de fuir une nouvelle fois. lui faisait-il si peur ? noam n'était pourtant pas un prédateur, mais il commençait à presque s'inquiéter de l'angoisse qu'il pouvait éveiller, même si le désir, lui aussi, restait palpable.

il poussa un lourd soupir, observant la silhouette du garçon disparaître dans la bâtisse. évidemment, rien n'était jamais simple. les mains toujours fermement plantés dans ses poches, il se mit lui aussi en marche, lentement, sans accélérer, vers la porte ouverte du bâtiment. il n'était pas pressé, setekh oubliait toujours de quoi il était capable. il claqua sa langue contre son palais, pénétrant enfin à l'abri du vent. ce n'était peut-être pas si mal. les bruits de pas lui arrivant aux oreilles en écho ne faisaient que confirmer ses doutes, le mortel montait. voulait-il finir coincé ? apparemment, quelle idée de monter lorsqu'on fuit quelque chose. ce n'est décidément pas très poli, tu ne crois pas ? il esquissa à nouveau son sourire habituel, alors que ses doigts s'engourdissaient, comme à chaque fois qu'il utilisait sa magie, porté par le désir. il savait qu'il l'entendait, il jouait avec ses nerfs. il mit un pied sur la première marche, soupirant une nouvelle fois. ce n'était pas dans ses projets de le faire languir, aujourd'hui. comptes-tu fuir tes désirs indéfiniment ? la question se posait réellement, et noam aurait bien aimé une réponse, si setekh avait pu lui aussi communiquer par télépathie, mais ce n'était très certainement pas le cas. lassé de ces marches, bien qu'il n'en avait monté que quelques-unes, noam ferma lentement les yeux. le vent semblait être présent à nouveau, l'enveloppant alors que tous ses membres, cette-fois, s'engourdissaient progressivement. un sursaut électrique vint l'agiter, picotant sa peau. lorsqu'il rouvrit les yeux, la sensation n'était plus qu'un souvenir. il planta son regard dans celui du mundane, alors, qui venait d'arriver au sommet du phare, où noam se trouvait maintenant, soudainement. « je te l'ai dis, pas cette fois. » son ton était ferme, chaud. non, pas sans une bonne raison en tout cas. il ne le forcerait à rien, si ce n'était à accepter sa présence, au moins. mais il ne le laisserait pas s'extirper ainsi, l'abandonner à ses frustrations. il est temps de faire face à tes démons, hwang setekh.
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Hwang Setekh
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06.01.17 20:20
Ses yeux sont fixés sur moi, mon embarras doit certainement le satisfaire. J’essaie de prendre sur moi pour ne pas me laisser envahir par des pensées que je pourrais regretter, ne serait-ce que pour leur caractère profondément mauvais selon moi. Je n’ai pas envie de basculer du côté sombre, je suis déjà bien trop tenté. N’est-ce pas là suffisant ? S’agit-il d’une épreuve pour tester ma résistance ? J’en ai énormément et j’espère que ce sera suffisant, car je suis un homme et je sais que le pêché coule dans mes veines par définition. Qu’est-ce qui m’a pris de vouloir jouer avec lui ? Parfois je me le demande, je m’attaque à plus fort, mais ça ne change pas, j’ai toujours été comme ça. La seule différence c’est qu’ils n’avaient pas 700 ans d’expérience derrière eux… Je frissonne, déteste quand il essaie de se glisser dans ma tête. Il croit tout savoir et c’est un défaut qui m’a sauté aux yeux la première fois. Je lui accorde volontiers le fait d’être plus expérimenté que quiconque, mais il n’est pas un Dieu, et seul Dieu a cette connaissance infinie. Es-tu si prétentieux pour connaître ses créatures mieux que lui ? Je n’en parle pas beaucoup de mes croyances, mais quand il s’agit de toi… comment ne pas avoir envie de se repentir ? Si mon éducation m’a permis d’être libre de mes choix, j’en suis pourtant prisonnier, moi qui aime tant mon indépendance, je remarque qu’il y a certains domaines ou j’ai encore besoin de me poser des questions, tout ça par ta faute, Moon Noam.

Alors je fuis, en connaissance de cause. Tu vas certainement me rejoindre et je ne fais rien pour entraver ta route. Je cherche un abri, m’éloigne, le temps qu’il faut pour reprendre mes esprits, pour t’échapper quelques secondes, nécessaires pour calmer ce cœur qui bat trop vite. Dans ma tête, je t’entends encore. Je ne sais pas comment te répondre, mais tu n’aimeras pas te balader là-dedans, alors sors.

Une fois à l’intérieur, je grimpe, instinctivement, la vue d’un support sur lequel me détendre m’a hérissé le poil. Pendant mon ascension encore, tu me laisses entendre des mots qui me freinent dans ma course. Ma mâchoire se serre. Tais-toi ! Sors de ma tête, ça ne te regarde pas !, mais je n’ai aucune certitude que tu sois capable de m’entendre. Je déteste l’idée de le savoir à fouiner, à faire ressurgir des envies, ce désir ardent qui m’a pris ce soir-là. J’accélère, m’essouffle, me vide l’esprit au maximum en m’épuisant, mais rien à faire tu es toujours là. Je suis perdu, ma tête est lourde et légère à la fois, j’arrive enfin en haut. Puis je le vois, là, en face de moi, à scruter mes réactions, à réitérer sa menace. Faire face, dit-il ? Qu’il ne m’y oblige pas. Je reprends mon souffle, quelques mèches sur mon front se sont mises à friser, légèrement mouillées, je relève le nez, une fois encore, me dresse, droit, mais me courbe légèrement en m’appuyant sur un mur. Ne t’avises jamais plus d’entrer dans ma tête, j’ai horreur de l’usage que tu peux faire de ta magie, ne me l’impose pas C’est une requête qui est à la fois un avertissement, il est hors de question qu’il obtienne quoi que ce soit de moi par ce moyen. Et s’il ne le comprend pas, je le lui ferais payer. Je trouverais bien un moyen.

Je mords ma lèvre, refusant de laisser ma bouche ouverte tandis que mon torse se soulève au rythme de mes prises fréquentes de respiration. Je n’ai même pas couru, mais c’est assez haut pour me faire rattraper tout le sport que je fais au quotidien grâce aux distances parcourues à pieds. Je déglutis, humecte mes lèvres avant de reprendre dans le plus grand des calmes Mais c’est quoi ton problème à la fin ? …. Je n’ai ni colère, ni animosité dans la voix, je manque bien trop de souffle pour ça. J’enlève d’ailleurs le manteau qui me tenait chaud. Nous sommes enfermés, aucune fenêtre n’est ouverte et la pierre ne tardera pas à chauffer grâce aux installations au rez-de-chaussée. Evidemment, ça mettra un certain temps à monter jusqu’ici, mais c’est déjà ça de pris, nous ne mourrons pas de froid ce soir. Je me laisse glisser au sol, le dos appuyé contre le mur, la tête toujours levée, elle aussi appuyée. Je ne le quitte pas des yeux, espérant ne pas louper son prochain mouvement, car je doute qu’il soit arrivé avant moi en étant parti après par chance. Je suis sans doute loin d’imaginer de quoi il est capable, mais ça ne m’empêche pas d’être fidèle à moi-même et de vouloir, lui refuser, ce qu’il cherche à obtenir, va-t-il m’y forcer ? D’une certaine façon, il est déjà en train de le faire, pourtant, je suis bien libre de mes actes…

Si je suis contrarié à l’idée de le savoir si obstiné, j’ai cette fascination et curiosité à son égard. Comment peut-il être si sûr de lui ? C’est une chose difficile à imaginer, ne serait-ce que parce que j’ai déjà du mal à concevoir l’éternité. Malgré ses défauts et la dangerosité de la situation, il y a quelque chose de très plaisant chez lui qui me pousse à toujours plus le confronter et je sais très bien que je confonds plaisir et intérêt dans son cas, ce qui ne fait pas mon affaire… Une fois de plus, j’humecte mes lèvres, tire sur mon col et laisse le temps à mon corps de se calmer. Je ne te cèderai pas. C’est la seule chose que je lui dis, yeux dans les yeux, comme un défi que je cherche à remporter, mais à force de le dire, je me rends bien compte que la donne a changé : je suis en train de perdre à mon plus grand regret. Les efforts que je fais sont peut-être vain pour me rattraper, cependant j’essaye, car ce serait lui rendre la tâche trop facile et lui permettre d’ouvrir des portes que je veux voir, elles fermées pour toujours et à jamais.

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Moon Noam
Children of Lilith.
07.01.17 6:11
le sorcier n'avait jamais prétendu être un dieu, et confondre sa confiance avec de la prétention était aisé, mais il n'était pas prétentieux, pas par nature en tout cas. il avait un égo relativement important, après tant de temps c'était inévitable, mais il restait un être lucide, objectif. noam savait reconnaître ses erreurs, il constatait simplement avec les années défilant qu'elles se faisaient plus rares, jusqu'à disparaître, graduellement. il lisait maintenant entre les lignes, il connaissait les gens, particulièrement les mortels. il les connaissait mieux après un coup d’œil qu'eux-mêmes ne pouvaient se connaître en une vie entière, et pourtant, il n'essayait pas plus que ça. il essayait, cependant, avec setekh pour d'obscures raisons, peut-être pour ce frisson d'humanité qu'il faisait courir, sans le savoir, le long de son échine à chaque fois qu'il le regardait. peut-être le sorcier était-il trop acharné, incapable de laisser le garçon dans le brouillard, trop frustré par ces mensonges qu'il se répétait. et puis, il y avait ce désir, cette chaleur. il avait souvent désiré dans sa vie, il avait eu des êtres d'une beauté éblouissante dans son lit plusieurs fois, il ne pouvait pas se plaindre. et pourtant, il restait faible à ce charme éphémère, cette innocence. il voyait également la réalité en face, setekh était d'une beauté peu commune, et ce n'était pas uniquement un avis subjectif de sa part. les expressions qui donnaient vie à son visage n'étaient que la cerise sur le gâteau, poussant cette chaleur au creux du ventre de noam à se diffuser, jouant avec ses capacités à se contrôler. il l'avait toujours voulu, au fond. il ne voulait pourtant pas lui faire peur, il n'avait pas pour objectif de le traumatiser, voir de le dégoûter des downworlders. le sorcier, malgré ses origines démoniaques, n'était pas un monstre.

lorsqu'il posa les yeux sur le garçon, une fois en haut du phare, porté par sa magie évidemment, il se demanda l'espace d'une seconde s'il prenait une bonne décision. peut-être n'était-il tout simplement pas prêt à faire face à ses démons, comme noam le voulait, guidé, il fallait l'admettre, par un désir plutôt égoïste. mais il était trop tard, il n'avait plus réellement la possibilité de le laisser avec sa conscience, pas maintenant en tout cas qu'il était ici, essoufflé et transpirant à le regarder, ne semblant même pas si surpris que ça de le voir là. noam étira un sourire discret à cette pensée. il commence à apprendre. il fit quelques pas, détournant le regard pour observer un instant l'étage, les pierres donnant un aspect ancien à l'intérieur de la bâtisse. il n'était jamais entré dans un phare, même décoratif, et pourtant il en avait eu le temps, mais l'occasion ne se présentait pas réellement tous les jours. les mots du garçons vinrent le contrarier, brièvement, avant qu'il ne pousse un soupir résigné. « je n'entre pas dans ta tête, tu es le seul à m'entendre, et je ne lis pas dans tes pensées. » et pourtant je le pourrais, ajouta t-il, pinçant les lèvres en maudissant sa magie alors que les picotements dans ses doigts lui laissaient savoir que le mortel l'avait entendu. il n'était même pas responsable, quelle injustice. il claqua sa langue contre son palais, laissant transparaître sa lassitude, avant de reposer ses yeux luisants alors que la lumière se faisait rare, sur le garçon en face de lui. « je ne suis même pas responsable, tu perturbes ma magie. » il aurait pu lui cacher, au fond. il aurait pu se jouer de lui, lui faire croire qu'il le poussait dans ses retranchements d'une façon volontaire, mais noam n'avait pas envie de lui mentir, pas aujourd'hui. il n'aimait pas cette lueur apeurée au fond des yeux du jeune homme, il n'aimait pas l'idée qu'il la provoquait lui-même, qu'il pouvait représenter un danger quelconque à ses yeux. il voulait sa confiance, il voulait le séduire, et non le tromper. alors le fait d'admettre ses failles, ou au moins celle-ci puisqu'elle lui semblait insignifiante, pouvait l'aider dans cette démarche. que crois-tu, pauvre mortel, que je m'amuse à ainsi te courir après ? il plissa les yeux, concentré sur sa silhouette. il lui restait bien des cartes à jouer, malgré tout.

ses mots résonnaient contre les murs, n'arrachant aucune réelle réaction au sorcier alors qu'il soutenait ce regard méfiant, le mundane semblant déterminé à le fixer jusqu'à la fin du monde s'il le fallait. avait-il eu peur, finalement, de ce petit tour de passe-passe ? noam ne se téléportait pas souvent, pourtant, la sensation toujours aussi désagréable, même avec les années. mais quand il n'avait pas le choix, il n'avait pas le choix, et le métisse ne lui avait pas laissé, cette fois-ci. il aurait pu monter à sa suite, mais il n'avait pas eu le courage, et à en juger l'apparence fatiguée du garçon, il avait eu raison. il restait-là, désormais assis contre un mur, la tête relevée vers lui, attendant, à l'affût. il était un grand sorcier, pas un enfant. comment ce garçon, si jeune, pouvait ainsi réussir à le faire douter, à pousser sa magie à prendre des décisions pour lui ? il était le high warlock d'ulsan, il était intouchable. ses sourcils se froncèrent, son regard, sûr de lui comme toujours, semblant maintenant même s'embraser. le silence fut briser par des bruits de pas, ceux-ci résonnant dans la pièce sans surprises, alors que noam avait la volonté de réduire la distance entre eux, jusqu'à ce qu'il soit planté devant lui. il se laissa glisser, gracieusement, à sa hauteur, s'appuyant sur ses genoux. il était si proche, si tentant. il n'avait qu'à basculer, qu'à venir capturer ses lèvres, il n'avait qu'un pas de plus à faire pour l'attirer contre lui, glisser ses mains sous son pull. depuis quand fantasmait-il ainsi ? plus longtemps qu'il ne l'aurait cru, à en juger par son manque de contrôle. « je sais lire en toi, setekh. je vois ce désir, et je vois que tu céderas. » son ton était calme, ses mots lents, détachés, alors qu'il les articulait afin de bien lui faire comprendre qu'il était sérieux, que ce n'était plus un jeu, qu'ils n'étaient plus dans cette chambre d'hôtel où noam s'était amusé à l'effrayer. il ne voulait plus l'effrayer, il voulait le rendre fou, le pousser à le voir partout où il passait, il voulait le hanter jusqu'à ce qu'il cède. il voulait, et il voulait fortement, et quand noam voulait, il n'était plus maître de ses capacités. il avait toujours été si faible, au fond, à l'envie. il avait toujours été trop gourmand, l'horrible défaut qui gouvernait sa vie depuis sa naissance elle-même, ses origines le condamnant à cette faiblesse. que pouvait-il y faire, vraiment ? il ne pouvait pas lutter, au fond. il passa sa langue sur ses lèvres, franchissant ce pas, celui qu'il avait voulu franchir un peu plus tôt, s'arrêtant alors que son souffle se mêlait à celui du mortel, ses lèvres n'étant qu'à peine séparées des siennes. « je ne te forcerais pas, mais toi et moi savons tous les deux ce que je veux. » et tu le veux aussi, n'essayes même pas de le nier. un frisson électrique, des picotements facétieux, encore, contre lesquels il ne luttait plus. le silence semblait pesant autour d'eux, l'air lourd, suffoquant. ou peut-être noam arrivait au bout de sa patience, enfin.
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Hwang Setekh
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07.01.17 23:39
Cette relation, ou quoi que ça puisse être me rend plus que nerveux pour l’ampleur qu’elle prend d’entrée de jeu. J’aime prendre mon temps, j’aime découvrir diverses facette, mais pas tout à la fois. Il me perturbe, il m’agace, autant qu’il m’intrigue. Pourquoi tout doit aller si rapidement avec lui ? C’est une question qui mérite que l’on s’y intéresse car les apparences cachent bien des choses parfois. Il s’est permis d’entrer dans ma tête et s’offusque de me voir réagir en conséquence. Ses mots me glacent le sang. Il le pourrait, il ne fait qu’envoyer des signaux pour mieux me tourmenter, mais puis-je en être certain ? L’excuse qu’il déploie par la suite laisse entendre qu’il est comme un enfant qui fait un caprice, une bien drôle de vision pour un sorcier de cet âge, qui me ferait presque rire si elle n’était pas concentrée sur moi. Je n’ai qu’une seule chose à répondre en me laissant glisser : je ne cèderai pas. Voilà mon unique désir, ou du moins celui qui devra primer sur les autres, présents, mais auxquels je ne veux clairement pas m’adonner.

Je serre les points, lève le nez, il s’approche et je ne bouge pas, les muscles douloureux par l’effort que cela représenterait de me lever dans l’immédiat. Je dois d’abord retrouver mon état d’origine, avant qu’il n’arrive et ne déchaine en moi cette vague, ce tsunami d’émotions trop intense pour que je sois capable de toutes les contenir. Mon cœur ne cesse de tambouriner, Noam s’approche, il est trop prêt et je ne peux pas reculer. Par défini, mes yeux ne le lâchent pas avant de loucher sur ses lèvres qui frôlent les miennes. Une envie de répliquer que non, ce ne sera pas le cas, me prend, je n’en fais rien, me contente de soupirer tandis qu’il se permet encore, joue avec mes nerfs. J’en fais autant, vexé, pris d’une poussée d’adrénaline. Il ne me force pas, mais il me veut. Que ferait-il si je disais non malgré cette envie ? Doucement, j’avance à mon tour, caresse ses lèvres des miennes, parfois me saisis de la sienne, picore sans jamais me faire piéger. Puis, m’affaire à déposer les mêmes marques éphémères, simples touchés, sur sa mâchoire, jusqu’à son oreille dont je mordille le haut, lui glissant de ma voix grave Même si c’était le cas, seulement parce que c’est ce que tu veux, je n’y cèderai pas. Ce n’est pas la seule raison, mais celle-là me semble plus pertinente pour titiller un peu plus ses nerfs. Je prends un malin plaisir à le provoquer à mes risques et périls. J’ai dit ne pas avoir peur et j’assume, quel que soit le prix à payer pour qu’il ait, au moins, cette impression de se tromper. Je crois que ma nouvelle lubie est d’aller dans le sens contraire de ce qu’il envisage pour moi, dommage pour lui. Je ne veux pas dépasser les limites de l’indécent, me cantonne à ce que j’aime déjà et qui est selon moi dans l’ordre naturel des choses. J’abuse déjà beaucoup trop en me permettant cette proximité, ces baisers volés que nous avons partagés. N’est-ce pas nécessaire cependant, pour obtenir, moi aussi ce que je veux de lui ? J’en viens à perdre le fil. Depuis le début, c’est lui qui guide, mais pas sans mon accord et c’est bien là le seul argument que je possède pour maîtriser un tant soit peu cette soif qu’il n’arrive pas à satisfaire.

Ma tempe contre la sienne lui laisse tout le loisir de s’attaquer à mon cou. J’anticipe au mieux, me sers de cette faiblesse comme une force en faisant glisser mes mains sur ses épaules, le forçant à reculer, jusqu’à tomber tandis que je prends le contrôle, à quatre pattes au- dessus de lui. Mes yeux dans le siens, quelques mèches qui viennent chatouiller son front, voilà une victoire qui me laisse juste le temps de souffler sans être oppressé par ce corps contre le mien, bien trop proche, bien trop chaud sous ses vêtements. tu n’as pas fait le moindre effort physique et tu es déjà brûlant. Je sais bien que tu n’as plus aucune honte, mais ta patience laisse à désirer, high warlock Je ne bouge pas de là, bien qu’il puisse me dégager aussi vite qu’il le souhaite. Puis, j’ajoute Surtout s’il n’y aucune garantie, te mettre dans des états comme celui-là… hm ? Je pourrais me relever et courir, prendre la fuite encore, je considère la chose, mais au final ne regarde la seule issue possible que pour laisser croire à cette hypothèse dans l’optique de voir ce qu’il en fera. Vais-je l’agacer davantage ? Je m’en fais une joie. Je sais pertinemment qu’il n’apprécie être dominé. Mais le surplomber en fait-il partie ? C’est ce que nous allons découvrir, très rapidement. Je ne louperais pas l’occasion de lui faire remarquer que je suis dans le même cas : je n’aime pas être soumis à quiconque, que ce soit en amour, en amitié, il n’est simplement pas possible qu’une telle relation basée sur cet aspect soit tolérable pour moi. Car si je n’aime pas être dominé, je n’aime pas non plus les personnes passives. J’ai donc, avec lui tout le loisir d’expérimenter un tout autre genre de relation, de loin, de prêt, je n’en sais encore rien. Je me rends compte, simplement, que j’ai cette opportunité, mais qu’elle représente bien trop de danger pour moi plus que pour lui qui accepte totalement ce penchant sans même le considérer comme tel. Peu à peu, mon visage s’abaisse, cherche le sien par des caresses du bout de mon nez, par le toucher de mes lèvres sur sa peau mate, par mon souffle qui s’imprègne, par mes inspirations qui retiennent avec l’air ce parfum délicat et pourtant masculin que dégage le sorcier. Un parfum que je sens bien trop depuis peu, et qui m’enivre assez pour endormir mes réticences, peu à peu… ou est-ce encore moi qui m’en persuade pour trouver une excuse à cette parade à laquelle je m’adonne finalement ? Suis-je fous d’apprécier ce contact et toutes les sensations qui éveillent mes sens ?
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Moon Noam
Children of Lilith.
08.01.17 3:44
l'adrénaline lui montait à la tête, son corps entier semblant maintenant brûlant. il finissait encore dans cette position, si proche du jeune homme, sa patience et son contrôle menaçant de céder. comment en arrivait-il toujours là ? ce désir qu'il ne contrôlait qu'à peine allait finir par le consumer, et il ne pouvait s'empêche de croire qu'au fond de lui, setekh le savait. que cachait-il derrière ces yeux noirs et cette mine renfrognée ? pourquoi ce mortel-ci trouvait toujours le moyen de le mener à ses retranchements ? il tenait, pourtant, il n'avait pas encore laissé ses remparts tomber. il n'avait pas honte d'exprimer ce désir entêtant, il n'avait aucun embarras à lui avouer qu'il le voulait assez pour ainsi s'acharner, pour ne pas faire demi-tour, peu importe la situation. il lui donnait un certain pouvoir en lui admettant ainsi les failles qu'il provoquait, mais noam avait baissé sa garde, graduellement, réalisant que le mundane n'était pas assez calculateur pour le réaliser et s'en servir contre lui, pas dans l'immédiat en tout cas. il profitait de son impulsivité, de sa jeunesse, et il en avait conscience. peu importe, si un jour des conséquences se présentaient, noam saurait les gérer, comme toujours. il n'avait plus de doutes sur ses capacités à toujours se sortir de tout, plus depuis longtemps.

il ferma les yeux l'espace d'une seconde en sentant ses lèvres frôler les siennes, puis les tirer doucement. il jouait avec lui. l'esquisse d'un sourire étira ses lèvres, réalisant alors que malgré ses réticences et ses protestations, le mortel restait joueur, et plus adroit que lors de leur dernière rencontre. un frisson le traversa, celui-ci n'ayant aucun rapport avec sa magie, mais le ramenant simplement à ses plus bas instincts alors que setekh s'amusait encore à tirer sur sa lèvre inférieure, mimant des baisers qui ne duraient jamais assez longtemps à son goût. le sorcier s'était rapidement retrouvé entre ses jambes, avançant lui-même les lèvres, n'étant jamais réellement rassasié. il savait que le plus jeune cherchait à le frustrer, il n'était pas assez stupide pour ne pas s'en rendre compte, et ses mots ne vinrent que confirmer ses doutes. son esprit de contradiction avait le don de l'irriter, mais en même temps, il ne pouvait pas abandonner ce petit jeu avant d'en sortir victorieux. il poussa un soupir contre ses lèvres, plantant une nouvelle fois son regard dans le sien. « tu ne fais que te punir toi-même en te refusant à moi pour des questions d'égo. » un murmure contre sa bouche, le ton du sorcier se faisait toujours sérieux et posé, mais la pointe de malice qu'il possédait toujours commençant à transparaître à nouveau. il aimait ces moments, ceux où les choses se passaient enfin comme il les avait imaginées. il reprenait doucement, en partie, le contrôle de cet échange.

et le sorcier ne pouvait pas résister à cette bouche tentatrice, répondant avec plus d'insistance à chacune des tentatives du garçon. il aimait lui voler des baisers, avait apprécié ce contact dès la première fois. il ne savait pas s'empêcher d'essayer de glisser sa langue contre sa jumelle, soupirant, se pressant contre lui. ce n'était pas assez, ce n'était jamais assez. il glissait ses lèvres contre sa peau, sa gorge offerte à lui lui paraissant bien trop tentante pour qu'il n'en profite pas, ses mains se glissant naturellement jusqu'au bas de son pull, tirant légèrement dessus, trahissant ses envies de le lui enlever, de retirer cet obstacle de son chemin. il avait beau avoir toute la sagesse du monde, face au désir il n'était qu'un jeune homme, faible, impulsif, poussé par un brasier ardent agitant son ventre, et l'impatience qui se réveillait entre ses jambes. et cet instant où le sorcier sembla se perdre dans ses pensées embrumées suffit au métisse pour se jouer de lui une nouvelle fois, le faisant basculer en arrière, lui arrachant peut-être la seule vraie expression de surprise qu'il avait eu depuis qu'il le connaissait. il l'étonnait, c'était un fait. il avait été facile à prédire le soir où ils s'étaient découverts, mais aujourd'hui il semblait imprévisible. avait-il finalement compris comment dompter l'enfant d'un démon ? il esquissa un sourire un peu plus prononcé, observant le garçon. il semblait déjà au bout de ses efforts, ses cheveux retombant en désordre devant ses yeux, des yeux toujours aussi déterminés qu'un peu plus tôt. « tu devrais être flatté que j'ai tant de difficultés à te résister, petit mortel. » un son, ressemblant à un rire, lui échappa alors que ses mains venaient se planter sur les hanches du jeune homme au dessus de lui. il vint alors l'attirer contre lui, plus proche encore, soulevant légèrement le bassin pour presser contre le sien, le tenant fermement contre lui. tu ne t'échapperas pas. il se redressa légèrement, autant que sa position le lui permettait, une de ses mains glissant lentement le long de son corps depuis sa position, faisant remonter son haut avant d'atteindre sa nuque, puis ses cheveux. il tira alors dessus, assez pour lui arracher une réaction, sans vouloir pour autant lui faire mal, simplement pour le forcer à relever la tête. il passa sa langue sur ses lèvres, ses joues brûlantes. ça n'allait pas se passer comme la dernière fois, noam méritait d'obtenir ce qu'il voulait, au moins en partie. « regarde-toi, setekh, à faire le fier, alors que tu es plus ardent encore que moi. tu sais ce que tu veux, au fond, et je le sais aussi. combien de temps vas-tu te mentir ainsi ? » combien de temps vas-tu résister à cette chaleur qui te ronge, à ce désir qui t'obsèdes ? noam pressa contre l'arrière de son crâne, finalement, venant prendre ses lèvres des siennes, avec passion, peut-être même avec force, la main qui était resté contre sa hanche essayant de le tirer plus près, bien qu'il ne restait plus un centimètre entre eux. plus, plus. comment allait-il combler le manque qu'il éveillait chez lui ? tu as causé tout ça, c'est à toi d'y trouver une solution. et le grand sorcier qu'il était s'embrasait alors, se sentant plus vivant que jamais, porté par son désir, pulsant au creux de son ventre, son cœur battant contre ses tempes. il l'aurait, c'était une certitude.
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Hwang Setekh
i live in ignorance.
08.01.17 5:06
Une sensation agréable, jusque-là, suis-je dans l’erreur ? Je me cherche des excuses au fond, pour un crime que je suis déjà en train de commettre, mais je cherche à ne pas aggraver mon cas. Partagé entre l’envie folle de le contrarier et celle de rester le plus lucide et proche de mes principes, je ne sais que faire. Je mets de côté tous les raisonnements possibles, m’aventure sur une pente glissante, très glissante en arrachant à Noam des soupirs. Je l’avertis, mais pour lui c’est autre chose. Effectivement, il y a du vrai dans ce qu’il dit, dans le fait que je me punisse, mais il y a une raison qu’il n’est pas à même de comprendre, à quoi bon tenter ? Il n’adhèrera pas. Il se laisse porter par ses envies et c’est là mon avantage, car je tiens au creux de mes mains son désir de me faire sien. Je peux jouer de cette détermination qu’il a, faire naitre de l’espoir. Néanmoins je ne pense pas qu’il en ai besoin, il est sûr de lui et qu’il m’aura. Parfois j’aimerais être aussi serein et confiant, d’autres, je me dis que c’est un tort de se sentir aussi puissant sans considérer l’échec, n’est-ce pas le meilleur moyen de le contrer justement ? Envisager cette possibilité… je ne le fais pas moi-même cela dit, mais pour d’autres raisons. Je n’ai ni son âge, ni son expérience, j’ai simplement mes croyances, ma détermination et plus encore. Ne l’avais-je pas dit ? Le contrarier est presque devenu une priorité dans ce cas précis. Ce n’est pas une visite de courtoisie, ce n’est pas une rencontre dans l’optique de débattre sur des sujets plus que passionnants et aussi variés qu’étonnants. Non, le hasard a fait en sorte que nos chemins se croisent un peu trop tôt cette fois, pour créer des tensions bien trop grandes pour être supportées. J’ai besoin de décompresser, voilà, sans doute, pourquoi, Noam me sert de défouloir d’une étrange façon. Je ne cherche pas de logique à mes agissements, j’associe simplement le plaisir de goûter à ses lèvres aussi intimement que ce soit à la satisfaction de le voir s’impatienter et contrarié de ne pas obtenir totalement ce qu’il souhaite. Ma frustration se transforme en plaisir et par extension j'en demande plus. Je veux le voir se soumettre, ou rien du tout. Si ce n’était que ça, ça aurait été quitte ou double, mais malheureusement pour toi ce n’est pas le cas.

Il essaie, cherche à approfondir ces simples frôlement devenus baisers, bien que toujours de courte durée. Il souffle contre ma peau, appose ses lèvres tandis que je frissonne et redouble de surprise en contractant légèrement mes muscles lorsque ses mains tirent sur mon haut. Je le fais basculer, me délecte de la surprise dans ses yeux. J’ai quelque part gagné quelque chose, n’avais-je pas dit que je le surprendrais ? S’il en faut si peu… je n’aurais aucun mal en donnant un peu de ma personne, mais je ne suis pas aussi stupide pour sacrifier ma fierté au profit d’un pari qu’il n’a même pas pris. Mes lèvres cherchent encore les siennes, cette fois sans rien pouvoir lui donner d’autre que ce que j’aurais décidé de céder. Il trouve cependant un moyen déconcertant de me faire réagir, ses mains restées sur mon pull glissent sur mes hanches. Il soulève les siennes, provoquent une rencontre entre nos deux bassins, faisant contracter cette mâchoire que je ne desserre plus, immobile. Il en profite, déloge une de ses mains pour empoigner mes cheveux, me tenant comme un vulgaire chaton puni par sa mère. Je grognerais presque, désapprouvant totalement le geste que je ne tente pas de défaire si ce n’est en bougeant la tête. Rien à faire. Il passe sa langue sur ses lèvres, me force sans le vouloir à déglutir tandis que j’écoute attentivement les mots qui en sortent. Dans ma tête résonnent encore des mots. Je ferme un instant les yeux, savoure, bien que peu cette pseudo victoire de le voir si désireux, mais je le suis aussi et ne peux le nier. Etait-ce cependant là le problème ? Je n’ai jamais dit ne pas y être sensible et quand bien même, la seule chose qui te perturbe c’est que j’en ai conscience et que je ne te cède pas, n’est-ce pas ? Pauvre de toi… le petit mortel ne veux pas te laisser faire Je ne le provoque pas, simplement, il est de mon devoir de jouer cette carte qui a jusque-là très bien marché. Plus je le lui répète, plus il devient fou, mais par extension, il s’acharne et me rend moi aussi fébrile. Les murs tiennent, mais pour combien de temps ?  Je frissonne encore, sentant toujours cette main qui ne relâche pas, ni l’autre d’ailleurs sur mes hanches. Mais ce qui est plus pressant reste sa bouche, si obscène dont il sait très bien se servir. Je la dévore à mon tour, ne résistant pas à l’idée de le faire taire, aussi bien pour qu’il n’anime pas de nouveau ses lèvres que les quelques échos emplis de désir qui parcouraient mon esprit. Dans la pièce, seuls nos corps entrelacés par sa faute sont en mouvement, au dehors, le bruit des vagues est lointain, couvert par les respirations fortes et entrecoupées par nos bouches qui se cherchent, qui se pressent et parfois se trouvent assez pour qu’un claquement se fasse entendre lorsque nos langues se caressent sans pudeur lorsque nous rompons le contact. Je me prends au jeu, en est-ce seulement un ? Oui, je dois rester lucide. Comment ? Sous mon corps, le sien commence à réagir. Mes mains à plats se transforment en poings. Je ne peux pas le laisser faire ça, je ne peux pas non plus le laisser y croire. Mon cœur bat d’une étrange façon, me donnant cette impression au creux de mon estomac, que je ne connais que trop bien : envie. J’ai envie de lui… l’idée même m’a effleuré l’esprit, mais je n’aurais simplement pas cru le vouloir à ce point aussi.

Les frottements de son pantalon contre mon jean n’arrangent rien, ma gorge se bloque, serrée par un étau invisible qui m’étouffe allègrement de cette sensation. J’avale ma salive en rompant le baiser, essoufflé au-dessus de lui, le sang battant aux tempes. Mon bassin se soulève au rythme de son ventre toujours un peu plus secoué par le manque d’air évident. C’est ce moment précis que je choisis pour récupérer sa main et la poser au-dessus de sa tête, prisonnière d’une des miennes. Son haut se soulève, son dos s’arrondit un peu plus… il m’est clairement difficile de résister à Noam, mais je suis encore assez raisonnable. Je pense aux miens, je pense aux conséquences, par-dessus tout, je pense au fait qu’il n’ait pas ce qu’il faut pour me satisfaire… il faut que je m’arrête au risque de voir la déception poindre si sa ceinture cède. Quel dommage que tu ne sois pas une femme… clairement Que ce serait-il passé ? Je n’aurais peut-être pas tant rechigné, encore que le ou la défier, qu’importe, reste une envie plus forte que de m’abreuver pour satisfaire ma soif de lui.
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Moon Noam
Children of Lilith.
09.01.17 6:48
les lèvres du mortel devenaient rapidement une addiction, si bien que le sorcier n'arrivait pas à s'empêcher de les chercher, de les attraper entre les siennes, avec plus ou moins d'insistance, plus ou moins de force. il cherchait à le frustrer, à le pousser, à tester sa patience, et peut-être certainement à le contrarier puisqu'il semblait tant s'en amuser lorsqu'il y parvenait. mais noam ne faisait que se délecter de ces contacts, appréciant chaque frôlement, chaque instant où il tirait ses lèvres entre les siennes, laissant transparaître bien évidemment son désir et sa fébrilité, mais poussant également le plus jeune à montrer ses propres faiblesses, malgré lui. il pouvait s'auto-convaincre autant qu'il le voulait, oh, le sorcier savait pertinemment qu'il appréciait ces échanges, qu'il commençait, lui-même, à en être dépendant. ce contact, cette chaleur, ces baisers entêtants, comment pouvait-il résister ? ce n'était pas vraiment de sa faute s'il était ainsi déterminé à faire tomber les murs du garçon. je te posséderais. et cette magie, brûlante et glaciale à la fois, engourdissant ses mains. qui était-il pour résister à quoique ce soit, concrètement ? moon noam, le grand sorcier d'ulsan, ne restait qu'un homme mené par le bout du nez par ses envies, par cette impatience douloureuse entre ses jambes. que pouvait-il y faire ? rien, rien du tout.

ses doigts restaient crispés dans ses cheveux, ne tirant pas réellement, mais lui laissant bien savoir qu'il gardait un contrôle sur lui, ses hanches en faisant de même alors qu'il se cambrait contre le sol, relevant le bassin. la main posée sur la hanche de son vis-à-vis glissa légèrement, tirant son jean, tirant sa ceinture. il était lassé d'attendre, de l'attendre. il était lassé de s'impatienter, de l'écouter distraitement lui rétorquer des mots dont il se fichait, essayer de prendre le contrôle, de faire de leur échange un combat. noam n'aimait pas se battre, spécifiquement quand il avait gagné d'avance. il n'avait pas besoin de lui prouver quoique ce soit, il savait déjà qu'il finirait par l'avoir, par le convaincre, qu'il l'avait déjà, au fond, quelque part, simplement en le poussant à ces réactions-là. il savait qu'il était victorieux, quoiqu'il advienne. le sorcier avait le souffle à présent rapide entre deux baisers, ses yeux croisant ceux du plus jeune à chaque fois que leurs visages s'éloignaient, ce sourire, inchangé, trônant toujours sur sa bouche.  « oh mais je ne suis pas perturbé, tu céderas, je te l'ai dis. » sa main glissa alors lentement, alors qu'il n'avait rien à y perdre, sur son fessier, pressant alors légèrement par dessus le tissu rêche qui faisait rempart, passant finalement sa langue sur ses lèvres. peut-être testait-il ses limites, peut-être voulait-il les trouver, mais quelque chose lui disait qu'il n'allait pas provoquer de protestation, cette fois-ci, il s'attendait à voir un éclat angoissé traverser peut-être ses orbes, mais quoi d'autre ? il ne pouvait pas fuir, dans tous les cas. il ne pouvait pas courir, se dérober, comme la dernière fois. il était peut-être au dessus de lui, le surplombant, mais ça ne lui donnait, dans ce cas-ci, aucun réel avantage, et peut-être commençait-il enfin à s'en rendre compte.

ses lèvres rencontraient les siennes de plus en plus souvent, avec plus de fougue, langoureusement. celles du sorcier devaient maintenant être plus rouges que jamais, dévorées par celles du plus jeune, qui ne semblait pas être dans un meilleur état. et il ne pouvait empêcher son bassin d'onduler, ses hanches de chercher celles du mortel, les heurtant à chaque fois qu'il bougeait. le sang commençait à affluer dans la partie basse de son anatomie, bien malgré lui. depuis quand était-il si faible ? quoi qu’à bien l'observer, le jeune homme ne semblait pas être en meilleur état. il était crispé, autant dans les traits de son visage que de son corps, rigide au dessus de lui, immobile. noam restait amusé, même dans cette position, de faiblesse pourtant, il trouvait le moyen de le perturber, de le pousser à se questionner. pourtant, quand le sorcier pensait avoir un peu plus de contrôle, voilà que sa main était arrachée à l'endroit où elle se trouvait, venant s'abattre contre le sol au dessus de sa tête, prisonnière de celle du métisse. il ne se démontait pas, noam ne pouvait pas le nier. il poussa un son, presque une plainte, rauque, s'échappant du fond de sa gorge alors qu'il arquait un peu plus le dos, tirant une nouvelle fois sur la lèvre du plus jeune des siennes, s'en délectant. un rire agita son corps, les mots du garçon résonnant au fond de sa tête. si naïf. « pourtant, quelque chose me dit que ce que tu sens là - » il donna alors un coup de bassin, inattendu, plus brusque, abrupt que les autres, lui laissant clairement deviner son impatience, sa virilité désormais à l'étroit dans son pantalon. qu'y pouvait-il ? autant en faire une force, une arme. il baissa la voix doucement, la main qu'il lui restait s'élevant pour venir caresser sa joue avec une tendresse déconcertante. il aimait le perturber. « - ne te déplaît pas vraiment. » je me trompe ? ses cheveux commençaient à coller contre son front, la chaleur devenant suffocante, à cause des pierres épaisses et des machines dans la bâtisse, ou peut-être à cause du feu brûlant en lui, il n'en était pas entièrement sûr. ses doigts caressaient encore sa peau, glissant lentement tout proche de ses lèvres, traçant le contour de l'inférieure de son pouce, utilisant le peu d'espace entre leurs visages. « aucune femme n'irait te défier comme je le fais, et au fond de toi, cette bataille t'excites. » touché. le rictus amusé du sorcier n'en finissait plus. il savait si facilement toucher les points sensibles du métisse, vraiment, s'en était presque risible. tu peux te mentir, mais tu ne peux rien me cacher.
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Hwang Setekh
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09.01.17 20:55
Ses mains sont brûlantes, qu’il s’agisse de celle logée dans mes cheveux ou l’autre sur ma hanche, je sens à chaque mouvement cette chaleur se répandre toujours un peu plus. Le moindre mouvement peut être fatal. Je résiste par simple fait qu’il ne soit pas ce que je désire entièrement. Et si je ne suis pas indifférent c’est uniquement parce que j’affectionne ces jeux-là. Je ne suis pas le seul, sans doute est-ce notre nature dominante qui nous rend si joueurs. La seule objection plausible et véritablement frustrante restera la finalité, à savoir lequel des deux cèdera en premier et quoi. Je ne compte pas m’allonger et laisser libre court à l’imagination, que je suppose débordante, de Noam. Je me contente de profiter de l’instant, savoure ces lèvres pulpeuses rougies par des échanges pressés, si délicieuses, si obscènes. Il ne cache pas son excitation, je le sens peu à peu qui s’éveille, qui m’embarrasse et me crispe au-dessus de lui. Je me mords déjà les doigts d’avoir tant abusé, mais suis-je le seul responsable d’avoir ainsi voulu le taquiner ? Je ne prendrais pas la fuite pour cela. Ce n’est pas tant parce que sa main m’en empêche. Non, il s’agit plutôt d’une volonté de ne pas me plier. Je me délecte du petit effet que je peux lui faire, me demande s’il est si rare de le mettre dans pareil état ou si je suis une exception, bien que je n’aie pas cette prétention. Son bassin ondule sous le mien, nos ceintures tintent lorsqu’ils se rencontrent, parfois lascivement, d’autres avec plus de motivation. Sa main se glisse entre nous pour s’en saisir, provoquant un léger sursaut de ma part que je rattrape par un baiser plus approfondi, beaucoup moins chaste, beaucoup plus sauvage que les précédents et destiné à lui faire oublier cette surprise qu’il a occasionné. J’en frissonne encore. De peur ? De dégoût ? D’envie ? Une chose est sûre, la température est montée de quelques degrés, assez pour que la sueur recouvre quelques parties de mon corps, mon front, mon cou, ma nuque. Je viens le titiller, l’embrasse sur l’épaule, remonte, puis, l’observe, mes lèvres presque contre les siennes tandis qu’il promet me faire lâcher prise. Ce que je n’avais pas vu venir, c’est cette prise sur mon fessier. Instantanément, je me soulève, récupère la fautive pour qu’il n’ait pas dans l’idée de réitérer l’expérience. C’était étrange, désagréable, contrariant et il en avait connaissance. Savoir ses doigts hors de portée me rassure, m’enivre.

Je tiens à garder le contrôle, pose cette main au-dessus de sa tête, m’assois de nouveau en sentant clairement la déformation du tissu, ce qui par extension pèse sur mon propre jean. Je déglutis, halète sensiblement en appuyant volontairement pour entendre de nouveau cette douce mélodie qu’est le chant du sorcier. Il n’a aucune honte et quelque part j’aime ça. Je meurs d’envie de lui sauter dessus, de le faire mien, mais la seule condition aurait été qu’il soit une femme. L’aurais-je voulu ? Qui sait ? J’aurais beaucoup moins eu de peine à lui céder cela dit et le lui fais savoir. Il rit, frappe plus fort encore, provoque des chocs qui me font perdre la tête. Mes lèvres sont pincées, j’expire lentement, ne me dérobe pas face à lui. Ses caresses sont légères, apportent toujours plus de chaleur, néanmoins empreint d’une douceur surprenante dans l’instant. J’apprécie particulièrement ce revirement de situation, bien que cela m’effraie une fois encore d’être si faible face aux tentatives de l’expert qu’est la créature. Je déglutis, humecte mes lèvres, passe ma main libre entre mes cheveux pour les envoyer en arrière, mais ils retombent, rebelles, sur mon front et le sien, en quelques mèches légèrement mouillées. La tension entre nous n’est plus aussi subtile que je l’aurais voulu. Je dois faire avec, gérer cette situation qu’il a occasionné en répondant autrement à mes provocations que par des mots. Oh, il les a aussi, il les emploie comme soutien à ses arguments, à ceux exprimés par le langage du corps. Pourquoi est-ce que j’y réagi ? Je me pose encore la question, malgré le désastre que cela représente pour moi actuellement. Je n’ai pas besoin de miroir pour connaître l’état dans lequel je suis, ni même besoin que l’on me le fasse constater. J’ai de nombreuses chances de m’en sortir indemne, reste à savoir laquelle sera l’élue. Je ne me suis pas encore décidé, j’improvise encore malgré la dangerosité des circonstances.

La douleur se fait ressentir, tant par le plaisir que par ce refus catégorique de le laisser s’exprimer. C’est d’une voix étouffée que je réplique Peut-être, mais je te le répète, pour le plaisir de te contrarier, tu n’auras rien n’était-il pas en train de gagner ? Oh, la partie ne faisait que commencer et il est de mon devoir de m’assurer que je ne lui cède pas. Si j’ai toujours suivi mes envies et fais mes propres choix, franchir cette barrière n’était pas à l’ordre du jour. Quand bien même cela reste une mauvaise chose d’expérimenter et de tester mes propres limites, je préfère m’assurer que j’y parviendrais avec lui, plutôt que de vivre dans la crainte d’avoir ou d’être sur le point de fauter, un soir sous l’emprise de substance, notamment alcoolisée. Pleinement conscient, j’ai tout le loisir d’apprendre à me connaître, Noam n’est bien sûr pas qu’un simple prétexte, mais je me garde bien de le lui faire savoir. Les raisons qui m’ont poussé à le choisir, il y en a une poignée et il doit bien en avoir quelques une en tête. Mais se pose-t-il la question à mon sujet et à cette acceptation de ma part d’ainsi le laisser se comporter ? Oh, je ne suis pas sûr qu’il pense à ce qui me passe par la tête, beaucoup trop obstiné et dans ce besoin presque primitif de satisfaire son égo en me soumettant aux lois qui régissent sa propre personne, à savoir en particulier le feu nous consomme en ce moment même et cette liberté d’action en toutes circonstances, y compris lorsqu’il ne s’agit pas simplement de lui. Il a idée de ce conflit qui m’habite sans pouvoir le comprendre, le veut-il ? J’en doute, pourquoi s’encombrer d’un autre mode de penser quand on peut imposer le sien ? S’il ne le fait pas directement, ce n’est pas seulement un souci d’éthique. Il attend de moi que j’y adhère. Mine de rien, c’est toute la complexité qu’il peut y avoir chez un seul être qui me fascine et Noam est une exception de choix, ayant à son compteur l’expérience de huit vies humaines. Finalement l’homme et la créature sont fortement liés, mais de loin, je préfère son humanité. Quitte à assumer cet instinct animal contre lequel il ne lutte pas, lui. Je mords ma lèvre, me redresse pour mettre un peu de distance entre nous.

L’idée de lui retirer sa ceinture m’a traversé l’esprit, mais au final pour quoi faire ? Si j’ai fait le choix de ne pas me laisser aller à mes pulsions, ce n’est pas son cas. Je dois cependant avouer apprécier le voir résister sans pour autant cacher cette excitation. Je lui envie cette facilité, cette façon de voir les choses, car même avec une femme je ne me montre pas aussi explicite et pourtant j’assume dans ces cas-là, le moindre de mes actes. Je voudrais me laisser porter, mais ce n’est pas possible. À défaut de ne pas correspondre à ce critère du sorcier, je me console, et de ce fait nourris l’espoir grandissant de Noam de me voir capituler. J’appuie toujours, par intermittence, refuse de mouvoir mes hanches comme il le souhaiterait en me rendant bien vite compte qu’il dominerait. Quelle idée aussi, de le renverser sans prendre le temps de glisser mon corps entre les interminables jambes fines du downworlders… le jeu doit-il prendre fin pour autant ? Non, je veux le voir s’impatienter, esquisse un sourire, moins enjoué peut-être que les siens, moqueurs. Le prix de cette vision est à mon goût trop élevé, mais je mets ça sur le compte invisible de Noam, car au final, c’est lui qui la paiera. Des perles de sueurs commencent à suinter à mes tempes, l’une glisse dans ma nuque, m’arrache un frisson, tandis que je lâche cette main mêlée à la mienne, bloquant par la même occasion tout mouvement engendré par ce corps démoniaque…
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Moon Noam
Children of Lilith.
10.01.17 5:28
bien qu'autrefois quelqu'un d'un peu dissipé, le sorcier avait vite appris à être observateur, concentré. à déceler les petits détails qui pouvaient donner une toute autre signification à une situation, un simple geste, n'importe quoi. alors, bien entendu, les tentatives du métisse pour lui cacher son impatience, sa fougue, lui sautaient très facilement aux yeux. comment pouvait-il penser cacher cette appréhension, bien qu'intéressée, en l'embrassant plus violemment ? il était maladroit, comme un enfant, au dessus de lui et pourtant si soumis à sa volonté, sans même s'en apercevoir. il refusait de céder, et pourtant, le sorcier avait déjà gagné cette bataille, simplement en le sentant frissonner d'envie, son souffle brûlant se mêlant au sien à chaque fois qu'il venait tirer sur sa lèvre inférieure, utilisant ce petit jeu comme prétexte pour cacher ce qui ressemblait bien à une demande, au fond. qu'allait-il faire de lui ? tantôt imprévisible, indomptable, tantôt perdu, enfantin, naïf. qu'était-il censé faire devant cette personnalité si changeante ? il l'excitait, chacun de ses gestes, de ses soupirs, et même de ses mots bien qu'il n'en aimait pas le contenu, ne faisait que lui donner envie d'aller plus loin, de le faire taire, de le soumettre à ses besoins. depuis quand n'avait-il pas été si perdu dans ses propres désirs, luttant contre ses démons face à un mortel, un être fragile, insignifiant pour la majorité de ses pairs ? depuis bien trop longtemps. la tentation n'avait jamais eu si bon goût.

le garçon chassa sa main si rapidement, noam aurait laissé échapper un nouveau rire si ses lèvres n'avaient pas été occupées. était-il si angoissé à l'idée de le laisser le toucher si intimement ? il en avait connu, des hommes incapables d'accepter leurs désirs, incapables de baisser leur garde, incapables de se soumettre. mais setekh était un cas particulier, si jeune et pourtant si fermé, déjà. il ne pouvait lui enlever une qualité, il savait ce qu'il voulait, et il savait maintenir une façade, même devant les assauts d'un sorcier de huit siècles, ce qui demandait tout de même un sacré ego. mais il allait céder, il n'avait pas d'autre choix, l'idée qu'il ait encore espoir de jouer ce petit jeu jusqu'à une éventuelle victoire n'étant qu'un mirage. noam était clairvoyant, il voyait, il avait toujours vu le déroulement des événements, et parfois le futur s'offrait à lui sans la moindre subtilité. ce n'était pas le cas aujourd'hui, mais son sixième, sens, lui, sentait déjà la finalité de ces échanges, que ce soit aujourd'hui ou un autre jour, ils se retrouveraient, et un soir, le garçon allait lui céder, laisser tomber les murs lui servant de barricades, le laisser s'insinuer aussi bien dans sa tête qu'au fond de son corps. le sorcier passa une langue gourmande, taquine, contre les lèvres du plus jeune, n'ayant plus réellement la volonté ni de lui résister ni de se résister. le futur semblait bien plaisant.

le sourire malicieux du sorcier dansait encore sur son visage, même après ces mots, pourtant décevants. il commençait à y être habitué, commençait à ne plus porter d'attention ni d'intérêt au refus du jeune homme. il avait du temps devant lui, après tout, n'était-il pas immortel ? bien entendu, l'être au dessus de lui, par contre, vivait avec un compteur au dessus de la tête. mais il lui restait bien assez de temps devant lui pour lui céder, et bien plus d'une fois. noam restait confiant, il savait, il voyait, après tout. il voyait le front du garçon, humide, autant que le sien, leurs cheveux en bataille donnant déjà l'impression que leur désir avait été consommé, et pourtant. le sorcier se redressa légèrement, à la suite du plus jeune au dessus de lui, sa main se défaisant de sa jumelle, sans difficulté alors que le mortel lâchait prise, n'osait plus bouger. de quoi avait-il si peur, cette fois ? le regard félin du sorcier restait planté dans le sien, noir de désir, ses pupilles indissociables de son iris, lui donnant un regard trouble. il semblait si loin, déjà, si noam s'était écouté, il n'aurait pas réfléchi une seconde avant de le faire sien. mais il avait une éthique, des règles de bon sens, d'humanité, à respecter. il ne voulait pas l'effrayer, il voulait l’envoûter. ses mains maintenant à nouveau libre, noam en condamna une pour s'appuyer sur un de ses coudes, redressant le haut de son corps. l'autre vint glisser dans le bas du dos du jeune homme, se posant à la frontière si dangereuse entre ses reins et son fessier, pressant légèrement pour le forcer à se réajuster au dessus de lui. un gémissement lui échappa, brièvement, sentant leurs impatiences entrer en contact, malgré les remparts de tissus. s'en était trop. « es-tu bien certain que tu as quoique ce soit à gagner à me résister ainsi ? » sa voix semblait plus douce qu'auparavant, basse, comme un murmure, intime. il était réellement interloqué par cette motivation qu'avait le métisse à lui dire non, ne comprenant pas comment un simple refus identitaire pouvait en être à  l'origine, alors qu'il le sentait, objectivement excité au dessus de lui. « tu ne sens pas ce que tu provoques ? me mettre dans cet état, me pousser dans mes retranchements, n'es-tu pas excité à l'idée de causer pareilles émotions chez le high warlock de la ville, toi, petit mortel ? » les lèvres pleines du sorcier restaient entrouvertes, son sourire maintenant presque imperceptible, alors que son regard semblait plus intense que jamais. tu es privilégié, t'en rends-tu au moins compte ? le cœur du sorcier battait plus fort, avec les secondes passant, la main au bas de la colonne vertébrale du mortel pressant un peu plus, jouant dangereusement avec la bordure de son jean. c'était un fait, moon noam était faible face aux envies éveillées par ce jeune homme, et il n'était même plus motivé à le lui cacher. il était prêt à beaucoup de choses pour enfin obtenir quelque chose de sa part. cèdes. il sentait son cœur battre dans sa tête, l'impatience se troublant, devenant frustration, alors que la chaleur envahissait son corps entier, jusqu'à ses joues qu'il devinait rougies, la propre expression qu'il arborait à présent ne devant plus être très glorieuse. s'il te plaît.
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Hwang Setekh
i live in ignorance.
15.01.17 2:08
Le plus surprenant dans cette histoire reste sans doute l’affolement de mon cœur à le voir ainsi me désirer. Je ne suis pas irrésistible, j’ai des charmes dont je sais jouer normalement auprès de femmes, mais lui, a été séduit par un tout autre côté, plus naturel et moins contrôlé que ce que j’offre d’ordinaire. Voilà pourquoi j’ai tant de mal à résister à ses faits et gestes, néanmoins, je ne suis pas le plus expressifs des mortels, les Coréens ont cette particularité de ne pas laisser leurs émotions se dessiner. Les Égyptiens sont plus ouverts et pourtant, j’ai appris à mentir pour sauver ma peau. Je perds cette capacité quand je perds le contrôle, en d’autres termes, je dois être actuellement entre deux états ce qui rend les choses étranges, compliquées ? Ou faciles ? Je ne saurais le dire, puisqu’en plus de cela, j’ai en face de moi un sorcier et pas n’importe lequel. Il n’apprécie pas mes protestations, ne dit rien quand à ma façon d’envisager l’avenir, il doit s’être lassé de ce cercle vicieux fait de « si » et de « non ». Ses lèvres mutines sont mouillées, gonflées, frôlent les miennes et finalement me volent des baisers qui n’ont rien d’innocent. Je soupire, ce serait me brûler que de jouer encore à pousser mon bassin contre le sien. Je me redresse alors, libérant sa main, pour observer, pour reprendre mes esprits, même s’il est déjà trop tard.

Son bassin se soulève contre le mien, sa main de nouveau libre vient caresser le bas de mes reins et le chauffe, me contrariant légèrement malgré cette douceur qu’il y met. Pourquoi se borner à vouloir me toucher, là plutôt qu’ailleurs ? Le haut de son corps se redresse à hauteur du mien. Il se déchaine, me demande pourquoi autant résister. J’esquisse un sourire, dévore ses lèvres du regard avant de plonger dans le bleu félin de ses yeux, papillonnant au passage par de doux baisers contre sa mâchoire. Tu ne comprendrais pas le monde fonctionne d’une telle façon que je ne voudrais pas en être exclu. Je suis déjà à la lisière entre les miens et les tiens… pourquoi voudrais-tu marquer plus encore cette différence et créer un énième genre ? Car je ne suis pas non plus comme ceux qui acceptent cette sexualité ouverte et épanouie, si tentée qu’elle le soit. Crois-tu en Dieu, Moon Noam ? Car ceux qui comme moi croient, ont cette crainte qu’il ne nous accepte pas tous comme nous sommes et par extension, nos propres paires nous jugent comme des traitres, des hérétiques. Une vision du monde qui rejoint celle si néfaste que j’en ai. Le mien reste encore le plus accueillant, et même s’il était au courant pour les downworlders, je suis persuadé qu’il serait le plus tolérant. Est-ce un tort ?

Cela n’enlève rien au fait que je sois totalement sous le charme. Est-ce un sortilège ? J’en doute, mais voilà une option qui me plait bien, même s’il y a certainement un moyen d’écarter cette hypothèse et d’en avoir la preuve. Il serait sinon bien trop facile d’accuser un sorcier à tort. Puis, je ne peux nier, être allé le chercher en premier lors de mon intrusion dans sa chambre. Je souris contre ses lèvres tandis qu’il énonce ce fait pourtant si troublant. Je n’irais pas à dire qu’il est simple de le séduire, je suppose que ce qu’il entend par ses mots peut rayer l’idée à tout jamais de ma mémoire. Cela veut donc dire qu’il est rare pour lui d’avoir cette envie à l’égard d’un mortel comme moi. Je dévore ses lèvres, déglutis par la suite, laissant ma bouche ouverte contre la sienne, nos visages si proches, mon corps ondulant de lui-même au-dessus, replaçant au mieux ma virilité contre la sienne pour ne pas ressentir l’effet négatif de son membre contre mon fessier. Je ne réponds pas, me concentre sur cette envie, malgré moi, beaucoup trop avancée pour ne pas assouvir ce besoin immédiat de la soulager. Le voir ainsi ne me laisse clairement pas indifférent, est-ce normal de vouloir être à ce point désiré ? La teinte de ses joues change à présent, mélange de chaleur et d’épuisement sur une peau plus bronzée que la mienne, ou du moins d’une façon différente. Il est si spécial que j’en suis contrarié. Jaloux ? Non, j’aurais aimé savoir ce qui me perturbe autant chez lui pour ne pas pouvoir m’empêcher de faire certaines choses, mais je comprends peu à peu que c’est mon obstination qui me pousse parfois à cette affreuse bêtise de jouer pour mieux perdre. J’ai toujours eu cette tendance et elle me mène toujours à des fins aussi étonnantes qu’embarrassantes. Je grogne, dévie mes lèvres, repose une main près de sa tête, l’autre passe entre nos deux corps aussi serrés soient-ils. Je suffoque, non habitué à sentir la virilité d’un homme sous mes doigts si ce n’est la mienne. Pourtant, l’avoir contre moi ne me dérangeait pas plus que cela, au contraire, me servait d’appui pour roder mon envie de manière plus efficace. Je défais ma ceinture, laisse entendre le son particulier de la boucle, provoquant ma propre délivrance dans un soupir. Je reprends peu à peu ma respiration, haletant, ma main toujours en place. J’hésite, puis finalement, l’aide à succomber, préférant cette option plutôt que celle, beaucoup trop intime de lui offrir quoi que ce soit de moi qui pourrait le soulager.  De nouveau je sens sa chaleur me contaminer, affluer dans mon sang, me saisir à la gorge, m’étouffer, m’affaiblir. Puis, défais peu à peu les entraves qui ne maintiennent plus, de toute façon, ce semblant d’apparences. La première barrière est tombée… malgré moi, ou alors l’ai-je provoqué ? Aurais-je pu tenir ? Qu’en sais-je ? Je meurs à petit feu, ma gorge s'embrase entre nos deux corps brûlants et l’air ambiant de ce phare, chauffé, oui, mais sans doute pas assez pour ce qui semblait être nos besoins…
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Moon Noam
Children of Lilith.
16.01.17 20:47
le brasier au creux de son ventre s’intensifiait encore, alors qu’il pouvait sentir les baisers du garçon contre sa peau, son parfum autant que cette douce chaleur contre lui l’entêtant un peu plus chaque seconde. le sorcier perdait peu à peu ses capacités à réfléchir, aveuglé par ses désirs et ses ardeurs. il ne mentait pas, lorsqu’il lui affirmait être un homme avant d’être un sorcier, et cette perte de contrôle en était l’évidence même. le métisse semblait de toute évidence commencer à intégrer que malgré ses presque huit siècles, le sorcier n’était pas infaillible, sinon pourquoi ainsi lui affirmer qu’il ne pourrait comprendre ses raisons, sans la moindre hésitation ? un soupir échappa au sorcier, avant un semblant de rire, discret pourtant. la religion n’était pas son point fort, ni dans son respect, ni dans sa compréhension, le mortel ne s’était peut-être pas trompé en lui refusant ainsi toute explication. ses mains caressaient doucement sa peau, distraitement, ayant légèrement relevé son vêtement, alors qu’il l’écoutait patiemment, avec plus d’attention qu’il n’en avait l’habitude. il humecta finalement ses lèvres déjà humides, par réflexe, avant de relever ses yeux félins vers les siens, retenant l’envie de reprendre sa bouche de la sienne pour l’instant. « je crois en son existence. » il marqué une courte pause. « mais je suis l’enfant d’un démon, je suis le fruit d’un péché, je ne suis pas né de sa main. » il vint céder à cette pulsion plus vite qu'il ne l'avait prévu, reprenant les lèvres du mortel entre les siennes, tendrement, langoureusement, s’en déléctant comme il commençait à en prendre l’habitude, poussant un soupir de contentement en les relâchant. « qu’as-tu à lui prouver ? tu es une de ses créatures, il t'a voulu ainsi. » noam ne faisait que reprendre ce discours, incompréhensible pourtant, que les humains tenaient si souvent. dieu n’est qu’amour, n’est-ce pas ? et pourtant vous êtes tous si effrayés par son jugement divin.

le sorcier sentait sa respiration s’emballer au fil du temps, se calant sur cette excitation qui ne faisait que grandir depuis qu’ils étaient entrés dans ce phare. être avec le plus jeune lui procurait toujours cette drôle de sensation, comme une longue ascension vers une délivrance qu’il n’avait pas obtenu la première fois, qui lui manquait, le frustrait. mais où cette montée s’arrêtait-elle vraiment ? il n’en savait rien, il n’avait pas encore eu à faire face à une descente, un contrecoup. il restait sur ce fil depuis leur première rencontre, attendant avec une patience très discutable quelque chose sur lequel il ne pouvait mettre de mot. comment un simple mortel pouvait ainsi l’acculer ? il n’avait pas beaucoup de faiblesses, et jusqu’à récemment, il aurait juré n’en avoir qu’une. mais voilà que le sort, ou peut-être ce fameux dieu, lui en envoyait une autre, sous cette forme si frêle, si fragile, si éphémère. pourquoi un mortel ? pour l’humilier, peut-être, lui rappeler que la vie n’est qu’une succession de plaisanteries. il n’avait pas honte, il n’avait pas de raison de fuir. pas encore, en tout cas. il n’était même pas certain d’en être capable.

il pouvait le sentir se réajuster au dessus de lui, prenant soin d’appuyer sa virilité contre la sienne à défaut d’autre chose, faisant sourire le plus âgé par cette obstination, ce blocage qu’il semblait avoir. le sorcier ne s’en plaignait pas, il n’était pas difficile, le plus jeune pouvait bien lui donner ce qu’il voulait, tant qu’il lui donnait quelque chose, n’importe quoi capable de contenter cette fougue, cet appétit qu’il n’arrivait pas à combler. il baissa les yeux alors, s’efforçant d’écarter son visage du sien, assez en tout cas pour observer sa main curieusement, une bouffée de chaleur parcourant son échine jusqu’à envahir sa tête, embuant ses yeux incandescents. il le sentait contre lui, tout aussi éveillé qu’il pouvait l’être, et maintenant il pouvait le voir céder à ses premières barrières, libérer son excitation non sans laisser échapper quelques sons faisant battre son coeur plus fort encore au creux de ses tempes. et voilà que ses doigts maladroits jouaient contre sa propre impatience, ne réalisant sans doute pas l’impact du geste, des frôlements semblant anodins et qui pourtant signaient le retour des picotements au bout de ses doigts, sa magie n’étant pas cette fois d’humeur à agir, mais simplement incapable de rester tranquille sous cette montée d’adrénaline. noam mordilla ses lèvres avant de récupérer cette main gênante au creux des reins du garçon pour la glisser jusqu’à l’avant de son corps, entre les deux, chassant la sienne en venant tirer doucement sur son pantalon pour l’ouvrir d’avantage, ses doigts se glissant alors contre la forme qu’il distinguait à présent sous son sous-vêtement, apparent. un soupir échappa au sorcier tandis qu’il pressait doucement, quelques fois, expérimentant. il gardait un oeil aiguisé sur son visage, observant ses réactions. il ne voulait pas lui faire peur, le repousser, ni lire de la honte sur son visage. noam avait toujours préféré donner, voir les hommes autant que les femmes perdre pieds sous ses assauts, s’abandonner l’espace d’un instant à ses yeux et ses mains, et les siennes uniquement. il poussa un nouveau soupir en soulevant le bassin, un son étouffé s’échappant d’entre ses lèvres lorsque son érection entra en contact avec celle du plus jeune, sa main n’étant qu’un bien mince obstacle entre eux. tu me plais trop pour ton propre bien, hwang setekh. des picotements, encore. que pouvait-il contre elle, dans cet état ? il n’était pas en pleine possession de ses moyens, ou plutôt, il ne l’était plus. comment combattre cette magie si gourmande, alors qu'elle faisait partie de lui, reflétait ses émotions si précisément ? ses doigts vinrent encercler la virilité du jeune homme malgré les remparts de tissu restant, en devinant facilement les contours alors qu'il la prenait en main, la sienne pulsant sans qu'il ne puisse rien y faire dans ses propres confins. oses me dire que ça ne vaut pas la peine d'aller en enfer. il passa sa langue sur ses lèvres, replantant son regard dans celui, perdu, du garçon. même s'il avait été un mortel lui-même, il aurait bien sacrifié sa place au paradis pour pareil spectacle, et c'était bien la seule chose dont il était sûr à cet instant précis.
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Hwang Setekh
i live in ignorance.
16.01.17 23:51
Tant de différence entre les définitions d’un seul et même mot. Ou n’est-ce que la subjectivité d’une interprétation propre à chacun qui creuse cet écart et sème le trouble au sein d’un même peuple ? Nous ne sommes pas si différents, pourtant, nous ne croyons pas de la même façon et je ne saisis pas la subtilité de cette vision qui est la sienne. Un enfant ne paye pas les dettes de ses parents aux yeux de Dieu. Ses lèvres contre les miennes et son souffle chaud sur ma peau me font l’effet d’une drogue, les désavantages en moins. L’endorphine, l’adrénaline, au fond tout ça peut très bien se passer de substance pour être stimulé. Cependant, ça ne deviendra pas une habitude, qu’il le sache. Tu as beau être immortel, tu as une part d’humanité que tu ne peux ignorer et par conséquent tu es concerné. Est-il contrarié d’être différent du commun ? Où est-ce simplement une prétention de sa part que de se sentir extérieur aux desseins d’un être divin ? Là est toute la subtilité, il y a un enfer et un paradis, il n’accepte pas tout le monde et qui peut bien savoir quels sont les élus parmi nous ? En dehors, évidemment, des chasseurs d’ombres, qui peut prétendre connaitre les critères pour toucher du doigt la paix éternelle ? Voilà un débat que je pourrais entretenir toute la nuit si j’étais capable de réfléchir plus que cela à l’heure actuelle. Je perds la tête, me délecte de sensations interdites et frissonne au moindre changement. Qu’il s’agisse d’un mouvement, d’une légère brise d’un vent qui s’immisce entre les pierres ou les jointures de fenêtres, ma sensibilité est accrue, par sa faute, ou par mon état, je ne saurais le dire.

Ce qui est sûr en revanche, c’est que je ne tiens plus assez pour supporter la douleur de ce confinement. Je glisse entre nous une main qui éveille un peu plus sa curiosité. Ses yeux dérivent, ses lèvres me quittent tandis qu’il soupire en me regardant faire. Je lui laisse la place une fois libérée de ma cage, l’observe à mon tour, mais détourne assez vite le regard. Je pourrais refuser qu’il pose sa main sur moi, je pourrais tout aussi bien me relever et partir comme la première fois. Mais je n’en ai aucune envie, bien trop imbibé de cette envie, de ce plaisir d’une chaleur humaine, d’un corps contre le mien. N’est-ce pas cela dont j’avais besoin indépendamment du sexe de ma proie ? Malheureusement cela posera problème, tôt ou tard. J’avais déjà conscience de mes actes et de leur portée, cela ne m’a pas empêché de me retrouver dans ce phare. Plus encore en sentant contre moi cet attribut masculin frotter contre le mien. Sa main toujours présente ne fait qu’aller dans ce sens. Je cours à ma perte, me laisse choyer, pose un avant-bras près de sa tête, la mienne, front contre le parquet à l’opposé, haletant contre son épaule. L’autre main posée à plat, racle parfois, seule membre qui répond encore à cette exigence de ma part de ne laisser aucun son s’échapper. J’ai beau grogner, tousser, je réprime au fond, ce désir, me disant, malgré l’évidence même du plaisir que je prends, que cela peut toujours être sous contrôle.

Cette voix dans ma tête qui murmure que l’enfer sera beaucoup moins pénible à supporter avec le délicieux souvenir que nous sommes en train de fabriquer. Ma gorge se serre, sa main s’active, mon visage se dresse au-dessus du sien à la recherche d’une réponse plausible à donner. Et quand bien même, je ne parviens pas à articuler le moindre mot, obnubilé par ce qui est en train de se jouer plus bas et déchaine en moi cette vague de frissons qui me parcourt de la tête aux pieds. Mon estomac est pris d’assaut par une sensation de caresse en son intérieur si fortement que j’en viens à me demander si tout ça est bien naturel. Ma tignasse laisse perler quelques gouttes sur le torse de Noam, je ne peux plus supporter la chaleur de mon propre pull ni l’impression désagréable que me procure le vêtement collé à ma peau. Je me redresse légèrement, m’en débarrasse, bien mieux sans l’épaisseur du premier, gardant le second pour ne pas attiser la curiosité du sorcier déjà chanceux de me voir si docile. Intérieurement, je rage d’être si réceptif, me consolant en me disant qu’il n’en aurait pas été de même avec un autre. Noam est un mystère à lui tout seul que je cherche à découvrir, à connaître par cœur. Je ne me sacrifie pas, j’expérimente. Je me brûle un peu trop, irrépressiblement attiré par lui pour tout ce qu’il veut a à offrir et plus encore. Ces yeux sont fascinants, j’y plonge volontiers, m’égare sans compter le temps que j’y passe, nullement embarrassé. Je n’aurais simplement pas cru qu’il m’intrigue aussi sur le plan physique, mais après tout… se passer de l’expérience d’un spécimen comme lui serait un crime, quand bien même il cherche ce que je ne peux me résoudre à lui donner. Je meurs d’impatience, mords ma lèvre, mon bassin appuyant contre le sien, ondulant pour obtenir plus de frictions entre sa main et ce qui fait de moi un homme.

Mes lèvres rencontrent enfin les siennes après quelques secondes à les chercher, ma respiration saccadée à peine maîtrisée sous l’émotion. Mes baisers sont brefs, sauvages, mais motivés entre deux inspirations nécessaires au bon fonctionnement de mon corps en surchauffe. Tout semble tanguer autour, seule la créature au-dessous de moi me semble fiable, erreur, sans doute que je paierais plus tard. Tant de questions se bousculent que je chasse de mon esprit en secouant parfois la tête. Imperceptiblement, je l’espère. Il m’est impossible de réfléchir à tout autant que de me focaliser sur une seule chose. Ses lèvres ? Sa main ? Ses yeux ? Tellement de choix. Pourquoi suis-je si tenté par ce demi-démon ? D’entre tous, il est sans doute le pire et il est frustrant pour moi de me rendre compte, que si je n’étais pas résistant, si je n’avais pas cette appréhension, j’aurais éventuellement pu céder comme il le prédisait. Je tiens encore, malgré tout, satisfait de ne pas lui laisser toutes les cartes en main pour me soumettre à cette volonté dont il n’aura que faire quand de mon côté, j’aurais donné tant. C’est si contrariant que je ne réagis pas en conséquence, me contentant de le provoquer plus encore à chaque fois. Une autre faute qui s’ajoute, mais celle-là, je n’ai pas envie de la rectifier, car j’ai cru deviner que c’est cette obstination qui fait de moi un challenge de choix à ses yeux. Et si Dieu existe, il saura que mes passions font de Noam un défi bien vivant. Nous voilà donc prisonniers, de l’emprise l’un de l’autre. Au final, le destin nous réunit de bien des façons. Un hasard, peut-être ? Ou pas…
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Moon Noam
Children of Lilith.
18.01.17 19:25
la religion n’était pas son sujet favori, ne l'avait jamais été, et le mortel s’en rendrait rapidement compte si ce n'était pas déjà fait. il l’avait trop vue évoluer, changer, se contredire au fil des siècles. les hommes parlaient de ce fameux dieu parfois comme d’un sauveur, comme d’un messie, et d’autres comme d'un maître, un supérieur auquel ils devaient obéir, aveuglément, dont ils avaient peur. la naissance du sorcier n’avait été qu’une erreur de parcours, comme celle de beaucoup de sorciers. du point de vue de noam, ils étaient, de tous les downworlders, peut-être ceux que dieu portait le moins dans son coeur, et certainement avait-il raison. ils avaient beau prendre de leur parent humain physiquement, en majorité en tout cas, ils ne pouvaient renier leurs origines, et les circonstances de leur naissance. noam ne pouvait ignorer, malgré les paroles encourageante du jeune homme, qu’il n’avait été ni prévu, ni voulu, que ce soit par quelconque figure divine, ou ses parents, l'un comme l'autre. « ce n’est pas mon immortalité qu’il refuserait, mais tu ne peux pas comprendre. » un sourire étira les lèvres pleines du plus âgé, énigmatique. il n’était pas d’humeur pour ce genre de discussion, bien trop aveuglé par un problème persistant un peu plus bas. il appréciait discuter avec setekh, mais ce n’était simplement pas le moment propice. il vint alors l’embrasser tendrement comme pour le lui transmettre, sceller ce pacte. plus tard, nous aurons tout le loisir d’en parler.

s’il y avait par contre une chose, une seule, qu'il ne pouvait remettre à plus tard, c’était bien ce besoin de soulager son envie, cette douleur au creux de son ventre, grignotant toute sa bonne volonté autant que sa capacité à réfléchir. il avait besoin d’une délivrance, peu importe comment, mais le plus tôt serait le mieux. c’est pour cette raison qu’il n’avait pas réfléchit plus loin que le bout de son nez lorsqu’il avait glissé cette main entre eux, parce que malgré ses années d’expérience, il restait impatient dans ce domaine, il restait gouverné par ses pulsions, comme beaucoup d’hommes, malheureusement. il perdait toujours ses repères lorsqu’il était stimulé, lorsque son appétit était éveillé sans qu’on ne le contente. au fond, c’était la faute de ce mortel, pour ainsi le chercher, ainsi saisir l’occasion de jouer avec lui pour finalement fuir face au concret. pourquoi le voulait-il tant, lui, et pas un autre ? noam n’était que rarement si passionné, spécifiquement avec les hommes, encore plus mortels. il n’était que rarement si attaché, après aussi peu de temps. parce qu’il ne pouvait le nier plus longtemps, il ne pouvait se mentir, il voulait le revoir, pensait déjà à la prochaine fois qu’il le croiserait, à cette montée d’adrénaline, cette attirance qu’il ne savait combattre. une attirance qui s’était transformé en désir, plus violent qu’une tempête, en le voyant ainsi, en l’entendant haleter contre lui. comment pouvait-il le tenter autant sans même essayer ? et sa main aventureuse sentait maintenant les contours de son membre sous ses doigts, le tissu bien trop fin pour l’en empêcher. il suffoquait intérieurement. il en voulait encore, il voulait plus de frictions, plus de sensations, il n’était pas rassasié. sa propre érection sembla pulser dans son sous-vêtement, comme pour l’appuyer, l’encourager dans ce sens. quand sa magie ne s’y mettait pas, c’était elle qui semblait le gouverner. comment pouvait-il être si faible ? peu d'êtres le poussait à ainsi perdre pieds, et la plupart étaient morts. mais au jour d'aujourd'hui, il lui restait deux faiblesses, deux failles qui grandissaient, doucement. et l'une d'entre elles était un mortel, le même mortel qui était actuellement au dessus de lui, lui faisant perdre la tête. décidément, il continuait inlassablement de faire les mêmes erreurs, les siècles passant.

il sentait son coeur tambouriner dans sa poitrine, sa main pressant de façon régulière contre la virilité sous ses doigts, insistant sur la tête, malgré le bref éloignement que le plus jeune avait causé en enlevant son haut. une légère déception vint agiter le sorcier en réalisant qu’il portait un autre barrage sous le premier, un grognement audible venant se frayer un chemin hors de sa bouche. il était en train d’imploser, de se consumer, littéralement. il n’eut qu’à retirer les bras de ses manches pour laisser son manteau à terre, comme une couverture, se détachant un instant de l’impatience du garçon. ce n’était pas beaucoup mieux, son pull semblant encore un rempart trop épais, mais il s'en occuperait plus tard, le mortel au dessus de lui le préoccupant plus encore que ses propres frustrations. il vint alors doucement glisser les mains sous le dernier vêtement qu’il portait en haut, tirant dessus sans lui laisser le moindre choix, jusqu’à réussir à lui retirer, tant bien que mal. ses mains vinrent instinctivement glisser sur son torse, ses yeux parcourant la vue s’offrant à lui, cette peau luisante de sueur, frissonnant sous ses mains. s’il avait toujours trouvé le garçon séduisant, il commençait à ne plus pouvoir en détacher le regard. magnifique. il fronça les sourcils, venant rencontrer ses lèvres avec la même fougue, la même violence que lui, ces baisers brefs mais passionnés l’entêtant. il savait qu’il pouvait l’entendre, mais il ne se battait plus contre cette magie. elle voulait jouer ? qu’elle joue. qu’elle le flatte, qu’elle lui laisse savoir ce que le sorcier pouvait penser de lui. ça n’en était que plus amusant encore, de lire les expressions du garçon à chacune des pensées qu’il pouvait entendre. tu me rends fou, setekh.

noam se laissa retomber à plat contre le sol, le souffle rapide, entraînant setekh avec lui alors qu’il refusait de lâcher ses lèvres, une de ses mains restant appuyée contre son torse, l’autre entamant à nouveau sa descente contre son corps pour venir reprendre sa place, non sans glisser une première fois, du bout des doigts, contre son ventre maintenant dénudé. ses doigts revinrent presser, avec plus d’insistance qu’avant, contre l’érection toujours bien présente dans son boxer, mordillant ses lèvres entre deux baisers. « plus .. » un souffle, un murmure. il voulait qu’il le touche, qu’il lui enlève ses vêtements. il voulait, il voulait sans réussir à s’en empêcher. il était trop loin. plus. ses doigts, fébriles, commençaient à tirer sur son sous-vêtement, tentant maintenant de l’abaisser, le tissu ayant finalement réussi à le frustrer d’avantage. il voulait le sentir, l’avoir entre ses doigts, sentir sa chaleur au creux de sa main. il atteignait son point de non-retour, et il avait déjà lutté bien assez longtemps afin de garder son calme et ses esprits, mais ce n’était plus un jeu. c’était un besoin. j’ai besoin. un gémissement étouffé quitta ses lèvres alors qu’il relevait le bassin, par réflexe. allez, donne-moi quelque chose, n’importe quoi.
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Hwang Setekh
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18.01.17 21:55
Non, je ne peux pas, tout comme toi tu ne comprendrais pas mes motivations Voilà une impasse qui définit plutôt bien notre relation. Il y a des aspects que ni l’un ni l’autre, sommes en mesure de comprendre, pourtant nous sommes là, à chercher le contact, la chaleur de l’autre. J’ai toujours été curieux et je ne m’en cache pas. J’aime goûter à ses lèvres, sentir son souffle chaud sur ma peau, son cœur ou le mien qui bat, qui me donne une impression de flottement. Tout est si lent, et pourtant l’adrénaline est un très bon carburant pour éviter l’anesthésie d’un plaisir trop lascif. Je ne peux vraiment lutter contre cet instinct de vouloir soulager ma douleur. Mais je résiste le plus possible pour provoquer chez lui cet agacement caractéristique. Il n’aime pas perdre malgré sa tendance à vouloir jouer. Il a de la chance, ou est-ce de l’expérience ? Je me brûle bien plus souvent que lui, presque de mon plein gré. Ma respiration saccadée soulève mon torse irrégulièrement tandis que ma main nous défait de nos liens, partiellement. Il apprécie, oh que oui, je n’en doutais pas. À le voir, ce geste est plus qu’une délivrance, cependant, il serait imprudent de me réjouir, ce n’est pas une victoire, je suis dans le même état.

Ajoutons à cela la main qui est venue s’emparer de mon membre, me coupant le souffle à chaque mouvement effectué, qu’il soit volontaire ou non. Je l’embrasse, happe parfois l’air qui vient à me manquer et ondule pour toujours plus de contact. Il se délecte de la sensation autant que moi. Est-ce un crime ? Suis-je dans les limites autorisées ? Où sont-elles ? Des questions qui n’obtiendront pas de réponses de ci tôt et qui par ailleurs seront le prochain sujet de mon nouveau problème : où cela nous mènera-t-il ? J’élude rapidement la réflexion, m’abandonnant à ce pique de tension qui crispe la majorité de mes muscles lorsque le sorcier presse ses doigts fins à l’extrémité de ma virilité. Je me redresse, pris d’une bouffée de chaleur si dense qu’il me faut reprendre mes esprits pour comprendre que rien n’entrave mes poumons. Je me déleste d’un vêtement, ce qui visiblement ne satisfait pas Noam tandis qu’il retire à peine sa veste. Nouveau sursaut occasionné par les mains pourtant chaudes de la créature, mon haut me quitte à son tour, non sans laisser à Noam tout le loisir de profiter en caressant les parties exposées. Il semble apprécier la vue, tandis que chaque caresse me fait rater un battement et frissonner comme si ce n’était jamais arrivé. J’ai toujours apprécié la douceur, bien qu’un peu de violence couplée à cette dernière ne fasse clairement pas de mal, je préfère appeler cela passion. Ma main se loge à la naissance de ses cheveux, remonte légèrement tandis que nos langues se retrouvent pour une danse. Une voix dans ma tête, des murmures, un frisson plus intense, je grogne. Comment est-ce possible de rendre fou un sorcier qui doit avoir autant d’expérience qu’il en faut pour m’entrainer avec lui dans sa chute ? Non, il doit bluffer, prétendre cela avec tous ceux qui lui plaisent… pourtant, je ne peux nier apprécier la vue et constater à quel point il en a envie lui aussi. Je me laisse entrainer, mordille ses lèvres tandis que sa main s’active à nouveau. Il soupire, me demande plus encore. Et moi, je ne bouge pas, je me laisse guider par cette main qui me tient au travers de mon boxer. Je me mords la lèvre en l’entendant, d’abord de vive voix, puis dans ma tête et finalement, ce qui a raison de moi c’est cette plainte, pourtant si courte, si discrète qui n’a pu m’échapper et me transforme. Le plaisir est désormais plus que cela, une nécessité flagrante. Je dois prendre une décision alors que j’en suis actuellement incapable pour ne pas avoir l’esprit clair.

Néanmoins, je ne reste pas immobile très longtemps, glissant une main timide au-dessous de son propre haut, levant peu à peu cette main au-dessus de sa tête qui me servait d’appui pour rejoindre l’autre, forçant le bas de mon corps à prendre appuie contre celle de Noam entre nos deux corps, seul point d’appui, déjà fragilisé par les stimulations occasionnées par les frictions. Je soupire, remonte mes mains de son pantalon à ses côtes, fais glisser sur mes avant-bras ce haut blanc contrastant avec la couleur de sa peau. Je dévoile peu à peu, me penchant pour l’embrasser, appuyant mon front, parfois mes yeux plongés dans le bleu félin des siens, parfois à dévorer chaque parcelle que je découvre. Je finis par céder, le lui retire complètement pour mieux retrouver ses lèvres et repose une main sur le plancher, l’autre contre son torse, épousant les formes à mesure de mes caresses légèrement tremblantes. Puis, une surface plus rugueuse qui me rappelle malgré leur similitude que c’est bien le corps d’un homme. Je déglutis, m’amuse de ce que je peux éventuellement provoquer par ce que je connais du corps féminin, essaye de répercuter ces réactions sur celui d’un homme, d’assimiler les ressemblances, de me dire, peut-être, en argument, que ce n’est pas si différent… Et pourtant, j’y suis réticent parce que je sais d’avance que nous chercherons lui comme moi à dominer l’autre, n’est-ce pas au final, cela être un homme ? Pourquoi chercher une définition plus complexe quand celle-ci résume parfaitement tous les projets entrepris par cette race ?

Je descends ma main, soulève mon bassin jusque-là collé par les coups du sorcier. Je réalise le manque occasionné par les frottements et le besoin urgent dans les propres sous-vêtements du sorcier. Je mordille ses lèvres, picorent, et progressivement dévore sans pouvoir m’arrêter, ma main se frayant un chemin et trouvant un rythme à suivre lorsqu’elle vient explorer le terrain inconnu qui se dresse sous le tissu. J’ai du mal à concevoir la forme sous ma paume, semblable à la mienne et qui pourtant ne m’appartient pas. Je suis en train de poser mes doigts sur le corps d’un autre homme… Je frissonne, sous le choc et pourtant, séduis par l’idée, parce que je ne sais que trop bien à quel point il est désireux d’être à son tour touché. Je peux très bien imaginer pour être pris moi aussi de cette faim qui me creuse l’estomac. Prudemment, j’initie un premier geste. D’autres suivent, définissent la forme de son membre pour mieux anticiper la suite. Quelle est-elle ? Mon corps se presse contre le sien, nos mains se frôlent, se rencontrent parfois tandis que je cherche plus, à mon tour, contaminé depuis un certain temps déjà par cette folie qui l’habite de vouloir à ce point être soulagé. J’approche mes lèvres, les délie des siennes, mordille, son lobe en souffle, un Noam… étouffé dans un grognement. Il y a si peu de mots et pourtant tant de sens… mais j’en rajoute une couche, donnant un coup plus violent à l’aide de mes hanches basculées en avant, s’entrechoquant avec les siennes. Donne-moi ce que je veux aussi. Je suis bien incapable de le dire, préférant m’abstenir de laisser le moindre son suspect m’échapper. J’en suis le premier surpris, d’être ainsi positionné, à m’accorder sur les désirs pourtant bien humains d’un sorcier…
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Moon Noam
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23.01.17 16:01
il aurait bien voulu poursuivre cette conversation dans un autre contexte, leurs différences l'intéressant peut-être autant que ce désir commun qu'ils avaient, mais il n'en avait ni les capacités, ni la patience actuellement. comment pouvait-il combattre ses envies, alors qu'ils étaient dans ce phare depuis maintenant bien trop longtemps, la chaleur naturelle du lieu autant que celle générée par leurs corps pressés l'un contre l'autre lui faisant perdre ses moyens ? il n'en avait pas fini avec hwang setekh. oh, il le trouverait encore sur son chemin, par hasard ou non, de son propre chef et même de celui du mortel puisqu'il savait très précisément qu'il reviendrait de lui-même jusqu'à lui dans le futur, comme ce fameux soir où il s'était introduit dans sa suite. le sorcier n'était pas dupe, malgré ses tentatives de résistance, il restait faible face à lui, face à sa prestance, mais aussi, et surtout, face à ses assauts. et noam n'avait jamais été assez noble - naïf - pour résister à l'idée de profiter de ses atouts lorsqu'il en avait besoin, ou en tout cas lorsqu'ils pouvaient lui faciliter la tâche dans l'idée d'obtenir quelque chose. il était opportuniste, l'avait toujours été, et ça lui avait sauvé la vie plusieurs fois déjà, assez pour qu'il ne le considère plus comme un défaut.

il n'avait pu résister à cette envie, ce besoin de le dévêtir un peu plus, ses yeux se perdant naturellement sur cette peau bien plus pâle que la sienne, offerte à lui. et ses mains n'avaient que peu patientés à venir s'y glisser doucement, sa lèvre inférieure à nouveau coincée entre ses dents un court instant, tandis que son ventre s'embrasait de plus belle. comment pouvait-il faiblir si facilement ? et en même temps, la créature qu'il avait au dessus de lui valait peut-être qu'il perde ainsi le contrôle de lui-même. il appréciait ses contours, appréciait sa beauté, celle dont il n'avait, sûrement, lui-même pas conscience. son sourire taquin étira brièvement ses lèvres alors qu'il sentait les mains du garçon se faufiler elles-même sous le tissu épais de son haut, venant pousser son ventre à se contracter malgré lui à cause du contraste des températures, et peut-être par la faute, aussi, de l'excitation. et ce rempart le quitta bientôt alors qu'il rétablissait une certaine égalité, lui retirant ce même vêtement l'instant d'après. un frisson traversa son corps, visible sur sa peau. il sentait ses doigts tracer les formes de ses muscles, presque curieusement. il avait cette impression d'être spécial alors que le mortel le touchait ainsi, une nouveauté qu'il avait refusé longuement par peur de croyances arriérées, mais dont il n'arrivait pas à détacher le regard, qu'il ne pouvait s'empêcher de toucher, de convoiter malgré lui. noam était flatté, naturellement, son ego surdimensionné ne ratant jamais une occasion de se manifester lorsqu'il était stimulé. et ce sourire, toujours aussi coquin, toujours aussi amusé, presque supérieur, étirant toujours ses lèvres pleines tandis qu'il relevait encore les hanches, cherchait encore cette même friction entre eux, n'en ayant jamais réellement assez pour être satisfait. il perdait pieds, il se dévoilait sous un jour peut-être plus humain, chose qu'il ne donnait que rarement. te rends-tu au moins compte de ce que tu me fais ? ces mêmes mots, il les lui avait déjà susurrés. s'en rendait-il compte ? il n'en était pas vraiment sûr, et peut-être était-ce là la cerise sur le gâteau, cette ignorance qui l'avait toujours touché.

le sorcier ne réfléchissait plus assez pour discerner le bien du mal, ni le politiquement correct de l'indécent. et il ne portait pas la moindre attention, surtout, aux limites que le plus jeune pouvait encore peut-être avoir, tentant sa chance, repoussant les limites aussi loin qu'il l'y autorisait, bien décidé à le titiller jusqu'à atteindre une barrière. c'est ainsi que sa main s'était retrouvée à tirer sur son sous-vêtement avec insistance, son pantalon ayant déjà glissé un peu plus bas sur ses hanches. il ne s'inquiétait pas, pour l'instant, d'un possible refus du jeune homme, celui-là même qui le dévorait actuellement, ses lèvres se perdant contre les siennes, contre sa peau, presque sans interruption, lui faisant tourner la tête. il devait bien se rendre compte, quelque part, qu'il ne faisait qu'attiser un feu ardent au creux du ventre du sorcier, un feu qu'il n'allait bientôt plus pouvoir éteindre. le tissu glissa enfin, abandonnant la lutte, alors que ses doigts se faufilaient en dessous presque trop hâtivement, ses yeux quant à eux prenant bien soin de rester posés sur son visage lorsqu'il ne l'embrassait pas, se fermant instinctivement lorsque ses lèvres venaient rougir les siennes. il vint bientôt prendre son impatience en main, laissant échapper un soupir alors qu'il sentait sa forme entre ses doigts, et cette main trouvant la place de se faufiler entre eux malgré tout, malgré leurs corps si serrés l'un contre l'autre, malgré la main du sorcier occupant déjà une partie de l'espace. et pourtant, le métisse avait réussi à l'insinuer entre eux, à la glisser contre son propre membre, tendu, douloureux, piégé par ses confins. une plainte lui échappa en le sentant bouger, une plainte désespérée, malgré lui. il ne pouvait pas résister à cette douce torture, se frustrant un peu plus à chaque pression, chaque once de plaisir qui ne faisait que le pousser à en désirer plus encore. et ses hanches, elles aussi, arrivaient encore à se mouvoir contre les siennes, faisant rater des battements à son pauvre cœur alors qu'il n'arrivait même plus à y voir clair, l'excitation venant maintenant de tous côtés, les stimulations trop multiples pour qu'il ne sache se concentrer sur une en particulier. « setekh .. » un souffle, un murmure. il ne jouait plus depuis longtemps. setekh, setekh, setekh. son esprit semblait embrumé, la seule chose qu'il savait encore restait le prénom du garçon, la seule chose qu'il voyait encore était son visage, au dessus du sien comme dans sa tête lorsqu'il avait les yeux clos. il avait besoin d'une délivrance rapidement, sa patience cédant de plus en plus. sa main commença alors à aller et venir lascivement sur la longueur qu'il tenait fermement, serrant légèrement, son pouce s'attardant à glisser contre la tête. il ne pouvait plus se permettre de le titiller sans rien concrétiser, il n'en avait plus le temps, ni l'envie. il voulait se délivrer, et emmener le jeune homme avec lui dans sa chute. il voulait les délivrer.
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Hwang Setekh
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23.01.17 18:37
Mon échine danse lorsque nos membres se rencontrent, lorsque j’appuie un peu plus autant que lorsque mes mains parcourent les denrées inexplorées auparavant de ce corps sous le mien. Je me pose encore cette question : pourquoi suis-je autant attiré ? Mais au fond, j’en ai toujours eu conscience, je n’avais jusqu’alors jamais satisfait cette curiosité et ne pensais pas le moins du monde être capable d’assouvir mes désirs les plus secrets. Je n’ai pas atteint le summum, fort heureusement, me contente de ce qui m’est offert sur un plateau d’argent à prix d’or, puisque je délivre beaucoup en contrepartie. Le sorcier n’est pas à son premier coup d’essai, si bien qu’il ne doit plus savoir se mettre à la place d’un être humain face à ce genre de décision. Voilà ce qu’il a perdu en étant immortel, contrebalancé par une expérience dans de nombreux domaines. Si être éternel équivaut à perdre l’essence même de ce que je suis ou ai été, je n’en veux pas et preuve en est qu’il se délecte de ce plaisir nouveau pour moi en me faisant bien savoir que c’est inhabituel. Je n’ai rien de spécial en comparaison d’eux, si ce n’est la capacité de voir au-delà des apparences. J’en viens à me demander si ça aurait fait une différence ? Souris contre ses lèvres, grimace par la suite en sentant cette main se saisir de ma virilité pour faire pression, pour réclamer toujours plus et faire de la moindre distraction un malheureux souvenir qui se bousculera parmi tant d’autres pour m’accabler une fois la tension calmée.

Un nom, un seul, le sien, qui m’échappe dans un soupire tandis qu’une main se pose sur son membre, l’autre toujours en support au-dessus de sa tête. J’embrasse, mordille ces lèvres gorgées de plaisir et d’envie. Elles représentent à elles seules une tentation si grande que je m’en contenterais si je n’étais pas déjà entré dans une sorte de transe, si mon corps n’était pas déjà pressé de sentir ses doigts se resserrer, s’activer. Je déglutis, goûte à sa bouche, apprécie le moindre bruit qui en sort, qui définit l’instant, que ce soit par les frottements de tissu, par la boucle de ma ceinture qui teinte contre la sienne parfois, ou celui de nos baisers plus passionnés qu’il ne l’aurait dû, lorsque nos lèvres se détachent. Après le toucher, l’ouïe et le goût salé de sa peau mouillée par autant de sueur que moi, vient la vue. Je constate, grave dans ma mémoire ce visage asservi par des pulsions, par un instinct animal et pourtant si semblable aux miens. Je dévore du regard ses yeux, qui se ferment quand les miennes s’abaissent lorsque nos bouches se retrouvent, mais plus encore, je fonds quand mes prunelles cherchent à se fixer dans les siennes, si particulières, véritable fenêtre, embuée par l’excitation qui fait écho à la mienne. Ma main glisse entre nous, croise la sienne que je frôle et qui s’exerce à apprivoiser les formes les plus intimes de mon corps comme je tends à le faire, plus réservé malgré tout. Pour combien de temps ? Chaque mouvement de sa main me force à pencher ma tête, mon front pratiquement appuyé contre le sien, chatouillant le sommet de sa tête de quelques mèches trempées. Mon nez et mon menton menacent de laisser rouler quelques perlent de sueur que je me décide à écraser en venant glisser ma langue contre sa jumelle avec plus d’insistance, cherchant à étouffer une seconde plainte. Lorsque le manque d’air se fait bien trop ressentir, je me détache à peine, reprend ma respiration sans me soucier de ce souffle plus qu’audible dans cette pièce immense et vide qui ne laisse aucun doute sur les échos qui frappent les parois.

Mon prénom, susurré, puis en écho dans ma tête, une plainte qui me rend complètement fou. Qui de lui ou de moi est asservi par l’autre ? Ou le sommes-nous tous deux par nos instincts primaires ? Je n’ai plus ce loisir de pouvoir y réfléchir avec cette main qui se meut, qui choie une partie sensible. Une fois stimulée, il n’y a plus de retour en arrière possible, je suis déjà allé si loin, je suis rongé par la culpabilité d’avoir cédé à cette pulsion, pourtant portée par l’adrénaline, ce besoin d’elle, de côtoyer le danger. Ma respiration se coupe, ma main à son tour s’agite, tremblante contre le tissu qui se défait de lui-même, me laissant découvrir plus de chaleur encore, de ce corps inconnu fait du même bois ou presque. Je déglutis, happe l’air qui me manque, fronce les sourcils, prends sa bouche pour ne pas avoir à l’entendre, mais je n’en ai pas besoin pour être plus encouragé dans cette descente aux enfers. Le bien qu’il me fait se répercute, j’en veux plus, ondulant contre cette main qui me tient si fermement. Il en fait de même, soulevant au possible ses hanches pour venir les faire frapper contre les miennes, ne provoquant que des chocs minces en comparaison de la satisfaction de le sentir rouler contre moi. Je resserre à mon tour l’étau autour de son envie, avec une anxiété certaine, essuyée par ce besoin de reproduire ce qui m’est fait comme s’il s’agissait du prolongement légitime de ma propre envie, si ce n’est plus réjouissant de constater qu’il est autant bouleversé, même si les raisons en sont autres. Qui aurait cru qu’un sorcier, si calme, si puissant, se retrouve si vulnérable entre les bras d’un mortel ? Si j’étais réellement mal intentionné, je n’en aurais fait qu’une bouchée, mais il a bien saisi, malgré son indifférence à cet égard, que je n’irais pas plus loin que cela. Qui plus est, il m’est d’une grande utilité outre ce qu’il cherche à me faire accepter. Une relation plus qu’étrange entre pouvoir, ascendants et échanges de bons procédés, malgré tout à son avantage. J’inspire, retient mon souffle, crispe cette main sur le parquet, la sollicitant pour basculer d’avant en arrière en faisant rouler les muscles de mon dos pour plus de frictions entre nos corps, pour moins d’espace encore, jouant avec le bord du précipice duquel je n’ai pas encore plongé. Moon Noam, le sang démoniaque qui coule dans tes veines m’obsède autant que cette curieuse personnalité et c’est là le secret pour faire grandir mon intérêt… le puzzle que tu es m’aguiche, me hâte de vouloir le compléter, si bien que les pièces qui en composent le mien, sont sur le point d’éclater.
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La nuit ne sera pas ton alliée pour faire de moi une proie {Noam NC-17}
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