weekly news du 21/01/17 ! attention au roman les enfants !
le chapitre un de l'intrigue est terminé, passez voir les évènements importants dans la chrono !

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noam ♔ let me hear you moan.

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LIFESTYLE : je suis prêt à vous aider, mais ça ne sera pas gratuit.
DEPTHS OF MY HEART : je me contente des plaisirs charnels, les vrais sentiments ne sont plus de mon âge.
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Moon Noam
Children of Lilith.
06.09.16 3:17

MOONNOAM// PLAYED BY KIM JONGIN/KAI

INTRODUCTIONau jour d'aujourd'hui, mon nom est moon noam, mais ce n'est ni le premier, ni le dernier que je choisi, quant à mon nom de naissance ? je ne l'ai pas oublié, mais il n'appartient qu'à moi. je suis né en 1233, une nuit d'hiver il me semble, ou était-ce au printemps ? ils n'étaient pas très à cheval sur les registres, à l'époque. pendant ces 783 années d'existence, j'ai traversé bien des vies, et vu bien des choses, mais j'ai cessé de vieillir le jour de mes 22 ans. je suis né d'un viol, celui d'une courtisane, sa beauté l'ayant malheureusement attirée entre les griffes d'un démon supérieur dont je tairais le nom autant que l'expérience qui m'a conduit à le connaître. je suis donc un warlock, et je n'ai été rien de moins que le high warlock de tokyo ces dernières centaines d'années. je suis maintenant à ulsan, mes pas m'y ayant guidé, peut-être par hasard, peut-être par intérêt, peut-être parce que je sens que ma présence ici est requise, et je compte en profiter, après tout, j'ai l'éternité devant moi.
LISTEN TO MY STORY

« au milieu de la forêt, la neige immaculée dort paisible,
ignorant les cris et le sang qui la trouble. »

le début reste toujours difficile à partager, après tant d'années, je ne sais plus vraiment quel enfant j'ai pu être, je ne sais plus vraiment comment j'ai su traverser la vie sans la perdre. je suis né en 1233, dans la ville que l'on nomme aujourd'hui séoul, mais qui a l'époque n'était que kaesong. l'histoire de ma naissance n'a rien de fascinant, malgré les idées qu'on peut se faire sur les personnes comme moi ; ma mère était une mundane, mais n'allez pas croire qu'elle n'était personne. je suis né dans les sous-sols du palais royal, rien de moins, et dès ma venue au monde, je n'étais pas un enfant qu'on voulait garder. elle était jeune, belle, la favorite du roi, elle savait lui apporter réconfort dans cette période de guerres et de trahisons, les querelles internes grignotant l'équilibre de la société tandis que les mongoles étaient à nos portes, massacrant villages entiers. l'enfant d'un brigand qui avait osé la prendre de force alors qu'elle était en promenade dans la forêt n'était pas quelque chose qu'elle avait le choix de garder, d'élever, à moins de vouloir en finir directement avec sa carrière. et lorsque ce bébé que j'étais la regarda avec des grands yeux verts à la pupille fendue, ça n'a pas dû arranger son cas. je me demande encore pourquoi elle ne m'a pas simplement jeté au feu ou dans un ravin, peut-être n'avait-elle pas la force de détruire ainsi la chair de sa chair, même en sachant qu'il n'était pas un être banal ? le fait est qu'elle n'était pas résolue à me voir mourir, malgré la peur dans ses yeux à chaque fois qu'elle me regardait.

« dans la pénombre, cache toi de ceux qui pourraient vouloir te tuer,
cache toi de ceux qui pourraient faire même bien pire que ça. »

j'ai été élevé, les premières années de ma vie, caché dans les cuisines du palais. caché, toujours, un linge sur les yeux, alors qu'on m'intimait de me faire passer pour aveugle. peu de gens les avaient vus, et personne ne savait ce que j'étais, pas même moi. je n'avais que quatre ans, je ne comprenais pas pourquoi je devais faire ça, pourquoi je devais me taire, et pourquoi j'avais pris la correction la plus douloureuse de ma vie lorsque j'avais essayé de monter l'escalier menant au hall. je ne savais qu'une chose, quand je voulais voir, je voyais. malgré cette vue entravée de force, j'étais capable de voir au travers de tout, j'avais une perception étonnante lorsque j'étais enfant, je dois dire. c'est ainsi que j'ai pu revoir ma génitrice, mais pas plus de deux ou trois fois, d'assez loin, alors qu'elle me lançait un regard horrifié. je ne pense pas qu'elle m'aimait, je pense simplement que le corps d'un nouveau-né aurait fait jaser, assez pour qu'elle se sente menacée qu'on puisse découvrir son secret. elle avait alors préférée me laisser vivre, survivre, nourri par les restes des cochons, à dormir sur un lit de paille entre les pommes de terre. je connais bien la misère, je connais bien la peur, elles ne me manquent pas, ni l'une, ni l'autre.

« mais de tous ceux qui pourraient vouloir te porter préjudice,
méfie-toi en priorité de ceux qui te nourrissent. »

un jour, alors que j'avais sept ans, j'ai enfin réussi à sortir de mes confins. j'ai pris une bouffée d'air pour la première fois, et j'ai senti la neige sous mes pieds nus, le bruit assourdissant des saltimbanques et des mendiants résonnant dans mes tympans, et j'ai voulu voir avec mes propres yeux, j'ai voulu voir au sens le plus simple, comme un enfant dénué de particularités. j'ai voulu voir sans me concentrer pour percer les barrières de tissu appuyées contre mes yeux. et j'ai vu un monde incroyablement grand, incroyablement sale et bruyant, celui que j'avais vu un instant avant - mais j'ai senti, pour la première fois, la lumière brûler ma vue, le soleil et ses rayons vicieux me forçant à refermer ces yeux que j'ouvrais pour la première fois. je suis parti vers la forêt, m'émerveillant devant les champignons et les écureuils. puis j'ai vu la rivière, j'ai vu l'eau, pas encore gelée en ce mois d'octobre, et comme tout enfant, j'ai été jouer au bord. j'avais froid, ma peau frissonnant, le froid qui régnait au XIIIème siècle dans la vieille corée, je ne souhaite à personne de l'expérimenter. c'est alors que j'ai senti une main attraper mes cheveux, serrer, tirer, et avant que je n'ai le temps de crier, ma gorge fut remplie d'eau, mes yeux brillants plongés dans la nuit alors que ma tête était maintenue dans la rivière. et les rares instants de lutte qui me permettaient d'en sortir les oreilles, je n'entendais que cette voix, glacée, haineuse. « tu n'es qu'un démon, tu ne peux pas vivre ici, tu n'es qu'une bouche infâme de plus à nourrir, tu dois disparaître. » cette voix je la connaissais, c'était celle de la domestique qui me lançait des croutons de pain parfois, qui n'osait pas rester plus de quelques secondes à moins d'un mètre du frêle garçon que j'étais. je la terrifiais, et je le savais. un désir de vivre indescriptible envahit alors mon corps, si puissant qu'il me fit tourner la tête, et la main qui voulait ma mort disparue subitement. quand j'ai réussi à me relever, elle s'était évaporée, comme un songe, comme un cauchemar, la seule trace de sa présence restant ses pas dans la neige, témoin de cette lutte acharnée. je ne sais toujours pas quelle magie m'a sauvé ce jour-là, mais j'ai su qu'au fond de moi, quelque chose voulait que je vive.

« continu ta route, petit être, et au loin, par-delà les montagnes, enfin,
quelqu'un t'aimeras d'un amour plus fort encore que celui d'une mère. »

je n'étais pas bête, même gamin. j'ai fuis. j'ai couru à travers la forêt pendant des jours, peut-être des semaines, grignotant des pommes de pin et des baies gelées. je n'aurais pas survécu plus longtemps si elle ne m'avait pas trouvé, un jour glacé encore, comme il y en avait tant. ma mère, celle qui m'a élevé, était une warlock. avait-elle été envoyée spécifiquement pour me trouver, est-ce que ma magie avait pu déclencher quelque chose ? allait-elle me faire du mal ? toutes ces questions, je me les posais, mon cœur battant à tout rompre. mais elle me prit alors dans ses bras, m'attirant contre elle sous sa cape, une vague de chaleur bien-aimante me parcourant. « c'est terminé, maintenant, je t'ai trouvé. » j'ai su dès cet instant qu'elle était un miracle, pour moi. elle m'a élevé, par la suite, m'emmenant dans des endroits que je ne connaissais même pas, me révélant tout ce que je ne savais pas, tout ce que je pouvais me demander. j'ai grandi, à partir de cet instant, dans une petite maison au creux des montagnes en amont de la ville, nous vivions reculés, là où personne ne pouvait venir nous chasser, et enfin, j'existais aux yeux d'une communauté. j'étais enfin né dans le vrai monde, le mien. elle partagea tout son savoir avec moi, en plus de me nourrir et me donner un toit, de la chaleur, et même de l'amour. nous sommes restés paisibles des années durant, alors qu'elle m'apprenait à cacher mes yeux la première année, et me faisait pratiquer sorts et potions les nombreuses suivantes. « tu es né avec ce don, ne le gâche pas, utilise-le, cultive-le. tu n'es pas n'importe qui, tu seras très puissant, un jour, je peux le sentir au fond de mon cœur. » et je buvais ses paroles. je les buvais, et je l'admirais, je la vénérais. c'était mon mentor, mon guide, ma mère.

« la vie suit son cours telle un ruisseau,
mais chaque chose prend un jour fin, gâchée par les hommes. »

j'ai arrêté de vieillir durant ces années, et j'ai vécu là de nombreuses après encore. elle-même ne vieillissait plus, déjà lorsqu'elle m'avait adopté. elle était une belle femme, peut-être la trentaine ? les rides n'avaient pas eu la chance d'apparaître sur son visage, et elle avait des yeux rieurs, d'un bleu profond, aussi profond que celui de ses cheveux, des petits cornes, discrètes, pointant au sommet de sa tête. aujourd'hui encore, je préfère me souvenir de sa réelle apparence plutôt que du glamour qu'elle utilisait, je préfère me souvenir de la warlock qu'elle était, plutôt que de la mundane qu'elle prétendait être quand elle descendait en ville, risquant sa vie pour manger. ce petit manège trompa les autres pendant bien soixante ans, peut-être un peu plus. mais un jour, elle n'est pas rentrée à l'heure habituelle. j'ai attendu, une heure, deux, un jour, deux. et j'ai rêvé. j'ai vu. elle n'avait rien fait, ils ne savaient même pas. mais ils ont décidés un jour de brûler l'ermite qui vivait dans la montagne, parce que l'inconnu terrorise l'homme de bas niveau, parce que cette femme ne vivait pas comme ils l'auraient voulus. ils n'ont fait que deviner, ils n'ont fait qu'assumer, mais cette fois-ci, ils assumaient juste, sans eux-mêmes en avoir conscience. j'ai vu les flammes embraser son corps dans ma tête, j'ai vu cette fumée noire, épaisse, l'odeur remontant jusqu'à mes narines. et elle n'a pas crié, elle a fermé les yeux, et une larme a dévalée sa joue, son glamour tombant en même temps que sa vie alors qu'elle laissait voir au monde qui elle était, peut-être pour les défier une dernière fois. j'ai pleuré, j'ai crié. j'ai retenu mon souffle, six jours exactement, prostré dans mon lit, les lumières éteintes. j'avais si peur, j'avais si mal. j'étais un adulte maintenant, mais ça ne changeait rien, je me sentais comme un enfant, apeuré. je savais qu'ils allaient finir par réfléchir et remonter le flanc de montagne, cette maison intriguant déjà assez toute la population pour qu'on assassine froidement son occupante. et ses paroles résonnèrent dans ma tête, je ne pouvais pas les laisser m'avoir aussi. alors l'homme que j'étais devenu vint trouver la force de se lever, de bouger, d'emporter tout ce qui pouvait être précieux, fioles et parchemins usés. et je suis parti, je suis parti avec la centaine d'année dont j'approchais, si vieux mais si jeune à la fois, et comme une provocation, le feu embrasa la bâtisse derrière moi. ils n'auraient rien, ils ne sauraient rien. ces années de bonheur n'appartenaient qu'à moi, et moi seul.

« nourri toi du savoir, abreuve toi de connaissance,
vois le monde dans son entièreté, utilise le temps qui t'es accordé pour apprendre. »

j'ai beaucoup voyagé, par la suite. j'ai réalisé que le temps que j'avais à profit devait me servir, parce qu'on m'en avait accordé une immensité, l'immortalité pour peu que personne ne m'assassine dans mon sommeil. j'ai quitté la corée vers le sud, découvrant ainsi la grandeur de la chine. j'ai découvert mes talents pour le commerce à cette époque, me trouvant capable de vendre n'importe quelle babiole à n'importe qui, spécifiquement dans un pays qui avait tant de croyances. j'ai connu de belles choses, j'ai connu de belles femmes également, et quelques hommes ou deux. et après m'être noyé dans le plaisir, ma bourse pleine d'or que j'avais pu dérober honnêtement, je mettais les voiles, jusqu'au prochain bordel, que ce soit dans la ville d'à côté ou à l'autre bout du pays. je me suis arrêté plusieurs années parfois, plongé dans des livres d'histoire, m'abreuvant de cultures que je ne connaissais pas. j'ai appris plusieurs langues pendant ces années d'errance, plus d'une dizaine je dirais. je n'ai jamais eu envie d'aller plus à l'ouest, l'europe semblant une terre sauvage et dangereuse en l'an de grâce 1512, alors que je fêtais mes 279 ans. j'ai parcouru ce gigantesque pays pendant l'ère de la dynastie ming, observant leurs progrès en terme d'art, de porcelaine particulièrement, et le talent qu'ils développaient. puis bien vite, je réalisa que j'avais tout appris sur la chine, j'avais appris leurs langues, j'avais appris leurs coutumes, j'avais appris leur histoire, et lorsque je croisais les courtisanes, je baissais les yeux, toujours, repensant à ma génitrice. elles étaient époustouflantes de beauté, mais je savais ce qui se cachait derrière ce masque blanc et ces lèvres rouges, et j'en plaignais presque ce pauvre roi ; presque, seulement, parce qu'il ne valait sûrement pas mieux qu'elles. l'indochine fut un voyage enrichissant aussi, les chinois y migrant fortement ces années-là, après avoir enfin éradiqué la menace mongole. j'en profitais pour migrer également, me rendant en thailande et en birmanie, visitant temples et palais entre deux affaires. j'ai commencé à être un warlock connu dans l'autre monde à cette période. je commençais, mine de rien, à me faire vieux, et ma magie ne faisait que grandir au fur et à mesure que je l'abreuvais, devenant maître en potions et autres facéties. j'en ai rencontré bien d'autres, des warlocks, mais tous me connaissaient désormais, et tous connaissaient cette femme qui m'avait fait don de ses connaissances. je souriais toujours, énigmatique, quand une créature de la nuit venait à moi, avec des raisons toujours plus diverses que variées. je ne sais pas pourquoi j'ai quitté la péninsule, peut-être en voyant la guerre approcher à nouveau dans ce pays instable et divisé, ou peut-être en ai-je eu assez de vivre au milieu de pêcheurs sans le sou. j'ai tout de suite su où j'allais aller, alors que l'année 1600 approchait. le japon, terre inconnue pour moi, île montagneuse derrière son barrage d'eau salée. l'idée me semblait exotique, et je savais que j'y trouverais de quoi rassasier ma soif de grandeur, en plus des accords qui n'allaient pas tarder à être signés, je devais être aux premières loges, c'était mon devoir, après tout, j'étais important maintenant.

« deviens quelqu'un au sein de cette cité,
deviens celui vers lequel ils se tourneront quand ils chercheront. »

je suis arrivé sur l'archipel en plein avènement de l'ère edo, dans la ville du même nom. j'ai découvert un empire, dicté par des lois aussi compliquées qu'astucieuses. le pays en pleine réorganisation, j'ai observé d'un œil amusé le shogunat de loin, tentant de rétablir l'ordre. jusqu'à ce qu'un officiel vienne directement à moi - qui l'eut cru ! - chercher dans la magie que je pouvais offrir un moyen de rétablir l'ordre et la paix. oh, j'en ai fais des potions capables de délier les langues et de convaincre les autres, réalisant bien vite que plus d'un homme important était affilié de prêt ou de loin avec le royaume de la nuit, certains shadowhunters se dissimulant même parmi eux. mais ça ne m'intéressait pas tant, je préférais trouver un nid douillet au moins aussi impressionant que mon âge, commençant directement à faire jouer de mon influence. j'en ai organisé, des soirées. aucune n'était ratée, je peux vous le dire. j'en ai eu du plaisir, j'en ai donné, femmes, hommes, warlocks, vampires .. j'ai essayé beaucoup de choses, et mêmes quelques fées. je suis vite devenu quelqu'un, dans les bas-fonds du japon de l'époque, se cherchant une identité, alors que les mundanes n'étaient préoccupés que par des questions d'argent et de pouvoir, moi, je me noyais dans l'argent dont j'avais pu manquer, je me noyais dans les plaisirs charnels et le luxe. je suis devenu le high warlock d'edo ainsi, parce que j'étais âgé, parce que j'étais puissant, parce que je ne refusais jamais les bonnes affaires, et parce que toute la crème s'invitait chez moi pour oublier leur misérable vie. j'ai apprécié cette période de ma vie, si j'en oublie l'instant où mon démoniaque père s'est présenté à moi après avoir eu vent de mes prouesses. je n'aime pas les démons, mais je ne peux pas nier une certaine ressemblance, après tout, mon géniteur est le démon de la gourmandise.

« l'amour ne te rendra que faible s'il n'est pas pur,
ne te détourne pas de ton chemin pour lui,
ne sacrifie pas tes talents pour des mortels. »

toutes ces années donnent lieu à un ennui incroyable, au bout d'un certain temps. quand on traverse les âges, on voit les shadowhunters naître et mourir alors qu'ils accomplissent leur devoir, on voit les loups-garous se transformer les uns après les autres, former des clans, vivre, se quereller. on voit les vampires, tout aussi ennuyés, chercher plaisirs et expériences pour combler leurs vies. et puis il y a les mundanes, ces fragiles petites choses. j'ai cherché du plaisir, même auprès d'eux, mais je n'ai jamais pensé trouver plus d'un instant d'extase. et pourtant - je crois que j'ai aimé, une fois ou deux. je crois que j'ai voulu les protéger, mais il n'y avait pas d'issus. les humains ne vivent pas bien longtemps, ils sont naïfs et dépourvus de sagesse, qu'ils ne gagnent que peu de temps avant de s'en aller. la première, je m'en souviens, c'était une jeune fille à la peau pâle et aux cheveux noirs de jais, des orbes plus profonds encore. elle n'avait rien de si incroyable, pour une japonaise, je crois. mais elle avait un sourire pur et un regard espiègle, et quand elle me regardait, ses yeux pétillaient d'un éclat que je ne connaissais pas, ses joues empourprées. je la croisais tous les jours, elle vivait là, en face de l'endroit où moi je m'étais installé, l'appartement et ses innombrables chambres étant devenu une vraie boite de nuit au fil du temps, même si rien ne le laissait vraiment paraître de l'extérieur. je lui ai parlé quelques fois, mais je n'ai jamais osé la confronter avec mes sentiments, et elle n'en a rien fait non plus. au fil du temps, son regard a changé, je l'ai vue se marier, avoir des enfants. je l'ai vue vieillir, alors que je ne changeais pas. les mundanes ne remarquent habituellement pas ça, mais elle, elle me regardait encore par instant, et elle souriait. je ne sais pas si elle a un jour su, mais elle s'en est allée paisiblement, comme tous les mundanes, un jour. je n'ai pas pleuré cette perte-là, parce que ça n'était rien qu'un amour d'enfant, platonique, inavoué. ce n'était rien du tout, j'ai choisi de ne pas sacrifier sa vie de mundane, j'ai choisi de la laisser être une femme comme les autres, avoir des enfants, vivre. je n'ai pas oublié cette fille, et j'en ai vu d'autres, certaines discrètes, certaines débordantes d'amour pour moi, pleurant à chaudes larmes quand elles réalisaient que je ne pourrais jamais être ce mari qu'elles attendaient. il y a eu des hommes, aussi, des jeunes hommes, beaux et moins beaux, cherchant plus luxure que caresses naïves, même s'ils appréciaient les deux. j'aurais pu tomber amoureux des dizaines de fois, si j'avais bien voulu tomber. mais je ne l'ai pas fais, c'est trop dur, trop douloureux de voir les mortels mourir, et j'ai toujours eu cette fâcheuse tendance à aller vers ceux qui ne me conviennent pas. j'ai tiré un trait là-dessus après ce sacrifice que j'ai fais, et j'ai juré, je me suis juré de ne jamais le refaire.

« continu ton chemin, même après les pertes et les gains,
continu d'avancer, et vise toujours plus haut. »

j'ai vécu la guerre, au japon. j'ai vu les bombardements avant qu'ils n'arrivent, j'ai vu tout avant ces pauvres mundanes. mais je n'ai rien fais. je n'ai rien dis. la vie doit suivre son cours, et le futur ne peut être altéré. j'ai appris ces choses quand j'étais jeune encore, et je m'y suis tenu. je m'y tiens toujours, la seule chose que je peux changer, c'est mon propre avenir. c'est pour ça que je suis à ulsan, maintenant. j'ai quitté tokyo, cette edo que j'avais connue il y a quatre siècles a bien changée, pas pour me déplaire très honnêtement. la ville est maintenant un nid à touriste, pleine de néons et de musique, mais j'ai dû me résoudre à partir. ulsan, c'est là que de grandes choses doivent se passer, dans cette petite bourgade perdue et ne payant pas de mine, aussi surprenant que ça puisse être. et cette place à prendre, celle de high warlock, celle que je convoite, parce que je suis maintenant un de ces warlocks âgés, la magie n'ayant plus aucun secret pour moi. et si je grimpe les échelons ici encore, si je reprend la place que j'ai eu à tokyo, plus rien ne m'arrêtera, au fond. je veux juste que la ville soit entre de bonnes mains, et je sais que les miennes, bien que salies par des années de débauche et de mauvais choix, seront tout à fait aptes à faire le boulot. j'ai toujours été un perfectionniste, j'ai toujours été un ambitieux. j'ai toujours voulu monter au plus haut dans la hiérarchie, parce qu'après tout ce temps, après toutes ces vies, après tout ce que j'ai vu, je le mérite bien. je suis moon noam, ce nom est celui de ma mère que j'ai tant chérie, la lune me donnant ses pouvoirs tant que je le porte, quant à mon prénom, même si j'en change tous les cents ans, je ne les oublie jamais, et je n'oublie surtout pas le plaisir de porter celui-ci. je suis moon noam, et je compte mettre l'éternité que j'ai devant moi à profit.
FEEDBACK .. on vient vraiment de me traiter de licorne dans ma propre présentation ? pff.
HRPeh ben, vous pouvez m'appeller - juste noam, en fait. c'est bien, c'est clair, y a pas de confusion. j'ai 23 ans, je me fais bien vieille maintenant, hélas. sinon, je serais là aussi souvent que je le peu, je tenterais de passer tous les jours même si mes réponses rp seront, elles, peut-être un peu plus lentes. en temps normal, j'essaye quand même de répondre rapidement à mes sujets, et je fais en général dans le moyen niveau longueur {400-700 mots}, voilà voilà !  kao9
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Hwan Nolan
gloomy admin.
06.09.16 3:21
JUSTE PREM WAIT.

maintenant que j'ai la première place...
bienvenue, et please do make me moan.
ouais bon peut-être pas sur ce compte, ça le fait pas, mais quand même.
qui sait
:feels: :feels: :feels:

là tu m'as tellement fait attendre avant de poster cette fiche TU VAS LA TERMINER MAINTENANT deshi ;)
sinon j'te punis.
c'est tout ce que j'ai à dire.
tu mérites que ça.

bg

non j'blague JE T'AIME NE ME REJETTE PAS.
omg


keep it locked down

LIGHT THAT SMOKE, GET ONE FOR GIVING UP ON ME &ONE JUST CAUSE THEY'LL KILL YOU SOONER THAN EXPECTED. I HOPE YOU CHOKE ON THOSE WORDS, THAT KISS, THAT BOTTLE - LET'S PLAY THIS GAME CALLED WHEN U CATCH FIRE, I WOULDN'T PISS TO PUT YOU OUT •• ALASKA  
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Tsia Qiu
awkward admin.
06.09.16 4:48
j'aurais dit "make me moan too" mais je sens que Déshi est déjà le petit favori, alors je vais juste laisser passer, cette fois.

bienvenue,Jaipa, dépêche toi de faire ta fiche, flanc mou.

:nicki:
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Moon Noam
Children of Lilith.
06.09.16 15:14
je ferais moan tout ceux qui le désirent, voyons heaaart

merci pour tout cet amour, ça fait plaisir (bon, d'accord, y en a que deux, mais pas n'importe qui, voilà), et tu sais pas nolan, peut-être que je vais réussir à traîner tous tes toi dans mon lit, teehee.

M'APPELLE PAS JAIPA ggsgsgsgd deshi ;) j'ai un vrai nom, maintenant !

et j'ai aussi, et surtout, déjà, oui, déjà terminé ma fiche, sales mauvaises langues. je souhaite bien du courage à celui qui va lire mon histoire, d'ailleurs, je sais, c'est long. en espérant que j'ai pas pris trop de libertés stylistiques.

wala, jevousaimemerci. kao10
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Tsia Qiu
awkward admin.
06.09.16 18:33
j't'emmerde c'était vraiment long mais au moins c'était une bonne lecture.







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