weekly news du 21/01/17 ! attention au roman les enfants !
le chapitre un de l'intrigue est terminé, passez voir les évènements importants dans la chrono !

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La nuit ne sera pas ton alliée pour faire de moi une proie {Noam NC-17}

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Moon Noam
Children of Lilith.
28.01.17 11:37
le désir restait sa plus grande faiblesse, au fond. cette envie, ce besoin de posséder, d'obtenir. d'asservir. il n'était pas le fruit du péché pour rien, au fond, et avait toujours su lui-même qu'il avait malheureusement hérité cette gourmandise insatiable du démon lui servant de géniteur. qui était-il pour lutter contre d'aussi bas instincts ? ils étaient bien trop puissants pour qu'il puisse les repousser, et quand bien il était assez fort mentalement pour peut-être le faire, il n'en avait pas la moindre envie non plus. si moon noam avait une part d'ombre, c'était bien celle-ci. fort heureusement, c'était assez commun chez les sorciers d'ainsi s'épanouir dans la décadence pour que ça ne surprenne, au fil du temps, plus personne. il avait simplement poussé le vice assez loin pour corrompre même un mortel, ces petits-êtres fragiles semblant décidément lui importer plus qu'ils n'auraient dû, cette fascination étrange pour leur jeunesse et leur inexpérience semblant ne jamais s'éteindre, même les années passant. et quand ils avaient, en plus, un joli minois, comment était-il censé se raisonner ? il avait des raisons de ne pas se battre. des raisons peut-être futiles, mais qui lui semblaient valides dans ce genre de situation. il n'avait aucune envie d'arrêter, de revenir à lui, de fuir. il n'avait aucune envie de le laisser s'échapper d'entre ses griffes non plus. il ne lui voulait, au fond, que du bien, pourquoi devrait-il être raisonnable ? il ne l'avait jamais été dans sa très longue vie.

ces caresses, ces baisers, cette intensité qu'ils mettaient à l'ouvrage ne faisaient que lui faire tourner la tête. il n'y voyait plus très clair, se sentait plus vulnérable qu'il ne l'avait été depuis longtemps alors qu'il était sobre et lucide. c'était agréable d'ainsi perdre une partie de son contrôle légendaire, sa propre magie se faisant la complice du mortel avec beaucoup d'amusement. il ne subissait pas, il appréciait cette facette de la relation qu'il commençait à cerner entre le métisse et lui-même, ce soupçon d'incertitude et de piment qu'il ne retrouvait pas avec tout le monde. et cette malice qu'il lui inspirait, ses lèvres s'étirant en rictus et sourires avant de goûter avec force à celles du garçon, la sueur perlant sur leurs fronts et leurs corps, la chaleur devenant insoutenable, irrespirable. il ne regrettait pas cette visite au parc, cette intuition qui l'y avait mené, lui murmurant qu'il y trouverait quelque chose. ses intuitions restaient aussi fiables qu'elles l'avaient toujours été, c'était réconfortant. ses dents venaient attraper sa lèvre inférieure doucement, jouant avec elle, alors qu'il retenait ses propres soupirs et autres grognements, des frissons électriques traversant l'échine de sa colonne alors qu'il sentait cette main timide essayer de mimer ses propres mouvements, des petits pics de plaisir ne tardant pas à le traverser. et ses hanches refusaient de rester en place, cherchant un plaisir qu'elles n'obtiendraient certainement pas ce soir, cherchant une friction plus grande, plus forte, plus bestiale. qu'y pouvait-il ? il avait encore ce besoin de possession coulant dans ses veines, provoquant des montées d'adrénaline. mais il se satisfaisait déjà de ce qu'il obtenait, de la chance, même, qu'il avait d'ainsi briser ses remparts, avec autant de facilité. il ne lui résistait pas autant qu'il l'avait crié, et bientôt, il ne lui résisterait plus du tout, sans l'ombre d'un doute. la simple idée lui traversant l'esprit provoqua une bouffée de chaleur, agitant son corps, poussant son bas-ventre à se contracter tandis qu'il creusait son dos afin de relever une nouvelle fois le bassin. pas assez. ce n'était pas la délivrance qu'il attendait, encore.

ça suffit. un murmure, peut-être, qui s'était laissé porté jusqu'à l'esprit du jeune homme, il ne saurait le dire. la télépathie n'avait jamais été un de ses dons particuliers, et il n'avait jamais entièrement dompté la coquine qui poussait ainsi ses pensées à être partagées. mais il s'en fichait, maintenant, après tout ce que le mortel avait déjà entendu. il donna un coup de bassin, alors, plus sec que les autres, y mettant cette fois-ci assez de force pour le faire basculer sur le côté, se libérant de la prison qu'était son corps au dessus du sien pour inverser leur situation, même s'il devait se défaire un instant de sa main pour ça. il ne voulait pas le perturber, ni le faire fuir, encore moins lui faire peur. mais il voulait, à son tour, le voir ainsi impuissant, pressé contre le parquet, le regard vague et la respiration haletante. c'était une vision agréable, qui lui fit étirer un nouveau sourire, d'un autre genre cette fois, presque tendre. il glissa lentement une main dans ses cheveux pour les écarter de son visage, l'autre allant retrouver cette impatience qu'il avait lâchée, ses doigts s'enroulant autour avec la même sûreté que la première fois, reprenant un vas et viens terriblement lent. la sienne, frustrée, se sentant délaissée, pulsa une fois contre son ventre, lui arrachant l'esquisse d'une grimace. patience.

« bientôt. » il passa sa langue sur ses lèvres, sa voix plus cassée qu'habituellement ne laissant échapper que ce mot, explicitement. oui, le jeu avait trop duré, et la conclusion se rapprochait inévitablement. pour cette fois, en tout cas. n'ai pas peur. il avait la sensation de faire les choses dans le désordre, mais peut-être essayait-il simplement de mettre le jeune homme en confiance une nouvelle fois, pour ce changement de position qui l'avait, s'il le connaissait bien, de toute façon perturbé, mais également pour les prochaines fois à venir. parce qu'il en était certain, elles arriveraient bien plus vite qu'il ne le pensait. il plongea son regard dans le sien un certain temps, se délectant des lueurs qu'il y voyait, des émotions trop facilement lisibles sur ce visage, malgré ses orbes d'un noir plus profond que la nuit. et il se pencha à nouveau sur lui, l'emprisonnant de toute sa forme, leurs corps s'emmêlant à nouveau alors qu'il l'embrassait plus langoureusement encore qu'avant, sa main accélérant, profitant qu'il soit maintenant distrait. laisse-toi aller, abandonnes-toi à moi. son cœur battait plus vite, maintenant, le prévenant, lui laissant savoir qu'il ne pouvait plus gérer cette frustration encore longtemps, sa patience se craquelant, rapidement. tu ne le regretteras pas.
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Hwang Setekh
i live in ignorance.
30.01.17 5:02
Je ne suis plus rien qu’une envie dévorante et insatiable, un être fait de ce besoin primaire dont l’adrénaline est le carburant. Mes soupirs sont le ronronnement du moteur et les surchauffes occasionnent des perles de sueur qui recouvrent rapidement ma peau. Il est nécessaire à présent que je vienne à bout de mon propre supplice. Suis-je à ce point désireux de m’auto détruire ? Je n’y pense pas, bien trop occupé par la pression exercée autour de mon excitation. Je ne me détache plus de ses lèvres si ce n’est pour reprendre un peu d’air, à peine suffisamment pour remplir mes poumons. Il mord les miennes comme si nous allions nous confondre à force de frictions. Chacun des sons qui s’extirpent de son être est un plaisir que je ne peux cacher, me contenant à peine. Et rien ne peut calmer ce feu, à présent indomptable qui a pris possession de moi, pas même les morsures du froid dans mon dos, qui parcourent ma colonne à la recherche de sueur pour mieux s’immiscer. Mes muscles sont bien trop sollicités pour avoir le temps de refroidir. Sa main qui se serre, qui s’agit, la mienne qui en fait de même, légèrement tremblante, je ne suis plus qu’une machine désireuse d’en finir, incapable de se contrôler face à la tentation qu’il représente. Si la luxure devait être personnifiée, je choisirais à coup sûr son visage.

Des mots que je ne peux ignorer résonnent dans ma tête, si ses hanches frappaient contre les miennes, je manque de m’étouffer en sentant une vague plus dense m’envahir. Il m’a fait basculer. Rien ne l’empêchait pourtant d’agir, mais je sais ce qu’il voulait, et je n’ai pas le temps d’y réfléchir, qu’il me somme par quelques pensées de ne pas avoir peur. Sa main reprend sa place, après quelques tendresses, me laisse un moment de répit à retrouver mon souffle quand mon corps entier réclame sa délivrance. Je mords ma lèvre pour calmer les soubresauts de mon torse, mon ventre se creusant assez pour délimiter les abdos qui d’ordinaire ne se voient pas autant. Sans doute est-ce le manque d’air couplé à l’effort trop dense qi tendent à dévoiler ce côté beaucoup trop intime de ma personne. Mes yeux plantés dans les siens, je n’ai pas la force de prononcer une seule lettre, mon cœur bat bien trop vite et ne pompe pas assez pourtant, mes tempes sont bouillante et couverte de quelques cheveux plaqués. Je ne suis plus en mesure de faire la différence entre l’état de panique dû à ma position et l’apaisement qui vient en raison du soulagement imminent. Il plonge, revient et me serre tandis que je retiens de justesse ma surprise, ma main restée près de son bassin agrippe une micro seconde cette hanche avant de ne plus rien sentir d’autre que son envie contre la mienne, et cette main qui sert de barrière, bien trop fine et instable pour les séparer, continuant de stimuler habilement mon envie déjà si bien entretenue. Je déglutis, sentant ma fin approcher, encouragée par ses murmures. Je ne suis plus maître de rien, essaye malgré tout de garder un minimum de contenance. Mais je ne peux retenir mes mains de se serrer autour de ses hanches ni les miennes d’onduler contre pour écraser dans une dernière supplication ma culpabilité. Coincé entre nous deux, je sens peu à peu mon corps se tendre sous la douleur mêlée au plaisir indescriptible au creux de mon ventre. Son corps suit les mouvements du mien, se dressant contre moi tandis que l’arrière de ma tête roule pour exposer sur mon cou ma pomme d’Adam ainsi qu’une veine ne laissant aucun doute sur l’intensité de l’émotion. Mes doigts se décrispent, retrouvant peu à peu leur couleur naturelle, perdue à force de s’enfoncer dans le tissu autour de sa peau. Elles retombent en même temps que la sensation, l’adrénaline. Je suis de nouveau seul avec ma propre conscience… qu’est-ce que j’ai fait ?

Je ne perds pas une seconde, le fixe toujours, sans oser poser mes yeux plus bas. Nous sommes toujours liés, et quelque part je n’ai aucune envie qu’il se lève pour ne pas avoir à découvrir et affronter la réalité. Est-il le seul capable de réveiller le vice confortablement installé en moi ? Je l’espère, mais je n’en suis pas sûr. Je passe mes mains sur mon front, les yeux rivés vers le fond de la pièce. J’ai rompu le contact volontairement, incapable de le soutenir, incapable d’affronter ce sourire satisfait qui doit surement être parfait. Je ne dis rien, peu à peu mon torse se soulève moins, pour enfin reprendre son rythme initial, le froid ne tardera pas à se délecter de nos deux corps à moitié nus, mais je m’en contre fou. J’ai cédé… je n’aurais pas dû. Et tout ce que je trouve à dire c’est ça n’arrivera plus sans même avoir bougé ni délogé Noam de sa place, celle qu’il n’aura plus l’occasion de prendre, non, je ne la lui laisserais plus. J’ai bien tenté de me convaincre de soutenir ces yeux que j’affectionne tant pour être unique, mais je ne tiens pas plus de deux secondes. Je perds en crédibilité au profit d’un plaisir dont il doit déjà bien profiter et sans la moindre honte, quand pour moi, c’est déjà m’avoir perdu que de m’être laissé tenter. Qu’est-ce que j’ai fait…
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Moon Noam
Children of Lilith.
03.02.17 12:32
s'il avait apprécié la vue du jeune homme au dessus de lui, expérimentant, cherchant à mimer ses faits et gestes, il appréciait peut-être encore plus de l'observer maintenant, son corps emprisonné par le sien, alors qu'il semblait décontenancé. le sorcier n'avait pas pour but de l'effrayer, ni même de le soumettre, il suivait simplement ses instincts, écoutait sa nature, et celle-ci n'avait jamais été docile. il tirait beaucoup de plaisir à l'idée d'ainsi le voir, fragile sous lui, perturbé. pourtant, il savait que ce rôle n'était pas non plus celui qu'il désirait, mais il avait peut-être espoir, au fond de lui, de lui faire apprécier leur échange sous un autre angle, et peut-être même était-il assez optimiste pour espérer le convaincre qu'il n'avait aucune raison d'ainsi se méfier de lui.

son regard, d'ordinaire froid et pourtant si brûlant aujourd'hui, ne quittait pas celui du mortel, cherchant à y déceler toutes les émotions qui pouvaient bien le traverser. noam était un amant passionné, l'avait toujours été, depuis la toute première fois - bien qu'avec le temps, il avait acquis expérience, et surtout une confiance en lui à toute épreuve, ainsi que beaucoup - trop - de culot. mais jamais il ne s'était lassé de dévorer ses partenaires du regard, de les pousser dans leurs retranchements les plus lointains, jusqu'au point de non-retour qu'il se délectait d'apercevoir au fond de leurs orbes embuées par le plaisir. il en faisait même un peu trop avec le métisse, l'attirance qu'il éprouvait pour lui allant bien au-delà de ce qui suffisait à l'exciter en temps normal. ce n'était pas entièrement physique, il l'avait également provoqué en se dérobant ainsi, en le fuyant malgré ses impatiences. c'était une forme de courage, au fond, d'ainsi résister aux désirs d'un sorcier aussi vieux, aussi puissant que lui. il n'était plus habitué aux refus depuis des années, et setekh avait ravivé en lui quelque chose de très particulier, ce désir de séduire, d'obtenir, l'envie qu'il avait pourtant perdue, au profit de la luxure pure et simple, facile. c'est précisément ce qu'il voulait, depuis le premier soir, l'obtenir, gagner quelque chose. et c'est cette envie, ce besoin qui faisait naître en lui cette fébrilité, ses baisers se faisant de plus en plus pressants, brusques d'une certaine façon, ses dents venant trop souvent attraper la lèvre inférieure du plus jeune, la faisant rougir de plus belle. il ne pouvait simplement pas se contenir, et même si c'était inhabituel pour lui d'ainsi se laisser aller sans aucune retenue, il en tirait un plaisir qu'il n'avait plus eu depuis longtemps. un plaisir qu'il allait bientôt concrétiser, incapable de résister à son impatience, celle-ci à présent douloureuse contre son ventre.

un sourire étira les lèvres du sorcier en sentant les soubresauts du jeune homme sous lui, en sentant également cette excitation, brûlante entre ses doigts, la sienne venant frôler sa propre main s'affairant entre leurs bassins, les vas et viens auparavant langoureux devenant maintenant bien plus rapides alors qu'il le sentait approcher de sa fin. il passa lentement sa langue contre sa lèvre inférieure alors qu'il ralentissait, brièvement, pour essayer  d'enserrer son propre membre en même temps, le frôlement de leurs excitations lui arrachant un lourd soupir. il se redressa sur son coude, appuyé à côté de la tête du plus jeune, son regard de plus en plus intense, ses yeux plissés, concentrés, alors qu'une goutte de sueur perlait à son front pour venir dégringoler le long de sa tempe. encore un peu, bientôt. les mêmes mots se répétaient en boucle dans son esprit, alors qu'il reprenait le mouvement de sa main, en profitant cette fois-ci lui-même. il n'allait pas tenir bien longtemps, à ce rythme-là, trop poussé par le désir, le plaisir, et cette sensualité qui ne faisait que lui faire perdre la tête, son imagination bien trop vivide pour qu'il sache la combattre.

le mortel laissa tomber ses remparts avant lui, sa tête partant alors en arrière tandis qu'il se délivrait enfin, la sensation de chaleur, plus encore qu'avant, contre sa main ne lui laissant pas l'ombre d'un doute. son sourire ne fit que s'accroître, avant qu'il ne plonge en avant, ses lèvres venant s'abattre contre cette peau qu'il lui offrait malgré lui, son cou maintenant trop en évidence, trop tentant pour qu'il y résiste. et maintenant qu'une barrière était tombée, il n'avait plus la capacité de se retenir plus longtemps, sa main ne faisant qu'accélérer jusqu'à l'instant fatidique, son corps entier se tendant et se crispant alors qu'il laissait enfin échapper ses frustrations, pressant ses hanches contre celles de setekh, ses dents venant laisser une marque contre sa pomme d'adam dans une tentative désespérée de retenir la plainte qui était monté dans sa gorge, incapable pourtant de retenir un gémissement étouffé alors qu'il se déversait contre sa propre main et le bas-ventre du jeune homme. il laissa finalement sa tête glisser dans son cou, ses muscles se relâchant doucement alors qu'il retrouvait peu à peu, très lentement, sa clairvoyance. peut-être ce qu'ils venaient de faire était une erreur, mais peu importe, le sorcier n'avait quant à lui aucun regrets. et alors qu'il fermait les yeux, reprenant sa respiration petit à petit, il n'avait qu'une impatience, la prochaine fois.
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Hwang Setekh
i live in ignorance.
03.02.17 23:54
Le bien, le mal sont des notions qui s’entremêlent si bien quand on y pense et qui relèvent étrangement de la subjectivité. Voilà pourquoi tout ce qui est sur cette terre et qui possède un tant soit peu de conscience possède cette essence même d’incertitudes et de choix à prendre. Nécessairement, une partie viendra à manquer lorsque la décision sera prise et la culpabilité ou la frustration fera surface. Je ne fais pas exception à la règle et si j’ai bien conscience de mon attirance irréfutable envers lui, je ne voulais pas y céder. Je ne sais que trop bien à quel point la première expérience est déterminante. On prend goût, puis on s’accoutume jusqu’à ne plus se rendre compte des limites, à les repousser toujours plus et finalement se perdre, car il n’y en aura jamais assez. Il y a là de quoi détruire une vie, parce que tout est relatif et que le bien est souvent accompagné du mal. En ce cas, je regrette, car ma curiosité m’aura mené tout droit entre les griffes d’un sorcier bien plus habile que moi pour la ruse et surtout pour obtenir ce qu’il voulait. Mais je ne me résigne pas malgré mes fautes. Je dois simplement faire preuve de plus de volonté, bien que cela soit encore imprévisible. Entre ma soif de connaissance et ma ténacité, qui fera pencher la balance ?

Une part de moi cependant se délecte des sensations procurées par les mains d’un autre sur ma peau, par le goût de ses lèvres et le souffle chaud de sa respiration aussi saccadée que la mienne. La vision de nos deux corps qui ondulent l’un contre l’autre ne m’a pas laissé indifférent. Sa langue s’est frayé un chemin contre ma pomme d’Adam, provoquant une douleur plaisante de ses dents venues pincer et rougir mon cou, chatouillé au préalable de quelques mèches mouillées, le dessous de ma mâchoire crispée. Sa main qui a accueilli sa propre virilité, mes jambes qui s’animaient d’elle-même pour chercher plus de frictions aussi étrange que cela soit. Je n’aurais jamais cru prendre autant de plaisir au contact d’un autre membre et bien que cela reste une expérience étrange et nouvelle, ce ne fut pas désagréable. Dérangeant, embarrassant à me faire détourner le regard, oui. J’en tremble encore, essayant de ménager  mes efforts et de rassembler les fragments éparpillés de mon esprit confus. Je déglutis, culpabilise, mais ne peux refréner la plainte sourde qui m’échappe dans une grimace quand un liquide chaud se répand à nouveau du mieux qu’il le peut sur mon ventre, écrasé par le poids du sorcier dont la tête repose désormais contre mon épaule.

Au creux de mon ventre, l’angoisse remonte le courant, elle n’est pas seule. Comme une amie retrouvée, cette sensation de danger, d’adrénaline qui coule dans mes veines. Elles sont indistinctes l’une de l’autre et n’améliore pas mon état. Je n’ose pas le regarder dans les yeux pour affronter ce sourire, ces lèvres toujours plus obsédantes pour y avoir goûté de nombreuses fois et y être déjà familier. Puis, ses yeux, qui ne manqueront pas de transmettre cette fierté d’avoir eu entre ses doigts la preuve d’une envie beaucoup plus conséquente. Si j'étais pas nu, je suis certain que j’aurais eu cette impression d’être vulnérable à ses yeux. Une simple chose qu’il peut manipuler à sa guise. C’était une crainte que j’avais depuis le départ, que je croyais pouvoir maîtriser au profit d’un peu plus d’aplomb et d’avance sur lui, la seule que j’aurais eue en dépit des apparences, car il fait preuve de plus d’humanité dans le vice que la majorité de ses congénères. Et si tous y sont extrêmement sensibles, on ne m’y reprendra pas à deux fois avant de tenter de déchoir une créature pour mieux l’asservir…

Je ne bouge plus, calme mon cœur ne cesse de s’emballer à chaque fois qu’il prend une bouffée d’air. Je sens tous ses muscles bouger à l’unisson avec les miens. Lorsqu’il inspire, j’expire, le tout produisant des frictions légères et si compromettantes que je n’ose imaginer mes cuisses qui entourent sa taille, dressées non pas parce que je comptais m’éclipser, mais parce qu’il était bien plus facile de me mouvoir ainsi. J’en laisse échapper des mots qu’il ignore, qu’il ne veut sans doute pas entendre. Non, il ne peut de toute façon plus y croire tant j’ai manqué à ma parole, pour son plus grand bonheur. Je vais devoir faire mieux que ça si je veux m’imposer à ses yeux, et ce n’était déjà pas une mince affaire avant que nous nous déchaînions. Ça le sera encore moins dorénavant par mes stupides réactions. Le bien, le mal, au fond tout s’entremêle, se lie, se délie pour ne former qu’un amas d’émotions troubles qui n’ont de sens que pour ces fiers savants avides de classifications. Quand, pour moi, ce n’est plus rien qu’un flux, un vent qui ne cesse de changer de sens et n’apporte jamais avec lui qu’une seule saveur. Et si je croyais mon palais fin gourmet, je n’avais pourtant jamais eu d’explosion aussi riche que celle-ci. Elle ne ressemble à aucune autre, elle est unique, elle lui appartient, et malheureusement se rapproche dangereusement de celle qui a guidé mes pas jusqu’ici, celle que je recherche avec cette même ardeur sans devoir me brûler. On dirait bien que je ne peux l’obtenir sans que cela n’arrive… Je mouille mes lèvres en les pinçant, coince la plus basse entre mes dents et déguste l’union de tous les ingrédients et d’une goutte d’amertume dont il m’a fait cadeau lors de sa propre délivrance.

Si le brasier qui ne daigne pas s’éteindre reprend sa température, il ne fait que dormir en l’attente d’une autre recette dont, je l’espère, seul, Noam a le secret. Ma main s’abat sur ma bouche jusque-là entrouverte. Je dois m’échapper… au plus vite, avant qu’un nouveau mélange ne me fasse imploser, lui, très certainement moins appétissant, composé de doutes et de questions auxquels il n’aura pas les réponses. Car, Moon Noam, tu as beau comprendre la subtilité qui compose un être quel qu’il soit, tu n’en mesures surement pas toute l’étendue… et si un jour tu y parvenais ou me laissais entrevoir les couleurs qui te composent, alors, tu auras gagné, vraiment. Mais pour l’instant, je compte sur ce soupçon de manque que tu as pour ne pas m’abandonner à tes plus sombres désirs, pour ton plus grand regret.
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Moon Noam
Children of Lilith.
09.02.17 6:24
le temps semblait toujours s'arrêter lorsqu'il atteignait finalement ce point de non-retour, l'apothéose de cet échange, ou plutôt de cette fière bataille. il n'avait honnêtement pas la moindre idée de la durée de leur escapade. avait-il passé des heures avec le jeune homme ? non, certainement pas. et pourtant, son corps, cette impatience enfin rassasiée et pourtant encore légèrement présente, flottante, comme un souvenir, elle, lui donnait le sentiment d'avoir passé une vie entière avec le mortel dans ce phare, dans cette fournaise qu'ils avaient très certainement créée de toutes pièces eux-mêmes, trop entraînés par leur désir. son plaisir, lui, en revanche, lui donnait l'impression d'avoir vécu cet instant en un éclair, quelques précieux fragments de secondes dans un océan, dans le sablier interminable qu'était sa trop longue vie. le plaisir gouvernait sa vie, au fond, et il s'en rendait un peu plus compte à chaque orgasme qui venait la ponctuer, lui arrachant toujours la même frustration, tout en comblant un certain manque, mais jamais entièrement, jamais assez longtemps. il n'était pas spécialement aidé par le garçon se trouvant maintenant sous lui non plus, son désir ayant vraisemblablement décidé de le vouloir plus qu'il ne voulait habituellement, d'une façon assez insatiable pour qu'il rouvre difficilement les yeux, ses pupilles se fendant brutalement en captant le soupçon de lumière encore présent dans la pièce. d'ordinaire, il se serait déjà relevé, rhabillé, et il serait peut-être même parti. mais à l'heure actuelle, il ne désirait qu'une chose. plus. quand est-ce qu'il le reverrait ? ce n'était pas la vraie question, il le recroiserait plus tôt que le mortel ne pouvait le croire, et les sens aiguisés du sorcier n'étaient pas dupes à ce niveau-là. mais quand allait-il lui céder comme il venait de le faire ? quand allait-il laisser tomber un autre de ses murs ? quand allait-il, enfin, admettre le pouvoir qu'il pouvait avoir sur lui, et lui donner alors ce qui lui manquait en ce moment ? quand allait-il enfin pouvoir l'avoir, le posséder. obtenir. au fond, noam avait toujours été capricieux, mais il ignorait jusqu'ici qu'il pouvait l'être à ce point-là.

il poussa un soupir contre sa peau, y déposant encore quelques baisers paresseux, sentant sa respiration se calmer petit à petit. il n'avait pas envie de partir. mais il n'avait pas le luxe de pouvoir choisir. il ne voulait pas lui montrer qu'il pouvait potentiellement le rendre faible, d'aucune façon, pas encore, pas tout de suite, et certainement jamais. il n'était pas prêt à assumer le fait qu'à presque un millénaire, il restait un faible jeune homme devant ses désirs, qu'il n'avait pas autant de patience qu'on aurait pu le croire. la voix caractéristique du métisse lui parvint lointainement, sans qu'il ne prête vraiment attention à ses mots, mais étirant tout de même un sourire amusé en pensant les comprendre, en les devinant peut-être, commençant à trop bien le connaître pour ne pas au moins en deviner la signification. incorrigible. noam redressa finalement la tête, le haut de son corps qui s'était écrasé contre celui du mortel suivant derrière, décollant sa peau luisante de la sienne, une grimace venant prendre place l'espace d'une seconde sur son visage, réalisant ce qu'ils venaient de faire et les dégâts, plutôt gênants, s'étalant sur son ventre, et surtout sur celui de son vis-à-vis. il décida de ne pas y penser pour l'instant, relevant alors des yeux incandescents vers ceux, noirs, perdus, flous du jeune homme. que pensait-il ? le sorcier pensait en avoir une idée, qui ne le réjouissait pas, certes, mais qu'il était difficile d'ignorer. il regrettait, certainement. ce n'était pas si grave. après tout, c'était son challenge, dès le départ. lui en donner envie, lui plaire, s'insinuer entre ses failles, l'envelopper de sa présence, jusqu'à l'obséder, jusqu'à devenir une faiblesse. n'avait-il pas, au moins, commencé à y arriver ? le visage en face du sien ressemblait a une confirmation, en tout cas.

il poussa un nouveau soupir, à mi-chemin entre le bien-être et quelque chose de plus complexe, la gêne ? non, il n'avait plus eu ce genre de sentiments depuis longtemps. peut-être une certaine culpabilité, une impression d'être allé trop vite. à quoi bon, il assumait ses choix. il assumait ses envies. il n'avait pas pu faire demi-tour, et il le savait pertinemment, il n'aurait pas pu, dans aucune circonstance. il retira enfin sa main, la remontant lentement le long de son corps, effleurant la substance contre sa peau, sans dégoût, mais plutôt de la curiosité, et ce regard vif, taquin qu'il avait toujours dans ces situations. « je ne sais pas comment on va nettoyer ça, honnêtement. » il laissa échapper un rire léger, tentant de masquer l'atmosphère un peu lourde, particulière qui prenait maintenant place entre eux, le point culminant passé, la descente se stabilisant. il n'était pas gêné, en revanche, il savait que le plus jeune, lui, devait certainement rêver d'être six pieds sous terre. l'idée l'aurait fait sincèrement rire, s'il n'était pas inquiet que ça puisse lui nuire.

et pourtant, même s'il n'avait pas d'autre choix que de se ressaisir, effacer leurs traces, rassurer peut-être le plus jeune, il n'en fit rien, sa tête retombant lourdement contre lui, dans le creux entre son épaule et sa gorge, son souffle chaud venant s'abattre contre sa peau. je n'ai pas envie de partir. il se sentait petit, honnêtement. trop petit, d'une façon qui lui déplaisait autant qu'elle le séduisait. l'idée de ne pas vouloir laisser une personne qui elle rêvait d'être ailleurs était étrange, faisant naître ce paradoxe au fond de lui. peut-être aurait-il simplement voulu être, en ce moment, dans sa chambre d'hôtel, ce fameux soir où pourtant le métisse s'était enfuit, s'était arraché à son emprise. et cette emprise, ironiquement, semblait être partie avec lui - peut-être pas entièrement, mais d'une certaine façon. ou peut-être n'était-il juste pas capable de l'assumer, l'affirmer alors que son plaisir continuait sa chute, disparaissant petit à petit, ce manque s'installant à nouveau à sa place, jusqu'à la prochaine fois. un nouveau baiser vint glisser contre sa pomme d'adam, suivi d'un autre plus appuyé, alors qu'il se permettait d'aspirer sa peau - éloignant légèrement le visage pour observer la trace violacée qu'il venait de créer. il voulait toujours autant le posséder, l'obtenir, le gagner. il voulait quelque chose qu'il n'aurait pas, malgré ce qu'ils venaient de faire. et la frustration, sa vieille amie, revenait naturellement le lui rappeler. je n'abandonnerais pas, tu sais. il caressait distraitement la peau qu'il avait à portée de son autre main, celle se baladant encore le long de son torse, distraitement, sans trop savoir où se poser. il se sentait bouillonnant, et pourtant serein. un étrange mélange, qu'il n'expliquait que d'une seule façon. peu importe s'il ne l'avait pas aujourd'hui, peu importe, s'il voulait partir, s'il rêvait d'être ailleurs, de tout effacer. patience. noam n'avait jamais échoué à prendre ce qu'il voulait, ce qu'il méritait. rien ne lui avait jamais résisté, ni personne. ça n'allait pas commencer maintenant. tu ne le sais pas encore, mais tu ne peux déjà plus retourner en arrière. et son éternel sourire restait, imperturbable, étirant ses lèvres pleines. patience.
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Hwang Setekh
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09.02.17 23:04
Le vent souffle et la pluie bat aux fenêtres, laissant s’écraser de fines gouttelettes en masse contre la vitre dans de légers bruits. J’apprécie d’ordinaire concentrer mon attention sur l’état du ciel d’Ulsan, mais ce soir, j’aurais voulu me laisser inonder comme si le mauvais temps avait cette faculté de réduire à néant le moindre de mes souvenirs de la journée. Comment puis-je seulement assumer d’avoir été aussi incapable de résister aux viles tentations d’un sorcier ? Oh, ce n’est pas tant son expérience et ce savoir-faire indéniable que je blâme, c’est entièrement de ma faute, car ce ne sont là que des instincts primitifs auxquels je me suis adonné sans aucune autre raison que mon propre plaisir égoïste. Sans tenir compte des restrictions, des interdits, de mes propres principes. Je soupire, sens encore son corps sur le mien qui peu à peu bouge. Ses lèvres se posent, ne laissent cette fois ni douleur, ni marque. Une tendresse accordée à celui qui a cédé en guise de remerciement. Est-ce précieux d’en obtenir de sa part ou est-ce de la compassion ? Non, il est clairement fier d’avoir obtenu ce peu de moi et convoite plus encore à la façon dont il paresse, faisant durer le supplice.

Ses yeux cherchent les miens, il me transperce, je déglutis, puis sens sa main bouger entre nous deux, forçant mon corps habitué à la chaleur du sien à réagir par un léger sursaut. Mes genoux toujours postés autour de ses hanches me rappellent à quel point j’ai été stupide. Je suis tétanisé non pas par la peur, mais ma propre bêtise. Je vais devoir assumer cette vision de moi couvert d’une semence qui ne m’appartient pas. Sa voix me le rappelle si gentiment qu’elle m’arrache des frissons. Dégoût ? Non, surprise et sensations inconnues qui ne me plaisent guère. Je reste silencieux, mon rythme cardiaque semble être beaucoup trop animé pour tromper le sorcier. Une contrariété de plus que d’être si facilement lisible en raison de ce contact beaucoup trop rapproché et soudain. Il ne me laisse pas non plus le choix de m’enfuir, revenant à la charge contre mon cou. Son souffle chaud sur ma peau rassure plus qu’il ne devrait, apaisant cette crainte de n’être qu’un vulgaire jouet. Est-ce normal de désirer plus que cet interlude ? Sans vouloir plus de frictions ni d’attentions tendancieuses, être simplement considéré par les autres races est ce que j’ai toujours souhaité et ce geste, aussi peu significatif soit-il pour lui, prouve cet intérêt, même minime. J’en avais besoin. Une raison suffisante pour que je ne perde pas mon calme et me lève à la hâte sans demander mon reste. Je profite, de ce seul réconfort à avoir été si faible en imaginant qu’il n’est peut-être pas comme les autres. Il semble ne pas apprécier que l’on lui dise non. J’aimerai être celui en mesure de lui refuser ce qu’il veut et ne pas perdre plus en crédibilité que je ne l’ai déjà fait.

Ses lèvres se remettent à l’œuvre, parsemant mon cou de baisers. Dans ma tête, une voix qui s’immisce, qui résonne et ne me laisse pas tout entendre, comme un murmure qui s’évade une fois prononcé et se perd à jamais. Il ne renoncera pas. Et si je craignais qu’il n’en veuille plus dès le départ, une part de mon appréhension s’envole au profit du soulagement de ne pas être un vulgaire pion sur l’échiquier. Je n’ai pas cette prétention de valoir plus qu’une pièce, mais je ne suis pas un sujet, je suis un rang au- dessus, perdu entre deux états, comme toujours. Ma vie ne se résume qu’à cela. Ni totalement humain, ni totalement créature, une chose entre les deux qui ne peut s’intégrer totalement qu’en créant une troisième catégorie. Mais là encore, d’autres critères s’ajouteront pour me déchirer entre l’un et l’autre. Dans le silence devenu troublant, à la frontière entre agréable et dangereux, je trouve la force de lui faire face et de lui répondre enfin. Non, je ne suis pas comme ça, tu ne m’auras pas une seconde fois celle-ci est la dernière, je tente au mieux de m’en persuader. J’ai cette crainte au fond de moi, une boule de nerfs prête à me faire imploser que je secouerais sans doute en rentrant. Oui, et non. Rien n’est tout noir ou tout blanc. Je suis entre les deux, et pour une fois, je trouve ma place légitime.

La pluie n’a pas cessé son ballet infernal, faisant danser au gré d’un vent sifflant les pauvres perles qui s’abattent en larmes sur le verre froid sans jamais pouvoir passer au travers pour un peu de chaleur. Mon téléphone sonne, provoquant un sursaut, mes cuisses se ferment autour de lui plus violemment. Je mords ma lèvre, panique et le fixe avant de récupérer à la hâte l’objet qui se met à vibrer près d’une zone devenue beaucoup trop sensible. Une fois extirpé, j’en lis le nom affiché et hésite, le temps de quelques sonneries à décrocher. Ouais ? Tu es toujours à la maison ? Tss… wamin alkhata alkhassat bik, wakunt qad la yahiqq liqiadat ly. 'ana la 'aeud lilmanzil. La conversation n’a pas duré, j’y ai mis rapidement un terme, encore tremblant. L’adrénaline, le danger, tout est une question de dosage et celui que représente ma sœur est beaucoup trop intense pour que j’en tire quelque chose de positif. Tout au contraire, les efforts de Noam ainsi que les miens ont été réduits à néant par un simple appel. Elle aurait pu nous surprendre. Ce qui pour le warlock n’est pas un problème est un autre genre de calvaire pour moi, un enfer que je ne veux connaître pour avoir déjà été la cause de celui de mes parents. Je serre mes poings.

Aucun mot ne sort à son égard, je me redresse assez pour avoir une main appuyée en guise de levier. Mes prunelles cherchent dans les siennes une solution sans la trouver ou plutôt un repère auquel m’accrocher. Ce serait humiliant de compter sur lui qui est là cause de tout ceci. Peu à peu, je le force à reculer, espérant pouvoir récupérer mes affaires. Nous nous reverrons, oui… mais la raison vaincra les pulsions. Ma détermination doit sans doute transparaître, ou du moins tentais-je de m’en convaincre. Peu à peu, la chaleur me quitte, ne laissant comme traces que celles d’un liquide que je veux voir disparaître à tout prix. Je frissonne, me lève en tenant entre mes doigts la ceinture qui tinte, faisant glisser le zipper après avoir remonté le tout suffisamment pour ne plus être exposé. Je récupère au sol, manteau et pulls, laisse mon geste en suspens, je ne peux pas encore les mettre. Je prie, si tenté que j’en ai encore le droit, qu’il y ait de quoi me nettoyer en bas, sans quoi je devrais me contenter de rentrer dans un état similaire à notre première confrontation… une habitude que je ne veux pas voir se réitérer. J’ai froid. Plus je m’éloigne, plus les conséquences me pèsent et laissent place à mes inquiétudes. Les unes remplaçant les autres, attendant patiemment leurs tours pour faire de mon crâne un champ de bataille et me donner la migraine. J’ai froid… et je me presse un peu plus, manquant de tomber à la hâte de ne plus être aussi proche, honteux, complètement.

J’ai froid, et soudain, je ne veux plus le quitter, mais déjà bien trop loin, je franchis le pas de la porte, une fois débarrassé de ce qui est dorénavant un souvenir. Bon, ou mauvais ? Je m’en fiche, il persiste, se fraie un chemin tout comme la créature à tendance à s’immiscer de force dans cette vie que je n’ai jamais voulu paisible et qui ne le sera jamais. J’ai froid, et cette fois, c’est mon estomac qui se serre, se noue tandis que je cache mon visage dans mon manteau épais, comme si j’étais encore nu, comme si le moindre animal doué d’intelligence était capable de lire en moi cet épisode déconcertant. Je veux cette chaleur au goût salé et amer qui me rassure autant qu’elle me consterne… je te veux… toi.

* C’est de ta faute, tu n’as pas le droit de me commander, je ne rentrerais pas
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Moon Noam
Children of Lilith.
15.02.17 4:52
il aurait été naïf de croire que le jeune homme sous lui allait bien réagir, au fond, mais il l'avait espéré, un court instant. mais il ne pouvait lire en lui qu'une confusion dont il n'arrivait pas à se défaire, ayant, semblait-il, bien du mal à réaliser autant qu'à accepter ce qu'ils venaient de faire, le moment qu'ils avaient partagé. et pourtant, le sorcier ne regrettait pas, pour sa part, cette montée d'adrénaline, ce soulagement aussi, dont il commençait à avoir besoin depuis un certain temps, depuis le soir où il l'avait abandonné à son sort en se dérobant à lui, lâchement. il allait devoir être patient pour en obtenir plus de sa part, et il le savait, bien que l'idée lui déplaisait. mais au fond, il n'avait pas réellement le choix. il le voulait lui, précisément. bien sûr, il voulait beaucoup de choses, mais cette fois-ci, son dévolu s'était jeté sur ce mortel un peu différent des autres, atypique. sur ce regard dans lequel il lisait tout et rien à la fois, sans jamais réellement être certain de le cerner, et ayant pourtant l'impression de le connaître depuis toujours. il n'avait plus été si acharné quand un mortel lui plaisait depuis longtemps, mais il fallait bien une exception.

il n'avait simplement pas eu envie de réfléchir, se sentant doucement redescendre, reprendre son état normal. les baisers qu'il ne se lassait pas de déposer contre sa peau n'étaient, au fond, qu'un réflexe, un instinct. il le voulait encore, plus, et ce n'était un secret ni pour lui-même, ni pour le garçon, à ce stade. il n'avait pas envie de le cacher spécifiquement. il voulait, au contraire, peut-être même bien faire passer le message, lui faire comprendre qu'il ne renoncerait pas, qu'il était déjà consummé par un désir qu'il ne pouvait plus ignorer, bien trop fort, bien trop insistant pour qu'il fasse demi-tour et passe son chemin. il allait faire preuve de patience, ou au moins essayer. ça ne l'intéressait guère d'y penser maintenant, il préférait voir cette peau rougir sous ses lèvres avec satisfaction, étirant un petit sourire en laissant des marques discrètes ici et là. la voix du métisse vint alors s'élever, les mots ne lui plaisant pas plus que les précédents, mais il commençait à être habitué, assez en tout cas pour ne pas laisser transparaître ni d'agacement ni de contrariété, ni-même cet éternel petit sourire énigmatique qu'il maitrisait si bien. je ne veux pas de ta réponse maintenant, nous verrons bien. son regard semblait lui parler, peut-être plus encore que ses pensées, qui elles allaient tantôt lui murmurer à l'oreille ses secrets, tantôt restaient bien à leur place, sa magie semblant être sélective. il ne faisait plus attention, il n'avait rien à réellement lui cacher, plus maintenant en tout cas.

le son de son téléphone, lui, le contraria peut-être légèrement. il ne s'était pas attendu à ce que quelqu'un ou quelque chose rompe cet instant si brutalement, il avait peut-être espéré voir le mortel s'endormir, au fond. mais c'était un espoir vain, surtout contre le sol, ici, dans un phare, la nuit maintenant tombée. évidemment qu'il allait partir, rentrer chez lui. évidemment qu'il aurait du mal à le retrouver et l'avoir à nouveau de cette façon. tout était à refaire à chaque fois, mais il grattait un peu plus la surface à chaque instant passé ensemble, et il finirait bien par l'avoir à l'usure, par le mettre en face de ses désirs, de ses peurs, de lui-même, tout simplement. il finirait bien par provoquer un déclic. tendre l'oreille ne servait à rien, pour couronner le tout, puisque aucune des langues qu'il comprenait et pouvait parler n'allait l'aider à comprendre celle de setekh, le seul indice que celle-ci lui donnait étant qu'il parlait certainement à un membre de sa propre famille, et ce n'était pas une information qui l'intéressait particulièrement. il poussa un soupir. c'est une question de temps. il était contrarié, oui, au fond il ne pouvait le nier.

noam ne chercha pas à résister, réalisant bien qu'il était arrivé au bout de ce qu'il pouvait faire aujourd'hui, et qu'il était plus sage d'obtempérer, d'attendre le prochain instant propice pour revenir vers lui, même s'il espérait encore, au fond, le voir venir par lui-même, chercher sa chaleur. parce qu'il n'était pas stupide, ni naïf, et il savait, avait su dès la première seconde où ils avaient été assez proches pour sentir leurs souffles se mêler. il savait qu'il plaisait au mortel, il savait qu'il le désirait, certainement autant que le sorcier pouvait le désirer. il n'était pas insistant quand il n'était pas voulu, il savait abandonner quand c'était nécessaire, chercher une attention qu'il n'aurait jamais ne l'intéressait pas. restes ici. il soupira une nouvelle fois, se redressant, croisant son regard, le détournant rapidement alors qu'il ne portait, pour sa part, pas le moindre intérêt aux quelques traces qui avaient attéries sur son propre ventre. c'était bien là le cadet de ses soucis.

il n'avait rien dit alors que le garçon récupérait fébrilement ses affaires, et disparaissait finalement dans l'escalier. à bientôt, setekh. des picotements au bout de ses doigts, encore, caractéristiques. en plus de ses sens, il titillait sa magie. comment pouvait-il résister à une personne qui venait dérégler l'essence même de son être ? il n'était pas vraiment en mesure de faire le moindre choix, et même s'il avait pu, il n'aurait certainement rien fait différemment. patience. il se redressa lui-même, au final, une fois seul dans la bâtisse, récupérant ses propres vêtements au sol, les traces contre sa peau disparaissant finalement, sa magie se montrant plus utile qu’impressionnante, pour une fois. il renfila son manteau, observant un instant la fenêtre. il n'avait pas envie de quitter les lieux, le froid commençant déjà à s'insinuer, revenant le mordre brusquement, lui faisant regretter la chaleur qu'il avait pu partager avec le métisse un peu plus tôt. et pourtant, il était prisonnier, encore une fois, d'un choix qui ne lui appartenait pas. il commença à descendre les escaliers, un bruit se faisant entendre à chacun de ses pas, alors qu'il le descendait à pieds, trop las, trop ennuyé pour laisser sa magie l'y emmener. le froid de la nuit, une fois qu'il franchit la porte, vint le faire frissonner. tu me manques déjà, je crois. il fronça les sourcils. bientôt. il pris une inspiration, réajustant son col, alors qu'il s'apprêtait à quitter le parc. bientôt, nous nous reverrons.
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La nuit ne sera pas ton alliée pour faire de moi une proie {Noam NC-17}
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