weekly news du 21/01/17 ! attention au roman les enfants !
le chapitre un de l'intrigue est terminé, passez voir les évènements importants dans la chrono !

 :: Ulsan City :: East
the healer.
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Veux-tu être mon dreamcatcher ? {Noam}

avatar
AVATAR : Park Chanyeol (EXO)
STORYTALES : 248
ICI DEPUIS LE : 08/09/2016
POINTS : 526
DEPTHS OF MY HEART : Personne, j'aime ma vie de célibataire et papillonner à droite, à gauche
COPYRIGHTS : tumblr & me
Voir le profil de l'utilisateur




Hwang Setekh
i live in ignorance.
11.02.17 0:28
Les jours sont interminables, et pourtant ne suffisent pas à m’épuiser assez pour que je daigne fermer l’œil plus d’une heure. Mes nuits sont extrêmement courtes, composées en partie de cauchemars et de cris qui ont eu vite fait d’alerter et inquiéter Tahirah. Après plusieurs jours à me demander ce qui n’allait pas, à la convaincre, par une prise de sang que je n’avais pas fait de rechute, elle m’a eu à l’usure. J’ai consulté un psy. Puis un deuxième, sans jamais trouver ce qui pouvait occasionner ces terreurs. On m’a prescrit de quoi dormir, somnifère et autres médicaments que j’ai refusé de prendre. Je me suis séparé d’eux pour les mêmes foutues raisons : ne serait-ce pas la culpabilité qui me ronge d’avoir été un si pitoyable gamin qui a dealé par le passé ? En fin de compte, la seule chose que je regrette c’est bien que ce soit dangereux à court comme à long terme de consommer, sans quoi, j’aurais continué. Je m’estime seulement chanceux de n’avoir pas vécu pire, bien que la mort soit un cas particulier dans ma tête, disons qu’il y a des façons plus propres qu’une overdose ou une balle perdue de le faire.  Non, ce qui m’aurait fait culpabiliser c’est que cette situation touche à mes parents, mes sœurs plutôt que moi. S’il y a un Dieu, et je veux bien y croire, il m’a donné l’opportunité de ne pas les impliquer ou courir le risque et c’est bien là le seul rempart qui me maintient loin de tout ça. Outre le fait qu’ils ne cherchent pas au bon endroit, sans doute parce qu’ils n’ont pas la capacité de pouvoir envisager tout ce que je ne dis et dirais pas, c’est qu’ils sont obstinés et persuadés que je suis nuisible malgré mes tests. Je n’ai aucune solution, ils ne m’en apporteront pas, bien au contraire, et prétendent le pouvoir. C’est tellement pitoyable que j’en suis navré pour eux.

Ça ne peut plus durer. J’ai pratiquement passé la journée à dormir ou du moins essayer pour suivre les cours convenablement. Mais rien ne marche et j’ai bien peur qu’un somnifère ne m’emprisonne dans un cauchemar en boucle. Depuis cette soirée sur invitation, je n’arrive plus à fermer l’œil. Je passe une main sur mon visage, me dégourdis les jambes en sortant du lit, prends une longue douche durant laquelle je somnole en ayant la crainte d’y rester. Puis, m’habille. Les deux valises qui se sont installées au-dessous de mes yeux ne laissent aucun doute. Dans le miroir, j’ai réellement l’air d’un drogué ou d’un condamné, au choix. Ma peau aussi à perdu de sa couleur et c’est bien le cadet de mes soucis. Une main se pose sur mon cou. Je frissonne. Lui il peut m’aider… en plus d’avoir certainement connaissance des évènements si tentés que je ne sois pas le seul mundane touché… et si c’était le cas, qu’est-ce que ça signifierait ? Je le lui demanderais si j’en ai l’occasion, mais je ne suis pas présomptueux au point de me croire si spécial aux yeux de toutes ces créatures.

Nous ne nous sommes pas revus depuis le phare, pas assez de temps du moins pour que mes erreurs ne se répètent. Si j’avais l’appréhension de lui rendre visite, je sais que je ne serais pas en mesure d’être aussi avenant. J’ai tendance, comme n’importe qui, je suppose, à ne pas être d’une amabilité exemplaire quand je manque aussi cruellement de sommeil, voire, d’être moins vigilant quant aux mots que j’utilise. Bien moins sages, bien moins prudents, je ne manquerais surement pas de le lui faire comprendre malgré moi, car si je suis impulsif ce n’est qu’une fois sur trois. Je suis bien moins mal luné que l’on pourrait le croire, même si on me prête volontiers ce caractère dominant quand ce n’en est qu’une infime partie. J’arrive enfin devant la porte. Si j’avais eu le choix, je ne serais pas debout devant l’antre d’un sorcier, qui plus est le high warlock. Je présume qu’il a d’autres chats à fouetter, pour mon plus grand malheur. Bien qu’en d’autres circonstances je m’en serais réjouie pour ne pas avoir à l’affronter. Il a tendance à être bien trop insistant et à me faire mentir. Mon esprit se brouille toujours lorsqu’il s’agit de lui… dans tous les cas. Ma main se lève, mon bras est si lourd et mon crâne pris dans un étau invisible ne facilite pas les choses. Je frappe trois fois, puis attends. Il doit déjà savoir qui fait la godiche dans le corridor et je n’ai pas une grande patience quand je reste aussi longtemps sur mes jambes. Je frappe encore, quelque deux minutes plus tard, apprends par cœur les moindres fissures, couleurs et matières des murs, des sols. Les odeurs, et l’ambiance, les grincements, les pas qui traînent… mais rien ne se produit de l’autre côté. J’insiste encore. Ouvre-toi, bordel… ouvre-toi, j’ai pas le temps dis-je d’une voix plutôt basse, dans l’espoir qu’il soit là.  Je soupire, me consume littéralement, m’appuie sur le mur d’en face en croisant mes bras. Une de mes mains remonte pour masser mes yeux, secs et irrités qui menacent malgré tout de se fermer. Non… pas ça, pas ici…. Je me motive, me traîne en face, prenant presque la porte comme soutient à mon corps et tambourine, dans l’espoir que quelqu’un daigne répondre ou sortir d’une chambre voisine pour m’annoncer l’heure de son retour Il faut que tu sois là, c’est urgent… Noam. Toujours cette voix presque un murmure pour moi-même, quoi que légèrement désespérée…
Revenir en haut Aller en bas
avatar
AVATAR : kai (exo).
STORYTALES : 322
ICI DEPUIS LE : 05/09/2016
POINTS : 298
I'M FEELING LIKE : i'm a thousand years old.
LIFESTYLE : je suis prêt à vous aider, mais ça ne sera pas gratuit.
DEPTHS OF MY HEART : je me contente des plaisirs charnels, les vrais sentiments ne sont plus de mon âge.
COPYRIGHTS : avatar © cproject (tumblr).
Voir le profil de l'utilisateur




Moon Noam
Children of Lilith.
21.02.17 5:54
un soupir lui échappa. les jours se suivaient et se ressemblaient depuis le nouvel an, aucun ne lui apportant une grande consolation, aucun ne venant réellement le sortir de sa mélancolie. les années devenaient éprouvantes, et si le temps lui-même commençait à le fatiguer, les événements récents ne faisaient qu'accentuer cette lassitude. les pertes, les doutes, les craintes - les premières lui enlevaient une partie de son âme à chaque drame qui pouvait le toucher, et les autres ne lui étaient plus familiers, mais il les voyaient grandir dans les yeux de toute la population récemment, en vrai comme en photos dans les journaux. et il voyait toujours son propre visage le scrutant à travers ces images, ce visage impassible, imperturbable, faux, qu'il n'avait aucune envie d'affronter. il n'avait pas vraiment la sensation que quoique ce soit avançait, et lui-même ne pouvait rien y faire, il l'avait compris dès ce fameux soir, bien malheureusement.

pourtant, il sortait de sa torpeur depuis quelques jours. depuis qu'il avait dû s'occuper d'un alpha débutant et perdu, peut-être. ou, peut-être, depuis qu'il s'était énervé à travers sa porte sur des bétas un peu trop insistants venant inquiéter ses voisins. il avait reçu un nombre incalculables de visites, aucune n'étant réellement la bienvenue au départ. il n'avait pas eu d'autre choix que de se fermer, se replier sur lui-même. noam avait toujours agit ainsi, et c'était, en tant que high warlock, peut-être son plus grand défaut. il avait besoin de temps. ses sentiments restaient aussi bruts que lorsqu'il était adolescent, au fond, et il n'avait jamais réussi à les dompter sans prendre le temps de les canaliser, de les cacher aux yeux des autres, de prétendre. il n'avait pas le choix, après tout, il était une figure importante, et afficher ses faiblesses n'était pas une solution envisageable, il ne l'avait jamais accepté au cours de sa longue vie, avait toujours sauvé les apparences, et ça n'allait pas changer ni maintenant, ni jamais. il prenait le temps, sans céder aux attentes immédiates des autres. pourquoi faire autrement ? il disposait de trop de temps, dans tous les cas.

il l'avait attendu, au fond, et s'était même demandé quand, exactement, il finirait par se montrer. les trois coups à la porte résonnèrent dans son salon, plus ordonné que la semaine précédente, mais toujours plongé dans la pénombre qui lui était caractéristique. un pressentiment, une intuition, ou de la logique. peu importe, mais il n'avait pas mis bien longtemps à comprendre qui venait maintenant le déranger, et la voix qu'il entendit faiblement au travers de la porte d'entrée ne fit que confirmer ses doutes. il poussa un nouveau soupir, ses yeux félins se posant finalement sur la poignée, contemplant ses choix. il s'ouvrait, depuis quelques jours. il avait même reçu quelques clients, il essayait de - relancer les affaires, disons. il essayait de reprendre le cours de sa vie, malgré la colère toujours lancinante, pesante au fond de son ventre. la frustration, elle aussi, de n'avoir pu en faire plus. mais il s'efforçait de ne pas y penser, parfois même de rediriger ses pensées vers nolan. lui, au moins, il l'avait aidé. c'était mieux que rien.

il secoua légèrement la tête, faisant taire son esprit, se levant finalement du sofa, trop faible face à la personne se trouvant devant chez lui, et n'ayant pas de raisons de particulièrement l'éviter, surtout depuis l'épisode du phare, auquel il avait repensé quelques fois au milieu de toutes ces complications. il fit quelques pas, jusqu'à l'entrée, posant la main sur la poignée avant de la tourner lentement, la lumière de l'extérieur venant le forcer à plisser les yeux. il avait un sentiment de déjà vu, la seule différence étant le visage lui faisant face cette fois-ci. un visage qu'il ne connaissait que trop bien pour l'avoir étudié de trop près. « je suis là, setekh. » il fronça les sourcils, passant sa langue sur ses lèvres alors qu'il s'appuyait à l'encadrement de la porte, concentré. le mortel en face de lui semblait épuisé, malade même, il n'avait pas son éclat habituel, inquiétant le sorcier qui ne pouvait passer à côté d'un tel changement. « j'aurais voulu te voir aussi désespéré dans d'autres circonstances, tu as une mine épouvantable. » il marqua une légère pause, l'observant de haut en bas. son allure ne lui disait rien de bon, l'inquiétant même. il sentait venir une longue et difficile soirée, en tout cas.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
AVATAR : Park Chanyeol (EXO)
STORYTALES : 248
ICI DEPUIS LE : 08/09/2016
POINTS : 526
DEPTHS OF MY HEART : Personne, j'aime ma vie de célibataire et papillonner à droite, à gauche
COPYRIGHTS : tumblr & me
Voir le profil de l'utilisateur




Hwang Setekh
i live in ignorance.
21.02.17 20:01
« je suis là, setekh. » Des mots que j’entends à peine. La porte s’est ouverte sur une fine silhouette et sa voix me parvenait à peine au début. J’ai eu le temps de l’analyser, juste avant qu’il ne reprenne la parole pour l’une des plaisanteries dont seul lui avait le secret. Un véritable dont qu’il a pour m’irriter de quelques mots prononcés. Mais ce qu’il cherche à obtenir de moi est bien le cadet de mes soucis actuellement. J’ai besoin de savoir si ce qui m’arrive est lié au monde obscur ou de cause naturelle. Je pense en avoir déjà une idée et je n’apprécie pas que l’on s’amuse avec ce que j’ai de plus cher : mon esprit. S’il y a bien une chose que je n’ai rien à envier c’est cela, en plus, peut-être, de ma vision, don ou malédiction, je n’ai pas encore décidé, mais je la sais précieuse.

Voilà quelques longues secondes que je scrute ce regard félin à la recherche d’un indice, mais il reste imperturbable, peut-être bien trop pour me laisser entrer. J’ai du mal à me remettre droit, mais m’y contrains néanmoins pour fournir un semblant de réponse. Je te remercie, toi aussi. À bien l’observer malgré le manque de contrôle absolu de tous mes sens, je constate ces mêmes symptômes moins accentués. Fatigue ou paresse, je ne saurais dire, je ne connais que trop peu ses habitudes et je ne m’y suis pas intéressé suffisamment jusqu’à présent. J’ai l’œil, il faut croire, mais ça ne me sert à rien pour ce qui est des créatures qui savent mieux que personne cacher ce qui est important comme ce qui l’est moins. Noam n’a aucun espèce d’intérêt à le faire et pourtant, il y a une chose qui reste secrète : son humeur réelle. Je poserais les questions après, bien trop pressé par ce temps qui vient à me manquer à force. C’est à ce propos que je suis venu, sinon tu penses bien que je ne t’aurais pas dérangé… j’ai un énorme problème de sommeil et je ne pense pas que ce soit l’œuvre de cauchemars habituels. Il pense bien j’espère, que j’aurais frappé à la porte d’un autre si ça avait été le cas, et pour dire, j’ai essayé, mais il n’est pas obligé de le savoir dans l’immédiat. Je ferme mes yeux plus longuement, laisse les picotements se réveiller. J’avais le choix entre courir le risque de m’endormir sur place en les fermant ou laisser la douleur agaçante aggraver la situation. Je passe une main rageusement sur mon visage, inspire profondément et secoue par la même occasion ce cœur qui pensait trouver un rythme paisible et qui ne le trouvera pourtant pas que ce soit en m’endormant ou non. Les mauvais rêves referaient surface pour le lui rappeler, je n’en ai aucune envie. Je croise mes bras, tire sur ce qui me sert de haut pour enfoncer mes doigts dans mes côtes, essayant de provoquer une réaction, une gêne qui pourrait me maintenir assez longtemps pour avoir un semblant de conversation concentré.

Je… on pourrait en parler à l’intérieur ? Je n’ai pas vraiment envie d’étaler mes petits problèmes aux possibles passants ou aux petites vieilles dégénérées qui écouteraient aux portes, avides de ragots qu’elles ne comprendraient pas et jugeraient pour folie. La paranoïa n’est normalement pas une habitude chez moi et elle ne s’installe que très rarement, bien qu’elle aurait dû depuis de nombreuses années, j’ai fait de mes faiblesses une force, inutile d’en revendiquer la cause comme une glorieuse méthode. On ne gagne pas de médailles en se droguant, encore heureux. J’aurais bien volontiers joué à qui a le plus de patience et de temps à tuer, mais j’en manque cruellement et je risque de m’écrouler, alors sois aimable de me dire si tu comptes rester dans l’encadrement pour me refuser l’accès à ton irréductible bordel ou si tu acceptes de me laisser entrer il y a bien trop de mots dans cette longue tirade, ce qui m’a légèrement agacé sur la fin. Mais j’étais déjà contrarié et il a dû le sentir. La patience, j’en ai, seulement elle est aussi imprévisible que son être tout entier, surtout quand je ne suis pas de bonne humeur et je devine qu’il est bien plus facile de le contrarier que de s’attirer ses bonnes grâces. Je ne vais pas nier être chanceux quelque part d’avoir attiré les siennes et je n’en profite pas, ce serait bien trop coûteux pour moi. J’expire lourdement, contracte les muscles tendus et meurtris par des courbatures. Je les surmène en sortant de cet état pâteux et insupportable qui ne me ressemble d’ailleurs pas.

Il a beau avoir des obligations, je doute m’être présenté à un moment peu opportun, à moins que le sorcier n’était au beau milieu de doux rêves, lui, qui a tant de chance de pouvoir en faire quand moi, je n’ai en tête qu’une chose : dormir, peu importe ce qui peut bien me traverser l’esprit, du moment que mon organisme puisse récupérer au lieu de s’épuiser nuit après nuit à courir après des visions qu’il ne contrôle pas et dont je n’ai aucun souvenir par la suite. Quelle merveilleuse idée que d’avoir inventé ce système d’autodéfense, celui de l’oubli. J’ai horreur de ne pas savoir, ironiquement, c’est ce moyen que mon corps à choisi pour me protéger de je ne sais quoi et ça m’importe peu d’en avoir connaissance, je veux juste dormir… oui, dormir.

Je me redresse, en sursaut, souffle, exaspéré par ce manque cruel de retenue. Vois où j’en suis, ce n’est clairement pas drôle et j’ai déjà essayé beaucoup trop de choses à mon goût, sans succès… j’ai pensé que le high warlock aimait les énigmes, j’en ai une assez bonne à t’offrir… et nous serions tous les deux gagnants… le tenter ne faisait pas parti de mes plans, mais je suis assez fier de cette improvisation. Si tu ne mords pas à l’hameçon, je n’ai plus rien d’autre à te léguer… alors s’il te plait, cède-moi juste une fois…
Revenir en haut Aller en bas
avatar
AVATAR : kai (exo).
STORYTALES : 322
ICI DEPUIS LE : 05/09/2016
POINTS : 298
I'M FEELING LIKE : i'm a thousand years old.
LIFESTYLE : je suis prêt à vous aider, mais ça ne sera pas gratuit.
DEPTHS OF MY HEART : je me contente des plaisirs charnels, les vrais sentiments ne sont plus de mon âge.
COPYRIGHTS : avatar © cproject (tumblr).
Voir le profil de l'utilisateur




Moon Noam
Children of Lilith.
01.03.17 9:44
il aurait été bien aveugle s'il n'avait pas tout de suite remarqué l'état du garçon se tenant maintenant face à lui. ses cernes était trop visibles pour être récentes, son teint manquait de son éclat habituel, et son expression elle-même lui laissait facilement savoir qu'il n'allait pas vraiment bien. dans d'autres circonstances, le sorcier lui aurait facilement mis en main un remède de sa propre production avec un mot encourageant, avant de lui refermer la porte au nez, mais il n'était pas vraiment capable de refuser quoique ce soit au métisse, spécifiquement depuis l'épisode du phare. malgré les événements récents, et les quelques jours dont il avait eu besoin, s'isolant presque entièrement du monde afin de faire le point, seul, sur la tragédie du nouvel an, il n'avait pas réellement eu de doutes quant à la prochaine visite du plus jeune. il avait pensé le voir avant, à vrai dire, au moment où il n'aurait pas eu l'objectivité nécessaire pour lui ouvrir sa porte et lui répondre. il avait peut-être même redouté cette visite, même si, au final, elle prenait place à un moment assez propice pour qu'il en soit plus ou moins soulagé. plus ou moins parce qu'à présent, il ne pouvait que s'inquiéter de son état, mettant de côté sa colère et ses peines pour se consacrer aux autres, comme il en avait pris l'habitude au fil des années, parfois à regrets.

il ne pouvait que rester patiemment dans l'encadré de la porte d'entrée, son regard aiguisé fixé sur le plus jeune, l'écoutant attentivement, haussant un sourcil brièvement alors qu'il lui retournait ses mots. il ne pouvait que remarquer, alors qu'il parlait encore, qu'il restait le même jeune homme naïf qu'il avait quitté la dernière fois, sur ses gardes, sur la défensive même lorsqu'il n'en avait pas besoin. à croire qu'il n'avait pas encore confiance en lui - ou peut-être s'était-il saboté lui-même en prenant avantage de leur dernière rencontre, il n'en était pas entièrement sûr, et n'y avait pas réellement réfléchit depuis. peu importe, il n'était pas, en tout cas, d'humeur ni à jouer, ni à lui laisser croire qu'il partait en guerre. noam était fatigué de tout ce qui lui retombait petit à petit dessus, ces responsabilités l'accablant d'une façon qui lui était familière, certes, mais qui ne lui avait pas manqué. il était débordé depuis qu'il déniait prêter attention aux personnes venant se réfugier chez lui, sans parler des figures importantes de son monde, et de collègues sorciers trop curieux. et puis, il y avait ces connaissances qu'il pouvait qualifier d'amis, mais dont il n'était pas certain, au final, de la nature. il scrutait le garçon, cherchant un instant dans quelle case il pouvait peut-être entrer, avant de chasser ses idées pour s'intéresser un peu plus à ce qu'il racontait, croisant les bras.  « tu devrais te calmer, je ne suis pas d'humeur à me battre contre toi, que ce soit par amusement ou par nécessité. » il passa sa langue sur ses lèvres, attendant un instant avant de finalement se décaler, ouvrant le passage.  « épargne toi la peine de me convaincre et entre. » il étira un léger sourire, rapide, attendant qu'il se décide à entrer. setekh avait toujours eu cette fâcheuse habitude de penser avoir à gagner quelque chose, contre lui, et plus ce comportement se faisait présent, plus il était intrigué. pourquoi, exactement, se sentait-il si peu sûr ? noam n'avait pas sa grandeur habituelle, débraillé dans l'encadrement d'une porte d'entrée, les yeux fatigués. lui inspirait-il pourtant la même chose, même ainsi ? l'idée le faisait sourire, étrangement.

il referma derrière le jeune homme, le suivant nonchalamment dans l'appartement - qu'il avait lui-même qualifié de bordel, peut-être en exagérant un peu. certes, l'endroit n'était pas des plus ordonnés, et la décoration restait plutôt classique, à l'image du sorcier, mais la pièce principale restait grande et agréable, les sofas y trônant fièrement, si on ignorait les couvertures jetés dessus sans réel soin et les livres s'entassant sur la table basse, certains tombés au sol. il ne jeta même pas un regard à son bureau surchargé dans un coin de la pièce, s'asseyant plutôt avant de fixer à nouveau setekh d'un œil aiguisé, réfléchissant. si le plus jeune ne pouvait plus dormir suite au nouvel an, les causes pouvaient être tout, sauf naturelles. il ne pouvait qu'appuyer ses doutes à ce niveau-là.  « depuis quand tu ne dors plus ? » il resta à l'observer, attendant une réponse, poussant pourtant un soupir et continuant sa phrase avant d'avoir celle-ci, cherchant à être clair et concis.  « ton énigme ne me paraît pas bien compliquée, très honnêtement. je peux peut-être t'aider, dépendant des causes. » chaque chose en son temps, il restait positif. et pourtant, si les causes étaient magiques, du fait d'un autre sorcier ou de démons, ou peut-être même d'une autre magie, il ne pourrait pas faire disparaître son état, tout au plus le soulager temporairement. il devait remonter à la source, et ça prendrait certainement du temps. lui en avait, le mortel moins. mais il n'allait pas l'inquiéter, pas encore. il étira à la place à nouveau son sourire joueur, tentant de détendre l'atmosphère.  « tu te méfies toujours de moi, je vois. et pourtant, tu as besoin de mon aide. » ça n'était qu'une observation, sur un ton peut-être trop malicieux. mais il ne pouvait s'empêcher de le remarquer, le mortel avait, malgré ses refus et ses tentatives de fuite, besoin de lui. assez pour venir le chercher dans les moments les plus difficiles, et cette simple idée suffisait à rehausser l'humeur du grand sorcier, pour la première fois depuis un certain temps.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
AVATAR : Park Chanyeol (EXO)
STORYTALES : 248
ICI DEPUIS LE : 08/09/2016
POINTS : 526
DEPTHS OF MY HEART : Personne, j'aime ma vie de célibataire et papillonner à droite, à gauche
COPYRIGHTS : tumblr & me
Voir le profil de l'utilisateur




Hwang Setekh
i live in ignorance.
01.03.17 19:41
Le silence n’aide pas à rester éveillé, et le sien me perturbe autant qu’il m’agace pour être bien trop présent. Est-ce parce que je n’ai pas eu affaire à lui depuis un certain temps ou parce qu’il est réellement une source d’irritation permanente que ça me rend si nerveux ? Je n’en ai pas la moindre idée et ma seule préoccupation actuellement et de pouvoir gagner un sommeil réparateur et non dévastateur. Fermer les yeux n’est pas le réel souci. Celui de cauchemarder et se tendre à en avoir mal en est un lui en revanche. Il esquisse un sourire en me sommant d’entrer sous prétexte qu’il n’est d’aucune humeur particulière à mon égard. Ce n’est pourtant pas ce qu’il laissait entendre lorsqu’il m’a ouvert, non sans se faire désirer d’abord. Je suis peut-être en pilotage automatique, cela ne me dispense pas d’user du peu de méninges fonctionnelles. Je le suis sans faire d’histoire, reste debout tandis qu’il pose ses questions. Si l’énigme ne lui semble pas en être une, tant mieux pour moi, car je n’y trouve aucune solution plausible, même les plus rentables d’ordinaire. Ce pour quoi j’ai pensé cet évènement lié au monde obscur.

Depuis Noël à peu près… je me suis rendu sur invitation à une soirée et je n’en ai aucun souvenir concernant les détails, je serre un peu plus mes doigts, hésite. Pourquoi suis-je là si ce n’est pas pour lui confier ce qui me trouble vraiment ? Je n’ai pas la force de m’atteler à pareil débat ni l’envie de toute façon. Je soupire, marche pour ne pas me laisser bercer. Depuis, je ne peux pas passer une nuit sans me réveiller les muscles tendus, ou par les cris et regards inquiets de ma sœur… voir, par le cauchemar lui-même dont je ne me rappelle que des bribes insuffisantes pour te les décrire Il y a bien une scène qui pourrait l’aider, est-ce pourtant nécessairement réel ?

Je ne suis pas amateur de science-fiction, mais dans l’absolu, je n’aimerai pas savoir que ce rêve a des conséquences réelles. Encore faudrait-il qu’une personne puisse mourir plusieurs fois. Je suis incapable de me remémorer son visage, juste des bruits, des particules agitées…

Ma tête se tourne dans sa direction, j’admire ces yeux légèrement amusés d’un trait félin qui m’attire particulièrement, mais je ne me résous toujours pas à me laisser avoir par cette particularité, surtout aujourd’hui, ce serait imprudent de ma part de me laisser guider par un simple regard. Je ne me suis toujours pas accoutumé à ce qu’il provoque en moi et ce sourire ne fait que piquer un peu plus les zones fragilisées par les questions qu’il soulève, juste assez pour me crisper. Je reste néanmoins très calme, n’ayant pas la force de protester avec autant de vigueur que je l’aurais voulu. Si j’avais pu éviter, je l’aurais fait, mais je ne connais personne d’autre qui soit assez capable et là encore, je n’ai aucune garantie que tu y parviennes. Mais soit, vers qui donc voudrais-tu que je me tourne ? Un foutu psy ? C’est déjà fait. Inutile de dire que mes expériences avec ces zombies ne sont clairement pas positives. Je ne peux ni tout leur raconter, ni épargner ce cauchemar qui pour eux est insensé et d’autres, comme Noam et la majorité des créatures obscures est pourtant évidentes. J’omets volontairement de préciser que mon goût pour le danger et l’urgence de la situation ne laisse aucun doute sur le pourquoi lui et pas un autre. Si j’avais été moins raisonnable, je me serais jeté dans la gueule du loup, ayant de nombreuses connaissances malgré moi. Mais c’est lui que j’ai choisi pour des raisons encore floues. J’imagine que ce n’est pas réellement de la confiance, plutôt une assurance que ma personne, l’ayant déjà touché d’une façon qu’il aurait cru peu probable, puisse déjà le faire par d’autres moyens. Je ne suis rien d’autre qu’un cobaye dans l’histoire, je n’espère ni plus ni moins de sa part, ou du moins je m’en persuade, car il n’a pas tort en insinuant que j’ai besoin de lui. Me justifier n’a servi à rien dès lors qu’il eut compris. Je soupire, passe une main dans mes cheveux en le dévisageant, réprimant un bâillement en me pinçant les lèvres et en déglutissant. Mes yeux brûlent littéralement à mesure que quelques perles d’eau viennent les hydrater, que je congédie en papillonnant du mieux que je le peux, lentement, mais pas suffisamment pour me laisser aller.

Il y a peu de différence de hauteur entre nous, mais il a bien plus d’assurance que moi, un fait que j’apprécie autant qu’il m’exècre quand je suis en position de faiblesse. Pourtant, je décèle un calme qui n’a rien de serein. Et si je me trompe, soit, je ne suis qu’un mortel. Je ne prétends pas le connaître suffisamment pour affirmer qu’il y ait du changement depuis la dernière fois. Un frisson me parcours à l’évocation de cette rencontre aussi déroutante qu’inattendue. J’humecte mes lèvres avant de les mordre et laisse passer, un soupire, lourd de sens. Je suis épuisé. Mais je ne suis visiblement pas le seul. Ai-je à prendre des nouvelles ? Je ne veux pas que cette proximité passée soit un prétexte à une quelconque familiarité. Pourtant, je ne veux pas non plus être un parfait inconnu, il est malheureusement trop tard, sans doute, pour y réfléchir, puisque je ne peux revenir en arrière pour rétablir une raison plus honorable à nous apprivoiser mutuellement. Je rêve de la mort de quelqu’un, d’une ombre, d’une masse qui s’abat et d’être comme… aspiré, puis plus rien… et ça me hante, ça passe en boucle si je le regardais fixement sans oser rien lui dire, dorénavant, je marche sur une courte distance en faisant des aller-retour pour lutter, envoyant ma tête en arrière pour admirer le plafond. Le problème n’est donc pas de fermer les yeux, mais ce que j’y trouve une fois inconscient. Je ne peux plus le supporter. J’épargne les détails de ces insomnies répétées qui mettent en péril mon équilibre mental autant que me mets à l’épreuve physique. Cet évènement dépasse de loin l’entendement. Je hurle en pleine nuit, rejoue des scènes que je ne suis pas certain d’avoir vécu ou qui sont peut-être le fruit d’une imagination débordante ? J’en doute. J’ai peut-être été victime d’un sort, d’un être mal intentionné et si j’ai quelques idées sur l’identité potentielle de ce petit plaisantin, je n’ai rien de concret pour le coincé.

Qu’est-ce qui au fond est le plus difficile ? Me faire piéger en un claquement de doigts et prendre conscience des puissances contre lesquelles je ne suis pas en mesure de rivaliser ? J’en avais une vague idée, et le danger n’a jamais été un obstacle pour moi. La mort est une connaissance que je ne souhaite pas revoir de sitôt, mais qui n’est pas un monstre à mes yeux, si ce n’est pour arracher parfois trop vite et trop injustement des vies par tirage au sort. Alors quoi ? L’humiliation, sans doute, d’avoir oublié, d’être si faible que j’en suis vulnérable ? Je ne veux dépendre de personne, pas même le plus bienveillant des hommes… une créature encore moins, aussi étrangement rassurant que Noam puisse être. Je ne veux pas être protégé et pourtant, je suis ici. Il y a une différence entre vouloir et devoir et je réalise que je suis peut-être là parce que je le veux bien malgré moi.
Revenir en haut Aller en bas





Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Veux-tu être mon dreamcatcher ? {Noam}
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1
Sujets similaires
-
» j' ai déjà la rolex, je veux le gronavionkivanavex
» "Je veux qu'on rie...Je veux qu'on danse...Je veux qu'on s'amuse comme des fous !" [Julia]
» Tu veux ma photo ? ( Pv : Junior )
» Veux tu de moi ? [Crystal Noir & Pépite d'Or]
» Abstracly, tu es celle avec qui je veux partager ma vie..[ Abstracly]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Shadow Upon Us :: Ulsan City :: East
the healer.
-
Sauter vers: